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Infiltration graisseuse

Elle se caractérise par le dépôt, dans les tissus et surtout dans les cellules, de graisse provenant des vaisseaux sanguins, soit que celleci soit a; portée in trop grande quantité aux tissus (alimentation riche en graisse , soit qu'elle ne puisse pas être suffisamment élaborée par ces derniers, par exemple, dans la vieillesse et dans l'inaction ides muscles».

La graisse qui infiltre les tissus se présente ordinairement sous

forme de gouttes, parfois très-grosses, qui se fusionnent facilement. Dans les degrés légers d'infiltration graisseuse, les cellules conservent leurs propriétés vitales et fonctionnelles normales. Dans les degrés élevés, la cellule ne renferme que de la graisse sous forme d'une grosse goutte unique avec le noyau refoulé contre la membrane : ses propriétés fonctionnelles sont naturellement éteintes. Les corpuscules du tissu cellulaire se transforment ainsi, soit immédiatement, soit après division préalable, en cellules adipeuses qui peuvent persister indéfiniment. Les cellules glandulaires, par exemple celles du foie, deviennent, dans les degrés les plus élevés, analogues aux cellules graisseuses ; mais il est probable qu'elles peuvent revenir à leur état normal. Il n'est pas encore démontré qu'elles puissent être définitivement détruites par l'infiltration graisseuse seule. D'après l'observation clinique, dans le foie gras, par exemple, ce ne serait pas le cas ordinaire. On observe, à Y état physiologique, un degré léger d'infiltration graisseuse dans l'épithélium intestinal pendant la digestion, dans les cellules du foie, dans le tissu cellulaire sous-cutané, sous-séreux , sous-synovial, etc. ; dans les cellules cartilagineuses de l'homme, dans les reins de quelques animaux, etc. À Y état pathologique, on trouve l'infiltration graisseuse dans l'épithélium de l'intestin gréle, dans les cellules du foie, dans l'épithélium de la vésicule biliaire, en partie aussi dans les reins, etc., provenant d'une cause inconnue ou d'une accumulation anormale de graisse dans le sang : on la rencontre principalement dans l'alcoolisme, dans la polysarcie, dans la tuberculose pulmonaire chronique, dans les muscles paralysés, etc.

Ce n'est qu'à l'aide du microscope que l'on peut reconnaître les degrés inférieurs de l'infiltration graisseuse. Toutefois il n'est pas possible de déterminer si celle-ci est déjà alors de nature pathologique. Dans les degrés plus élevés, les tissus ou les organes atteints sont colorés en jaune clair, plus ou moins tuméfiés, exsangues et ramollis, ainsi le foie gras, les reins gras, etc. Dans l'infiltration partielle, il se produit des dessins divers dans l'organe, surtout quand les parties qui entourent l'infiltration sont anémiées ou hyperémiées.

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