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VBUC ET WAGNER. — PATH. G* S

402 NOUVEAUX ÉLÉMENTS DE PATHOLOGIE f.ÉNÉKALE.

pemcnt de tissu muqueux en certains points de la tumeur : fibroma myxomatosum, qu'on ne doit pas confondre avec l'œdème; — la transformation lipomateusc, fibr. Upomatodes; rare; — la production de fibres musculaires organiques, autrefois fibroide (ou myome) ; — la dégénérescence sarcomateuse qui, dans ses degrés les moins élevés, se présente souvent sous forme de traînées constituées par des cri- Iules fusi formes serrées les unes contre les autres, et se déclare soit dans la tumeur primitive, soit dans celle qui se reproduit après l'extirpation, f. sarcomatosum; — la dégénérescence caverneuse, qui rend le fibrome analogue à l'utérus gravide, soit dans toute son étendue, soit dans quelques points seulement ; — la combinaison avec des kystes (voy. Kystes), etc.

b. — Tumeur de tissu conjonctif arâolairc.

(Filirotua arcolarc s. laxum ; ZeUgcu'cbsfaseraesclnvulsl (J. Miïllcr); ll'nuUycwebsgc&chwufol (J. Vogcl); eiweisshaltiges Fibroul (Schuh) ; fibro-ccllular lumoîtr (Paget).

Cette tumeur se compose de faisceaux de tissu conjonctif vasculaire, fibrillaire ou homogène, renfermant un nombre plus ou moins grand de lacunes de forme et de capacité variables, remplies d'un liquide séreux ou muqueux. — Elle passe par gradations au fibrome dense et à l'hypertrophie de tissu conjonctif.

Ces tumeurs offrent un volume très-variable et parfois considérable; la forme en est irrégulièrement arrondie, régulière ou tabulée. Elles sont ordinairement colorées en jaune à leur surface, et leur consistance est molle. Leur section présente une coloration et des divisions lobulées analogues à celles de la surface. Les lobes sont le plus souvent distincts ; en certains endroits cependant ils sont confondus. La surface de section offre parfois l'aspect d'un tissu conjonctif redématié et sécrète une grande quantité de liquide, ce qui produit l'affaissement de la tumeur et lui donne delà ressemblance avec le iibrome plus ou moins dense; dans d'autro cas, elle présente de nombreux espaces cystoïdes.

Le fibrome aréolairese présente sous la forme circonscrite ou diffuse. La première de ces foi nies se rencontre dans la peau et dans le tissu cellulaire sous-cutané, spécialement dans celui du scrotum, de* grandes lèvres et du vagin ; dans le tissu cellulaire i n ter mu seul ai n. dans le périoste, dans la substance osseuse des extrémités, dans l'utérus, le sein, etc. La dernière s'observe le plus souvent dans la peau

de différentes régions, sous forme de verrue molle, de molluscum /ipomatodes, de cutis pendula, de fibroma molluscum et de léontiasis ; on la rencontre en outre sous forme d'éléphantiasis du scrotum, du prépuce, des grandes lèvres, du clitoris, des extrémités, du nez et des oreilles ; on l'observe enfin dans le tissu conjonctif sous-muqueux de la gorge, du nez, du larynx, de l'utérus, etc., constituant alors des polypes.

On trouve souvent différentes métamorphoses (graisseuse, calcaire, pigmentaire) dans ces tumeurs ; on y rencontre aussi des abcès plus ou moins développés ou bien une petite quantité de tissu graisseux, osseux, cartilagineux, sarcomateux, etc. ; ce qui donne parfois une extrême variété de nuances à la coupe. Si ces derniers tissus se trouvent en quantité notable, on a affaire alors à des lipomes, des enchondromes, des sarcomes, etc.

c. — Tumeur muqueuse ou de liè$u muqueux, Myxome. (Tumor mucosus. Collonema. Strcome colloïde.)

J. Mttller, Ârch. f. Anat. Phy$., u. s. w., 1836, CCXIX. — Virchow's Arck., 1857,

XI, p. 286. — Die Geschwùlsie, I, p. 396.

Le myxome pur se compose d'une petite quantité de tissu conjonctif peu vasculaire, lequel manque même parfois complètement, et de tissu muqueux, c'est-à-dire d'une substance fondamentale muqueuse renfermant des cellules étoilées ou fusiformes s'anastomosant entre elles, ou bien, dans les tumeurs jeunes, des cellules petites, rondes et semblables aux globules du mucus.

Le myxome constitue des masses molles, souvent fluctuantes, translucides et ordinairement peu vasculaires, qui présentent à la coupe des cloisons plus ou moins nombreuses de tissu conjonctif, et possè^

dent une consistance molle ou gélatineuse ; elles donnent à la près* sion une substance incolore ou légèrement colorée en rouge, visqueuse et filante. Suivant la quantité de cellules qu'il renferme» lé tissu est translucide et clair (myxome hyalin ou gélatineux), ou bien trouble, blanchâtre et même d'apparence médullaire (myxome mé* dullaire).

Les formes mixtes sont plus communes que le myxome pur : tels sont le myxome fibreux, qui renferme une grande quantité de tissu conjonctif ou de tissu élastique ; — le myxome lipomatolde, qui offre une teinte jaune plus ou moins uniforme, à cause des cellules

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graisseuses qu'il contient; — le myxome cartilagineux, qui renferme des cellules cartilagineuses, — et le myxome téleangiectasique, qui o-t traversé par de nombreux vaisseaux.

Le inyxome constitue plus souvent une hyperplasie qu'une hétéroplasie ; ainsi le mvxome du placenta (môle acineuse ou ve'siculcuse) e>\. une hyperplasie. du tissu imiqueiix des villosités du chorion, s'étendant ordinairement à toutes les membranes de l'œuf. Le mvxome hétéroplastique se rencontre le plus souvent dans la névroglie, dans le tissu conjonctif sous-cutané et intcrmusculairc, dans les fascias, notamment ceux de la cuisse, du dos, de la main, des joues, de l'angle de la mâchoire et des lèvres de la vulve ; dans les os et surtout clans la moelle osseuse, particulièrement dans la mâchoire et les os creux: dans l'intérieur et dans le voisinage des glandes (glandes salivai re^ lestieules, mamelles); dans le cerveau et ses enveloppes, dans le> nerfs périphériques, etc. Il est rare dans les muqueuses (vessie).

Le mvxome se rencontre ordinairement sous forme de tumeur ; il est rarement diffus (certaines hypertrophies de la mamelle). La tumeur est habituellement ronde et régulière, rarement lobée ; son volume e<t le plus souvent peu considérable. Souvent elle est unique ; ce n'est que dans les nerfs qu'elle est parfois multiple. Le myxome se reproduit rarement après l'extirpation, et ne donne p.»* souvent lieu à des métastases.

Billroth a itlwcrvc une néoplaMe diffuse de lis>u muquoux, intéressant la phiN i: ran do partie de la >ul»>tance grise du cervelet [Arch. (1er Hvilh.% III, p. -47.) Tr.u> 1rs petits \ai>stuu\ et le> capillaire-' étaient cnlouré> d'une ad\entiee épaisse, formée de ti»u mu<|iieu\.

Y<»\. les néoplasmes euinl'inés pour ce qui concerne les autres modes de production de tissu muquctix.

/). — Tumeurs Vdsculairrs ou umjitnuçs.

Comparez le< ouvrages de cliirur-i»* , etc.. de J. Bell. Schuh, Cruveilhior. J\okitan>k\, etc.. ainsi que Yirehow, Gcschw., 111, 1 II., p. 50K.

Les tumeurs vaseulaires renferment, outre le tissu conjonctif et d'autres tissus ordinairement en voie d'atrophie provenant de leur lieu d'origine, des vaisseaux de nouvelle formation ainsi que des vaisseaux primitifs dilaté> et le plus souvent épai>sis dans leurs parois.

La plupart de ces tumeurs, de même que leurs types physiologiques, possèdent la propriété éieetile, e'e^t-à-dire que, sous I inlluence de certaines causes, souvent inconnues, par la chaleur ou le

toucher, sous l'influence , d'émotions, etc., elles deviennent plus grosses et plus dures, prennent une teinte plus foncée et acquièrent une température plus élevée ; souvent aussi elles offrent des puisa* tions, et parfois causent des douleurs. — L'angiome est souvent unique, plus rarement multiple et exceptionnellement en nombre considérable. Il se développe avec plus ou moins de rapidité jusqu'à la mort ou la guérison artificielle ; parfois il finit par ne plus s'accroître ; dans d'autres cas, enfin, il subit un mouvement régressif spontané, sans processus appréciable ou bien par thrombose, par inflammation et ulcération. Non-seulement il déplace les tissus normaux, mais il produit encore des érosions et des ulcérations à la peau et sur les muqueuses, ce qui peut donner naissance, de même que le traumatisme, à des hémorrhagies dangereuses qui reviennent parfois périodiquement. Il ne se reproduit que très-rarement après l'extirpation.

La mode de développement des tumeurs vasculaires n'est pas encore bien connu. Il est probable qu'il se produit d'abord, d'après l'un des modes décrits plus haut (p. 587), des vaisseaux ordinaires étroits qui se dilatent plus tard. Leur accroissement se fait sans doute par du tissu de granulation. La capsule de l'angiome est une production secondaire.

Les causes de l'angiome sont inconnues. Dans certains cas, soir développement a été précédé d'un rêve.

Les tumeurs vasculaires se présentent sous trois formes différentes: a. Tumeur vasculaire capillaire ou téléangiectasie proprement dite (tumeur érectilc, naevus vasculaire). Elle se rencontre presque toujours à l'état congénial, ou bien se développe dans les premiers jours ou les premières semaines de la vie, rarement plus tard ; mais ce n'est qu'après la naissance qu'elle augmente rapidement de volume. On la trouve surtout à la peau et principalement à la tète, au cou et aux extrémités, et elle siège soit dans la couche papillaire (tache de feu;, soit dans le derme et le tissu adipeux; elle est relativement rare dans les muqueuses (elle se trouve surtout aux lèvres) ; et plus rare encore dans les muscles, les os où elle siège surtout dans la substance spongieuse, dans la langue, les plexus choroïdiens et le cerveau.

La tumeur vasculaire capillaire constitue une masse molle, du volume d'un grain de millet, d'un thaler ou d'une paume de main, intéressant même parfois une grande partie de la face ou d'une extrémité ; cette production est circonscrite ou diffuse ; le plus souvent aplatie, rarement en forme de tumeur; elle est régulière ou lobulée (surtout dans le tissu adipeux) , ordinairement rouge bleuâtre, rarement rouge clair (tache de feu) ou rouge sombre ; à la coupe, elle

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paraît uniformément ronge ou bien elle est parsemée de quelque* points plus denses et pales, et elle s'affaisse rapidement.

Au microscope, on trouve comme élément principal, des capillaire plus ou moins tortueux et même contournés en spirale, dont la déposition est des plus variables ; ces vaisseaux offrent des dilatation* régulières, variqueuses ou anévrysmatiques; leurs parois sont normales ou excessivement épaissies, offrant des transitions diverses à la structure des artères ou des veines ; ils sont souvent fortement rétractés, même tout à fait vides et parlant difficiles à reconnaître ; ordinairement, ils renferment du sang normal, rarement des détritus graisseux. On trouve en outre de petites artères et de petites veine> dont la paroi est également épaissie dans beaucoup de cas ; ensuite du tissu conjonct if ondulé ou strié, accompagné de quelques noyaux en quantité plus ou moins grande et plus ou moins uniformément distribués. A la peau, on y rencontre souvent aussi du tissu adipeux (téléangiectasie Upomaioiile), des glandes sudorifères et sébacées, des cheveux munis de leur follicule et accompagnés parfois de libres musculaires hypertrophiées. Les vaisseaux sont en partie d'anciens vaisseaux fortement et plus ou moins régulièrement dilatés ; dans certains cas, ce sont surtout des veines (varice capillaire, téléangiectasie veineuse, angiome variqueux) ; toutefois ils sont pour la plupart de nouvelle formation.

La tumeur vnsculaire pelotonnée, tumor glomentlosus (Billroth), n'est probaMemcnl qu'un cancer villeux très-vasculaire.

b. Tumeur caverneuse ou veineuse, angiome caverneux. Elle est rarement congénitale ; elle s'observe à l'état acquis chez des individus d'âges divers, et dérive probablement dans beaucoup de cas de la téléangiectasie. Elle se rencontre très-souvent dans le foie, surtout dans ses parties périphériques ; elle est plus rare dans la peau où on l'observe surtout à la tète (région de l'oreille, des lèvres, des yeux, spécialement au niveau des fentes létales : angiome fissurai) ; il n'est pas rare de la trouver en même temps dans la muqueuse contiguë ; on la rencontre aussi dans le tissu cellulaire sous-cutané, spécialement aux joues et aux orbites, aux extrémités : elle est très-rare dans les muscles (y compris la langue), et s'étend alors aux tissus environnants; dans les os, la rate, les reins, les méninges, le cerveau, etc.

La tumeur caverneuse est ordinairement arrondie, sphérique; le volume en est variable et, dans le foie, il atteint le plus souvent celui d'un haricot ou dune noisette. Tantôt elle est enkystée, tantôt diffuse

{ang. caverneux circonscrit ou enkysté et diffus) ; la première est ordinairement plus petite et arrondie ; la seconde peut devenir beaucoup plus volumineuse et est plutôt aplatie qu'en forme de tumeur. L'angiome offre la plus grande analogie avec le tissu caverneux du pénis et du clitoris, avec le tissu érectile de la muqueuse des cornets du nez, avec le stroma du hile de l'ovaire, et en partie avec le tissu du placenta. Après la section, le sang s'en écoule en grande partie ; la tumeur devient plus petite et constitue une masse aréolaire gris rouge ou rouge, renfermant parfois des caillots fibrineux plus ou moins anciens et des calculs veineux.

Au microscope, on y trouve un réseau plus ou moins riche et plus ou moins serré de tissu conjonctif dense ou ondulé et de fibres musculaires organiques ; les lacunes de ce réseau contiennent du sang et communiquent entre elles de façons si diverses, qu'il n'est pas possible de poursuivre aucun vaisseau. Ceux-ci sont munis ou dépourvus d'épithélium. Les autres éléments du tissu mère (cellules hépatiques, etc.) sont en voie d'atrophie ou tout à fait détruits. La disposition des vaisseaux est la même dans les tumeurs caverneuses que dans les types physiologiques : des artères qui sont souvent trèsétroites et difficiles à trouver après l'extirpation, amènent le sang dans les espaces caverneux, d'où il s'écoule à travers de larges veines.

Les tumeurs caverneuses du foie qui ont été observées le plus souvent, ne communiquent pas avec un gros vaisseau unique, mais avec toutes les petites branches de la région dégénérée (branches portes ou hépatiques).

On trouve parfois dans le tissu conjonctif sous-cutané, des productions analogues aux tumeurs caverneuses du foie, mais qui sont nettement circonscrites, et communiquent à un seul endroit avec une grosse veine (Cruveilhier, /. c. Esmarch, in \ irch. Arch.t VI, p. 54).

L angiome veineux passe insensiblement à la téléangiectasie veineuse et se rencontre surtout dans le plexus hémorrhoïdal, sous forme de tumeurs hémorrhoïdaires externes, internes ou moyennes, sous-cutanées ou sous-muqueuses, ou bien moitié sous-cutanées et moitié sous-muqueuses ; il est plus rare en d'autres régions (vessie, etc.).

c. Tumeur vasculaire artérielle. Elle se rencontre sous les formes suivantes :

Anévrysme anastomotique, tumor vasculosus arterialis ; consistant dans la dilatation, l'élongation et probablement la'néoplasie des petites artères d'une région déterminée, principalement des ramifications des artères temporales et occipitales.

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Anévrysme cirsoide ou variqueux ; varice artérielle; constitué par la dilatation et l'élongalion des troncs artériels et de leurs branches: il s'observe dans les mêmes régions. Dans les deux cas on observe différents degrés de transition à la téléangiectasie.

d. Angiome lymphatique (lymphangiome). Dilatation des vaisseaux lymphatiques le plus souvent analogue à l'anévi-ysme cirsoïde ; jusqu'à présent on l'a rencontré surtout comme complication de lVIéphantiasis, de la macroglossie, etc.; toutefois il s'observe plus souvent dans les inflammations chroniques (de la peau, des séreuses).

J'ai trouvé plusieurs fois une dilatation en certains points colossale des lymphatiques, accompagnée d'agrandissement de leurs cellules épithéliales, dans les a* d'exsudats librineux de longue durée de la plèvre costale cl intercostale (via. Inflammation),

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