II. NEOPLASIE DE MEMBRANES CEIXULMKES ÉPITHÉLIOlDES
llis, die Hante v. Ilïmlen des menschl. Korpers, 1805. — r.indfleisch, in Virdi.
,1rr/*., 1SGk2, XXIII, p. .V25. — Lehrb., p. 20 1.
On donne le nom de membranes cellulaires épithélioides à des expansions sacciformes ou canaliformes de tissu eonjonctif, dont la surface interne est revêtue d'une simple couche de cellules épithéliales aplaties, arrondies ou autrement figurées. Ce -pseudo épithélium ou endothélium ne dérive ni du feuillet interne, ni du feuillet externe du blastoderme comme Tépithélium vrai, mais du feuillet moyen comme tous les éléments conjonctifs et vasculaires. — C'est à ce groupe qu'appartiennent les bourses séreuses, les capsules articulaires, les bourses muqueuses, l'espace sous-arachnoïdien, etc. ; de même que la membrane interne avec l'épithélium du cœur et des vaisseaux, les parois des capillaires sanguins et lymphatiques, etc.
La néoplasie de ces membranes se présente sous forme de régénération, d'hypertrophie et de tumeur.
A. La régénération se produit très-souvent d'une manière partielle pour la plupart de ces membranes, soit à la suite de traumatisme, soit après des inflammations, etc. Nous n'en connaissons pas les phénomènes histologiques.
/}. l'hypertrophie des membranes séreuses et synoviales s'observe, soit isolément, soit simultanément avec l'inflammation (sous l'exsudat librineux). Elle se présente sous forme de troubles, de taches
laiteuses ou tendineuses, et elle est habituellement peu vasculaire. Parfois elle prend la forme de filaments, de trabécules, de membranes, etc. , qui sont constitués par la même substance que les séreuses et qui, en outre, renferment presque toujours de nombreux vaisseaux sanguins, et même des lymphathiques et des nerfs ; ces hypertrophies siègent sur l'un des feuillets de la séreuse, ou sur les deux à la fois, et en produisent l'adhérence: pseudo-membranes, adhérences, synéchies. Les adhérences des sacs séreux diminuent la mobilité des organes correspondants et par conséquent la fonction; dans les articulations elles produisent l'ankylose.
Le développement hyperplastique de tissu conjonctif, dans les épanchemcnts séreux persi>tants, commence ordinairement sous forme de taches laiteuses. Cet aspect dépend en partie d'un léger épaississement de la membrane séreuse, et en partie surtout d'une modification qualitative de ses fibres. Celles-ci sont plus roi des, moins susceptibles de se gonfler, moin» sensibles à Faction des réactifs chimiques et beaucoup plus réfringentes {sclérose de Virchow). Celte dernière propriété produit la coloration laiteuse (Rindfleisch, Lehrb., p. 218.)
L'hypertrophie de l'endocarde, y compris celle des valvules, l'hypertrophie de la tunique interne des artères et parfois de celle des veines offrent ordinairement l'apparence de dépôts analogues aux taches tendineuses, plus rarement et seulement dans les deux premiers endroits, celle d'excroissances papi Ha ires. La première forme constitue l'altération la plus essentielle ou du moins l'altération primitive des dépôts artériels ; combinée à la métamorphose graisseuse, calcaire, etc., elle produit le processus athéromateux.
H est un certain nombre d'altérations valvulaires du cœur qui se développent en l'absence de tout phénomène inflammatoire; peut-être dépendent-elles d'une hypertrophie du tissu conjonctif des valvules avec rétraction cicatricielle consécutive.
Les phénomènes histologiques de ces hypertrophies sont essentiellement les mêmes que ceux de la formation hypertrophique du tissu conjonctif ordinaire ; toutefois ils ne sont pas encore bien connus.
Yoy. Buhl, Ber. d. Bayer. Acad., 1863, II, p. 59. — Rindfleisch, /. c. — Langhaus, in Virch. Arch., XXXVI, p. 187.
Certaines hypertrophies de membranes cellulaires vasculaires se présentent sous forme de végétations dendritiques, c'est-à-dire de productions ordinairement peu vasculaires et peu volumineuses, dures, filiformes ou villiformes. Telles sont les prétendues glandes de Pacchioni ; on en rencontre aussi dans les membranes séreuses, spécia-
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lement sur la plèvre pulmonaire, dans les articulations, sur les valvules semi-lunaires de l'aorte et de l'artère pulmonaire et à la surface externe des petits vaisseaux sanguins.
La plupart des corps libres des articulations cl de la tunique vaginale se trouvent d'abord en liaison organique avec la séreuse, et s'en détachent ensuite.
C. Certaines bourses muqueuses anormales des apophyses épineuses, des moignons d'amputation, des pieds-bots, des anciennes luxations, etc., peuvent être considérées comme des productions nénplasti(|iies en forme de tumeur de membranes cellulaires épithéliales (abstraction faite de celles du système vasculaire).