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APPAREILS EN GÉLATINE, PARAFFINE. ETC

Lorsque, en guise de liteaux, on emploie des lames de zinc épaisses, on les coude de telle sorte qu’elles décrivent un arc assez développé pour rendre l’articulation facilement accessible aux pansements, et on saisit leurs extrémités dans les pièces plâtrées, bandes ou autres, qui constituent l’appareil.

On a aussi indiqué un autre mode de préparation qui donnerait une immobilisation plus sûre et plus rapide : le membre est d’abord entouré en entier d’un appareil complet sur lequel on adapte les liteaux, puis la partie du bandage correspondant à l’étendue delà région qui doit rester à découvert est enlevée. Cette manipulation assez longue doit être fort pénible pour le blessé.

Lucas-Championnière a préconisé un appareil brisé du même genre pour la résection du genou. La partie formant pont est métallique.

§ IV. — Quatrième variété :

Substances et mélanges solidifiables divers

Gomme et craie. Paraffiue, etc.

Pour ne pas multiplier outre mesure les .divisions des appareils solidifiables, nous réunissons dans ce paragraphe les modes d’emploi de substances dont quelquesunes, après avoir joui d’une faveur momentanée, sont actuellement peu utilisées, quoique susceptibles de rendre des services le cas échéant.

Gomme et craie, — Ce mélange est un des plus anciens et est employé en Amérique et en Angleterre par un certain nombre de chirurgiens. On s’en sert pour fabriquer des appareils dans le genre des capsules de Port, ou appareils bavarois (voy. p. 377) ; Bryant le préfère au plâtre et conseille d’opérer de la manière suivante pour appliquer ce bandage sur la jambe (fig. 260). Le matériel nécessaire est une pièce de flanelle rétrécie, un mucilage de gomme acacia qu’on mélange avec de la craie pulvérisée, de manière â obtenir une bouillie de la consistance du miel, un cerceau résistant, une forte

aiguille et du fil. On coupe dans la flanelle deux pièces égales en dimensions, suffisamment longues pour s’étendre de la pointe de la rotule à trois pouces audessous du talon, et assez larges pour déborder d’environ six pouces la circonférence du membre. Une des pièces est alors appliquée sur la jambe; ses bords en sont ramenés en avant, dressés et serrés étroitement l’un contre l’autre et cousus tout contre le membre, qui sera ainsi enveloppé dans un étroit fourreau; la couture s’étend de la pointe de la rotule au cou-de-pied. Le pied est ensuite bien placé à angle droit, et on coud, des

Fig. 260. — Appareil à la gomme et à la craie, de Bryanl. !

orteils au talon, en les ajustant directement contre la plante, les bords inférieurs de la pièce. Ceci fait, on achève de coudre la flanelle le long de la face dorsale du pied qui est ainsi solidement maintenu. 2

Sur la partie excédente des bords antérieurs de la [! flanelle, au-dessus de la couture, on fixe un ou plusieurs < rubans de fil au moyen desquels le membre est sus- ■ pendu au cerceau, ce qui tend la flanelle, l’adapte exactement à la forme du mollet et facilite les opérations ij ultérieures. Prenant alors la bouillie de craie, on la répand sur la flanelle en frottant avec la paume de la |i main, de manière à la faire pénétrer dans tous les interstices. L’autre pièce de flanelle est ensuite appli- quée de la même manière que la précédente, fixée en avant du membre et sous la plante du pied par une série de points de couture, et suspendue également au cerceau. L’appareil est sec en vingt-quatre heures, et on

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