EXTENSION CONTINUE
pas des plis qui détermineraient sûrement des pressions locales rapidement insupportables; du reste, chez les gens à peau fine et délicate, on se servira toujours de la bande de toile qui ne produit ni irritations cutanées, ni érythèmes, etc. L.-A. Sayre supprime la partie des bandes formant anse; les bandes latérales s’arrêtent au-
Fig-. 261. — Extension continue par les poids et l’anse de diachylon (E. Boeckel).
dessus des malléoles et on coud à leurs extrémités une sangle en tissu très résistant qui constitue alors une anse plus solide que le diachylon.
Ceci fait, afin d’empêcher les parties latérales A (fig. 261) de l’anse de comprimer le membre sous l’effet de la traction, on introduit entre elles une petite planchette B, plus longue que le diamètre transversal de l’extrémité du membre, et dont les bords latéraux sur lesquels s’applique le diachylon sont échancrés de manière à empêcher celui-ci de glisser; l’anse est collée sur la face inférieure. Cette planchette est percée d’un trou central
PETITE chirurgie, 6® édit.
APPAREILS A FRACTURES
à travers lequel on introduit, en traversant aussi la bande de diachylon, une cordelette qu’on retient par un nœud assuré, sur la face supérieure, par un clou ou un bâtonnet transversal. La cordelette va se réfléchir sur une poulie placée au pied du lit (fig. 261 et 262) ou encore sur le dossier d’une chaise, et on suspend à son extrémité libre soit des poids, soit un sac contenant des cailloux ou tout autre objet pesant (fig. 261). On ne doit pas suspendre le poids immédiatement, mais seulement quelques heures
Fig. 262. — Poulie mobile d’Hcmiequin.
après l’application du bandage, pour laisser au diachylon le temps d’adhérer solidement aux téguments ; de même, on commence par des poids faibles qu’on augmente progressivement. Gomme l’a fait remarquer E. Bœckel, en raison de ce mode de traction, le malade a beau se remonter dans son lit, le poids le suit et tire d’une façon véritablement continue.
Au lieu de la ficelle et des poids, un certain nombre de chirurgiens préfèrent employer les tractions élastiques faites au moyen d’un ou de plusieurs tubes en caoutchouc fixés d’un côté à la planchette et à l’anse, et de l’autre au pied du lit ; on les tend plus ou moins suivant la traction qu’on veut obtenir. Le relâchement progressif que ne tardent pas â subir les tubes et aussi la perte d’une partie de leur élasticité rendent l’extension produite moins régulière qu’avec la méthode précédente. On emploie aussi des tracteurs â ressort, en particulier pour pratiquer l’extension continue chez les enfants coxalgiques couchés dans les gouttières de Bonnet, de manière â permettre les promenades en voiture ; le tracteur â ressort de