‹ Nouveaux éléments de petite chirurgieChapitre 15 sur 331 · FILS A LIGATURE ET A SUTURE · texte numérisé non relu

FILS A LIGATURE ET A SUTURE

daiit qu’un aide comprime vigoureusement l’ensemble de la plaie avec des éponges, en appliquant les deux levres Tune contre l’autre, on retire de force la gaze par les ouvertures laissées libres; si ces ouvertures ne se referment pas bien, on les clôt par un ou deux points de suture ; la compression ne doit jamais cesser et est maintenue par un bandage.

Il est évident que le drain constitue un corps étranger susceptible d’entraver la réunion primitive. Aussi, après les opérations dans lesquelles une asepsie absolue a permis d’éviter le contact des antiseptiques chimiques avec les plaies, lorsqu’on peut, par des sutures à étages et par une compression régulière, obtenir un affrontement exact des parties en supprimant toute cavité, tout espace mort, il y a tout avantage à ne pas drainer. Mais après l’emploi des solutions antiseptiques fortes, qui par leur action irritante exagèrent les sécrétions des plaies opératoires, il y a tout avantage à instituer le drainage pendant deux à trois jours.

11 conserve toute sa valeur pour les plaies infectées, pour celles dont l’asepsie reste douteuse, pour les plaies cavitaires, enfin pour les plaies dans lesquelles l’affrontement exact des surfaces sanglantes ne peut être obtenu, et lorsque le chirurgien ne peut surveiller journellement ses malades.

ARTICLE IV

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