FRACTURES DES OS DU PIED
nière à ol)tenir une immobilité plus grande; bn les applique mouillées. Plus tard, quand le gonflement aura disparu, on remplacera cet appareil par une gouttière plâtrée ou un appareil silicaté.
Dans les fractures du calcanéum par arrachement, dans lesquelles le fragment postérieur est attiré en haut
Fiji. 305. — Appareil pour les fracUires du calcanéum.
et en arrière par l’action des muscles postérieurs de la jambe, la contention est assez difficile. On a inventé de nombreux appareils dérivant à peu près tous de la bottine ou guêtre de Ravaton et ayant pour but de mettre le pied en extension sur la jambe, et de fléchir celle-ci sur la cuisse, afin de relâcher les muscles gastrocnémiens. La figure 305 montre un appareil de ce genre, mais on doit être prévenu qu’on ne réussira pas toujours à maintenir la contention, et que la pression, exercée par la bottine est difficile à supporter malgré l’emploi de couches de coton. Bien souvent il suffira de
APPAREILS A FRACTURES
placer sur la partie dorsale du pied eu extension une gouttière en plâtre ou en gutta-percha, matelassée de ouate, allant de la partie moyenne de la jambe à la racine des orteils et maintenue par des bandelettes de diachylon; le blessé restant au lit, le membre sera ensuite tenu dans la flexion et couché sur sa face externe.
Gussenbauer a conseillé la coaptation directe; le malade étant endormi, il abaisse vigoureusement, à l’aide d’un crochet de Langenbeck enfoncé dans l’os, la portion osseuse déplacée en haut; la coaptation est maintenue par une sorte d’épingle triangulaire enfoncée horizontalement dans l’os, puis on applique un pansement antiseptique et une gouttière postérieure.
L’épingle peut être enlevée six semaines après.
I II. — Fractures des os de la jamre 1. — Fractures du péroné
Ces fractures, dont le mécanisme a été l’objet de travaux noinhreux et intéressants, présentent plusieurs variétés au point de vue de leur siège. On les rencontre : 1° au sommet ou à la base de la malléole ; c’est la fracture par adduction, le déplacement est à peu près nul ; 2° à 6 ou 8 centimètres au-dessus du sommet de la malléole, et dans cette variété on observe assez souvent la déformation en coiq) de hache de Uupuytren avec déviation du pied en dehors ; elle se produit par abduction et par divulsion ; 3« au tiers moyen ou au tiers supérieur de l'os ; fracture ])ar diastase de Maisonneuve. Le Fort a décrit une autre variété de fracture qui se produit indifféremment par le mécanisme de l’adduction ou de l’abduction, et qui consiste dans l’arrachement du bord antérieur de la malléole.
Les fractures de la malléole externe coexistent assez souvent avec une fracture de la malléole interne ou un arrachement des ligaments internes, et le pied a alors de la tendance à se déplacer en arrière (Fracture de Dupuytren).
Le massage fait dès le début est excellent dans toutes ces fractures.
Les fractures du corps du péroné sont justiciables des appareils ordinaires des fractures de jambe.
U Fractures de la malléole externe sans dcplacemcut.
11 y a presque toujours un gonflement considérable qu’il faut combattre par des applications résolutives et
FRACTURES DU PÉRONÉ
le massage, en même temps qu’on immobilise le pied, à angle droit, avec une simple bande de toile modérément serrée. Dès que la tuméfaction a disparu, vers le 4® ou 5® jour, on applique soit une gouttière plâtrée, soit un bandage silicaté-ouaté qu’on enlèvera vers le 25® jour.
2» Fractures de la malléole avec reuversemeut du pied eu dehors.
a. Appareil de Dupuytren.
Pièces de l’appareil. — 1° Une attelle solide, large de 7 centimètres et dépassant de 10 à 12 centimètres la longueur de la jambe ; 2“ un coussin de balle d’avoine ayant presque le double de la longueur de la jambe et large de 10 à 12 centimètres ; 3» deux bandes de 4 à 5 centimètres de long et de 5 centimètres do large.
Application (fï^. 306). — Il a pour but de renverser le pied en dedans. Le membre est mis dans la position demi-fléchie pour relâcher les muscles. Le coussin,
to.
Fig. 306. — Appareil de Dupuytren pour les fractures du péroné.
replié sur lui-mème en forme de coin, est appliqué sur la face interne du membre, le sommet du coin arrivant sur le condyle interne du tibia, tandis que la base appuie sur la malléole interne sans la dépasser. L’attelle est placée sur le coussin, et son extrémité inférieure doit dépasser la plante du pied d’environ 10 à 12 centimètres. ^Avec une bande on fixe alors la partie supérieure de
PETITE CHIRCROIE, G* édil. 27
APPAREILS A FRACTURES
Paltelle et du coussin; puis la deuxième bande, qui do/it ramener le pied en dedans, est fixée autour de l’extrémité inférieure de l’attelle et dirigée successivement de celle-ci sur la face dorsale du pied, sur son bord externe, sous la plante, sur l’attelle, de là sur le cou-de-pied, et sous le talon, pour revenir sur l’attelle, et continuer comme ci-dessus en embrassant l’attelle et le pied dans des 8 de chiffre qui ne doivent pas remonter au-dessus de la malléole externe. Le membre est ensuite couché par sa face externe sur un grand coussin de balle d’avoine.
On peut employer des bandes plâtrées ou silicatées pour donner plus de solidité au bandage.
Appréciation. — L’appareil de Dupuytren remédie bien au renversement du pied en dehors, mais il n’a aucune action contre le déplacement du pied en arrière.
b. Appareils plâtrés et inamovibles.
Hergott a recommandé une seule attelle interne plâtrée, qui occupe toute la longueur de la jambe et vient s’enrouler autour du pied, pendant que celui-ci est maintenu dans une forte adduction jusqu’à solidification de l’appareil; on fixe l’extrémité supérieure de l’attelle par une bande.
On peut aussi appliquer soit une gouttière plâtrée ordinaire, soit un bandage silicaté, mais seulement : lorsque toute tendance au déplacement aura disparu , sous faction de l’appareil à attelles et lorsque le gonflement n’existera plus.
Ces appareils sont préférables à celui de Dupuytren. i
30 Fractures avec déplacement du pied en arrière.
11 y a alors simultanément soit arrachement des liga- 1 ments, internes, soit fracture de la malléole interne i (fracture bi-malléolaire ou sus-malléolaire). |
Appareil de Bégin. — On applique l’appareil de Dupuytren et on y ajoute un coussin de balle d’avoine placé à la face poir