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FRACTURES DU TIBIA

têrieure du membre et dont l’extrémité inférieure repliée sur elle-même appuie sur la partie postérieure du talon ; sur ce coussin est placée une attelle longue de 1o à 18 centimètres avec semelle; à la face antérieure de la jambe est disposé un coussin .long de 15 à 20 centimètres, ne dépassant pas l’extrémité inférieure de l’os. Le tout est fixé par des bandes. Cet appareil, sujet à se déplacer, détermine des pressions difficiles à supporter.

2® Appaveils plâtrés. — Une gouttière plâtrée postérieure bien appliquée, maintenue solidement jusqu’à solidification, puis fixée par des bandelettes de diachylon, est l’appareil le plus simple et le meilleur. Si la réduction ne peut être immédiatement complète, Nicaise préfère le Scultet, pendant les premiers jours, avec une pression d’arrière en avant exercée au moyen de petits coussins appropriés, et ne met l’appareil plâtré que lorsque la réduction est obtenue.

Mally et Richon ont conseillé l’appareil suivant. On applique une gouttière plâtrée taillée de telle façon que postérieure au j niveau de la jambe et du genou, elle s’infléchisse en dehors audessus de l’interligne tibio-tarsien laissant à découvert la mal- 1 léole interne et devienne tout à fait externe au niveau du pied ; dont elle enveloppe et maintient solidement le bord externe : on i la renforce par une courte attelle plàtree placée au coté externe ; de l'articulation tibio-tarsienne. Puis, avant la consolidation de j 1 appareil et dans le but de porter et de maintenir le pied en I adduction forcée, on applique sur la face interne du membre O’appareil de Dupuytren qu’on laisse en place pendant quarantejhuit heures.

I On devra faire exécuter de bonne heure quelques mouvel^nents à l’articulation tibio-arsienne. afin d’éviter des rigidités

I On les divise en fractures de rextrômité supérieure, fractures i|du tiers moyen et fractures de l’extrémité inférieure.

!1» Fractures de rcxtrémitc supérieure du tibia.

Heydenreich conseille de placer le membre dans la demi-flexion sur un double plan incliné. Poulet et Bousiquet, au contraire, en prévision d’une ankylosé possible, ^préfèrent la position rectiligne avec immobilisation de tout le membre inférieur y compris le liassin. Un des

ipersistantes.

APPAREILS A FRACTURES

meilleurs appareils pourobtenir cette immobilisation est la gouttière 'en zinc laminé de Raoult-Deslong champs destinée aux fractures de cuisse.

On peut aussi employer la boîte de Gaillard (de Poitiers).

Pièces de l’appareil. — Cet appareil (fig. 307) comprend ; line planche de sapin, large de 2o centimètres, assez longue pour remonter jusqu’à rischion, et échancrée à ce niveau ; elle est percée de ([uatre séries de trous, deux à droite, deux à

Fig. 307. — Boite de Gaillard, de Poitiers; a, une planchette Ycrticale; b, planchette horizontale.

gauche, disposées obliquement par rapport les unes aux autres ; 2“ deux planchettes latérales, dont l’externe doit aller Jusqu’audessous du grand trochanter, et l’interne jusqu'à la racine de la cuisse; 3“ ([iiatre chevilles en bois, longues de 20 à 25 centimètres et épaisses de 1 centimètre et demi ; 4° trois coussins de balle d’avoine, un pour supporter le membre, les deux autres formant la garniture latérale.

Applicatiou. — Glisser sous le membre la planche inférieure garnie de son coussin ; faire la coaptation, puis disposer les deux coussins latéraux et immédiatement par-dessus les deux planchettes verticales latérales, qu’on maintient avec les chevilles de bois fixées dans les trous de la planche-support inférieure. Au moyen d’une cravate, on embrasse dans un 8 le pied et le cou-de-pied,

Boite de Gaillard [de Poitiers]

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