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SUTURES SÈCHES

sèches, soit par des sutures sanglantes. Les sutures doivent être placées lorsque la plaie est exsangue, et on doit affronter exactement les bords de la solution de continuité.

I. Sutures sèches. — Les matériaux employés pour ces sutures sont les agglutinatifs, diachylon et collodion, des bandelettes de toile ou de tarlatane, les fils élastiques, des agrafes, etc.

Sutures sèches au diachylon (pour les plaies longitudinales des membres). — On taille des bandelettes de diachylon larges de 1 centim. environ et assez longues pour faire une fois et demi le tour du membre ; puis, les lèvres de la plaie étant rapprochées et séchées, on commence l’application des bandelettes par l’angle inférieur de la division de manière que la partie moyenne corresponde à la ligne de réunion, tandis que les chefs sont conduits de chaque côté autour du membre, entre-croisés sur la partie opposée à la plaie et fixés latéralement par une simple pression. Les bandelettes sont successivement placées de la même manière en se recouvrant par leurs bords, c’est-à-dire en s’imbriquant.

Dans le cas de plaie transversale des membres ou du tronc, ce moyen est insuffisant, car les chefs des bandelettes ne peuvent trouver un point d’appui solide, il vaut mieux employer les sutures sèches au collodion, les sutures élastiques ou même les sutures sanglantes.

Pour les plaies de la face, du cou, il est préférable de seservirde la percaline agglutinative, ou taffetas anglais, qu’on taille en bandelettes assez longues pour dépasser de 3 à 4 centimètres les limites de la plaie ; il sera bon d’assurer leurs chefs par une couche de collodion. Ce moyen cède toujours le pas aux sutures sanglantes pour les plaies un peu profondes. •

Sutures sèches avec les bandelettes de gaze et le collodion. — On prépare des bandelettes de gaze, larges de 1 centimètre et assez longues pour dépasser de 4 à 5 centimètres les limites de la plaie; du collodion riciné iodoformé ou salolé à 10 p. 100; des crochets-agrafes suivant les cas.

Il existe de très [nombreux procédés d’application des

PANSEMENTS

sutures à l’aide de ces bandelettes et du collodion (Vésigné, Goirand d’Aix).Le procédé suivantestle plus simple (fig. 11) : chaque bandelette est d’abord placée par une de ses extrémités, qu’on enduit de collodion, à 4 ou 5 centim. d’un des bords de la plaie ; quand elle est solidement adhérente par la dessiccation du collodion, les lèvres de la plaie sont rapprochées et l’extrémité libre de chaque

Fig, 11. — Suture sèche avec des bandelettes et du collodion.

bandelette est saisie, tendue au-devant de la plaie et fixée, symétriquement à l’autre extrémité, avec le collodion. Les bandelettes ne doivent pas s’imbriquer. On assure leur solidité en recouvrant leurs chefs, longitudinalement et de chaque coté, par une autre bandelette collodionnée.

3*^ Sutures à agrafes. — Layet a décrit une suture fort ingénieuse.

Des agrafes sont fixées de chaque côté et à une certaine distance des lèvres de la plaie au moyen de faisceaux de lils collodionnés passant dans leurs œillères ; les extrémités de ces faisceaux doivent dépasser l’agrafe de 2 à 3 centim.; après les avoir étalées en éventail, on assure leur fixité en appliquant perpendiculairement sur elles d’autres lils collodionnés ou des bandelettes de gaze (fig. 12). Lorsque toutes les agrafes sont posées, un fil de coton solide et résistant passe comme un lacet dans tous

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