I. — Fractures de l’extréiiiîté inférieure du fémur
Elles siègent soit au-dessus des condyles (fr. sus-condyliennes), soit dans les condyles mêmes (h’- intra-condyliennes) ; parfois elles sont en même temps sus et intercondyliennes ; enfin chez les jeunes sujets on peut observer le décollement de l’épiphyse inférieure du fémur. Dans la première variété, les frag ments chevauchent, l’inférieur passant en arrière du supérieur et se renversant parfois aussi en arrière. Le voisinage du genou rend le pronostic de ces fractures grave ; en outre, les vaisseaux peuvent être blessés ou comprimés par un des fragments, d’où possibilité de gangrène. La durée du traitement est toujours très longue.
Appareils. — Le membre sera placé dans la rectitude et soumis à l’extension continue, mais avec des poids mo-
FRACTURES DU FÉMUR
dérés. Le genou étant ainsi à découvert, on peut facilement combattre l’arthrite. L’appareil de Raoult-Deslongchamps, la boîte de Gaillard, sont susceptibles, en cas de déplacement peu prononcé, de rendre d’utiles services.
La demi-flexion par les plans inclinés, employée jadis, ne peut être tolérée longtemps et est inférieure à l’extension sous tous les rapports.
Pour les fractures à la fois sus et inter-condyliennes, Hamilton conseille de placer le membre dans une boîte et en flexion très légère, et de faire une extension très modérée.