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II. — Fractures de la diapliyse du fémur

L’extension par le diachylon et les poids sera employée dans tous les cas où elle sera possible ; pour les fractures du tiers supérieur on la dirigera non dans l’axe du corps, mais dans une position d’abduction légère du membre ; pour les fractures sous-trochantériennes, la traction sera faite sur le fémur élevé perpendiculairement pour rapprocher le fragment supérieur de l’inférieur fléchi par le psoas.

a. APP.AREILS A ATTELLES ET APPAREILS MODELÉS

1® Appareil de ScuUet.

Il ne diffère que par ses dimensions de celui décrit à propos des fractures de jambe. L’attelle externe et l’attelle interne seront assez longues pour dépasser en bas la plante du pied de 5 à 6 centimètres, et remonter en haut, la première jusqu’à la crête iliaque, la seconde jusque près de l’ischion ; les coussins leur seront proportionnés. Il faut en outre un coussin étroit de 8 centimètres assez long pour s’étendre, sur la face antérieure du membre, du pli inguinal au cou-de-pied, et deux attelles pour le recouvrir, l’une destinée à la face antérieure de la cuisse l’autre à celle de la jambe. Cinq lacs sont nécessaires, trois pour la jambe, deux pour la cuisse, plus un bandage de corps qui entourera le bassin et fixera l’extrémité supérieure de l’attelle externe.

APPAREILS A FRACTURES

Appréciation. — Cet appareil convient aux fractures accompagnées de peu de déplacement, particulièrement chez les

Fig. 341. — Appareil do Raoult-Dcslong- Fig. 342. — Appareil de Raoullchamps pour fracture de cuisse. Deslongchamps appliqué,

enfants. Un de ses inconvénients est qu’il faut le retoucher et le réappliquer tous les deux jours au moins.

2° Appareil en zinc laminé de Raoult-Deslong champs.

L’appareil sera découpé dans une feuille de zinc n°" 11 ou 12 d’après le modèle ci-contre (fig. 3il), pour cuisse gauche. L’ap-

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pareil taillé pour le côté gauche sera transformé en appareil pour la cuisse droite en le courbant en gouttière en sens inverse sur le dossier d’une chaise.

Le côté interne doit avoir environ 12 centimètres de plus que la distance du périnée à la plante du pied pour compenser la perte produite par la formation de la semelle et par le repli destiné à prendre son point d’appui sur le périnée. On le recourbe en gouttière (fig. 342), on prend de nouveau la longueur du membre et on replie la valve supérieure interne extérieurement sur elle-même de manière que la base arrondie de ce repli puisse s’adapter exactement au périnée à la hauteur convenable. On réunitiaii moyen d’un fd de fer les deux parties de la valve externe pour lui donner une forme incurvée, et on replie eu crochet un petit morceau de zinc découpé dans le haut de celle valve, lequel doit servir à empêcher le glissement des tours de bande qui fixeront l’appareil au bassin. On placera dans la fente t|ui sépare la partie postérieure des parties latérales de la semelle un bout de bande devant servir à l’extension le cas échéant.

Application. — L’appareil est garni de ouate d’après les indications données à propos des fractures de jambe.

Fig. 343. - Partie supérieure de l’appareil en zinc destinée à embrasser le bassin.

Après avoir réduit la fracture et appliqué ou non des bandelettes de Scultet, on soulève le membre en maintenant la réduction, et on le dispose dans la gouttière qui

PET. CHIRURUIE, 6® édit.

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vient d'ètre glissée au-dessous de lui. On veille à ce que la base du repli de la valve interne vienne bien s’appliquer au périnée, qui sera garni d’une bonne couche de ouate.

La gouttière est d’abord fixée en haut par un spica de l’aine, puis des tractions sont exercées sur le bas de la jambe pour donner au membre toute l’extension possible, et le pied est alors à son tour solidement fixé à la semelle par deux tours de bande en étrier. Quelques tampons de ouate judicieusement glissés entre la face externe de la cuisse et l’appareil empêcheront le déplacement en dehors des fragments. Les valves sont ensuite rapprochées par des lacs à boucle. L’appareil est enlevé le 60® jour.

L’auteur a apporté une modification à cet appareil afin de lui permettre d’embrasser le bassin (fig. 343) : elle consiste a terminer en haut la valve externe par une sorte de large ailette qui va contourner la demi-circonférence postérieure du bassin ; l’immobilisation est ainsi mieux assurée.

Appréciation. — Cet appareil est préférable aux deux précédents. car il donne une contention plus sûre et peut maintenir la réduction de fractures accompagnées de déplacements même assez prononcés. 11 est excellent pour les fractures par armes à feu.

Les gouttières iMtrées sont peu appropriées au traitement des fractures simples du fémur.

Vers le 40® ou 50® jour, l’application d’un appareil silicaté-ouaté, renforcé ou non, entourant tout le membre et le bassin, permettra au malade de se lever sans que son cal ait à redouter les violences extérieures ou les chutes accidentelles.

Attelles à tractions èlasticgues.

Attelle double de Bryant. — Cet appareil est constitué par deux attelles qui sont disposées sur la face externe des deux membres inférieurs (fig. 344). Chacune d’elles est brisée au niveau du grand trochanter, où les deux segments sont maintenus par deux tiges métalliques coudées; elles sont réunies à leur extrémité inférieure par une

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Age de fer transversale dont les deux houts, tournés en /is, sont assujettis par un écrou. Sur le bout inférieur de ’attelle placée du côté malade estime poulie de réflexion ; le même sur la tige transversale. Les extrémités supé-

rieures sont maintenues autour du bassin par une ceinture et par une tige de fer coudée placée antérieurement.

Le lacs extenseur est formé par une anse dediachylon; ia ficelle qui est attachée à la planchette de l’anse se réfléchit sur les deux poulies et vient se fixer au côté externe le l’attelle sur un ressort élastique en caoutchouc qu’on peut tendre à volonté.

Cet appareil ne nécessite pas de contre-extension ; les deux membres sont immobilisés soit parallèlement, soit en abduction. L’auteur s’en loue beaucoup et le préfère à l’attelle unique, du même genre, de Gripps et à l’attelle double de Campl)ell. .

Lewis-A. Stimson est aussi partisan de l’extension élastique pratiquée au moyen de forts tubes de caoutchouc fixés aux membres par une bande d’emplâtre adhésif et venant s’arrêter sur le côté extérieur d’une longue attelle remontant jusqu’à l’aisselle. La contre-extension s’obtient soit au moyen d’une bande périnéale qui va se fixer à l’extrémité supérieure de l’attelle, soit encore, d’après la méthode de L. Hodge, par une cordelette qui, partant d’une tringle de fer fixée sur le bout supérieur de l’attelle, et s’étendant en avant et au delà de l’épaule, va s’attacher à une anse dont les chefs embrassent la poitrine en avant et en arrière (fig. 343).

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Il est inutile de décrire un plus grand nombre de ces appareils d’extension à traction simple ou élastique, car la plupart sont abandonnés en raison de leurs inconvénients et de leur cons-

Fig. 34.'). — Appareil de Hodge pour la contre-cxtcnsion dans les fraclurc.s du fémur.

truction compliquée ; tels sont ceux de S. Grosse, Hodge, Burggræve, Flagg, Gilbert, G. Shirre, Le Fort, etc., etc.

b. APPAREILS A DOUBLE PLAN INCLINÉ

P Appareil de Dupuytren. |

Disposer une pile de coussins en forme de pyramide à liase reposant sur le lit et représentant dans leur ensem- ; ble un double plan incliné, un pour la cuisse, l’autre pour la jambe. Le membre est placé sur cet appareil de ma- j nière que le sommet de la pyramide réponde au creux poplité, en ayant soin que le bassin soit légèrement incliné. On l’y fixe ensuite par deuxTongues cravates ou i alèzes, dont l’une, passant sur la Jambe, va s’attacher par ses chefs sur le côté du lit vers le haut, et dont l’autre, passant sur la cuisse, va se fixer, en croisant les chefs de la première, obliquement vers le bas sur le bord du lit.

Cet appareil est tout à fait insuffisant en raison de son peu de résistance, et la contre-extension exercée par le bassin ne tarde pas à devenir nulle. Ce n’est qu’un moyen provisoire.

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2^ Double plan incliné à pupitre de Cooper-Esmarch.

Il se compose : 1» dune planchette horizontale destinée ii reposer sur le lit et à supporter le pupitre, pourvue à son extrémité inférieure d une série de crans ou encoches qui permettent de fixer le pupitre au degré d'inclinaison voulue ; au lieu d'encoches 011 peut clouer transversalement, de distance en distance, de petites traverses en bois ;2“d’un pupitre constitué par deux pianchettes réunies à charnière : celle destinée à la cuisse est fixée à charnière par son extrémité libre sur le bout postérieur de la jilanchette horizontale; celle de la jambe présente vers son extrémité libre une vaste échancrure pour le talon. Ces deux planchettes sont percées, près de leurs bords latéraux, de trous destinés à recevoir des chevilles de bois verticales qui maintiendront le membre latéralement ; grâce à leur système d'articulation, on peut les incliner à volonté.

Le pupitre étant garni d’un coussin ou d’un fort matelassage de ouate, on y dispose le membre et on l’y main-

Fig. 34G. — Plan incline de Gooper-Esmai-cli.

tient par des chevilles latérales et, si c’est nécessaire, par des cravates passées autour de lui et des planchettes suivant le procédé de Mayor. Entre les deux chevilles opposées les plus inférieures, on tend une série de bandelettes contre lesquelles s’appuie le pied, qui est ensuite solidement fixé par un 8 fait avec une cravate ou une bande (fig. 346).

Comme dans les autres appareils de ce genre, la contre-extension est produite par le poids du bassin, et 1 extension par la. fixation de la jambe et du pied.

Appréciation. — Ces plans inclinés ne sont pas supportés longtemps par les malades, et, comme l'onf fait remarquer Cooper

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et Bonnet, le déplacement du fragment supérieur en avant, au lieu de se corriger, tend à se prononcer davantage.

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