C. APP.\.REILS PERMETT.WT LA MARCHE
Parmi les nombreux appareils proposés par les chirurgiens allemands, nous nous contenterons de décrire celui conseillé par Albers.
Cet appareil s’étend de la racine des orteils jusqu’à l’ischion.
1®'“ temps. — Le pied étant à angle droit, application, directement sur la peau, de 5 à 6 couches de bandes plâtrées allant de la racine des orteils jusqu’au genou ; dix minutes de pause.
2*^ temps. — Le bassin du malade étant élevé par des coussins, un aide pratique l’extension sur l’appareil plâtré, solidifié, un autre exerce la contre-extension en saisissant avec les mains les parois du thorax, tandis que le malade y contribue en s’arc-boutant avec le pied sain contre le pied du lit. Ces manœuvres sont prolongées jusqu’à ce que le raccourcissement ait disparu.
3® temps. — Application d’un cataplasme plâtré constitué de huit épaisseurs de bandes de 80 centimètres de long sur 20 centimètres de large. Le bord supérieur de ce cataplasme, légèrement rebroussé en dehors, est | appliqué contre la tubérosité ischiatique; le chef interne j entoure le fémur horizontalement et vient se terminer ' en avant ; le chef externe remonte obliquement vers le i haut en se moulant sur le pli fessier, vient passer sur |l’épine iliaque antéro-supérieure en couvrant l’extrémité [•. du chef interne, et s’étend jusque dans la région du nom- p bril où le fixe la main d’un aide. ' |i
4® temjos. — Le bandage plâtré placé en premier lieu sur ;i le pied et sur la jambe et ce cataplasme sont réunis par i( quatre bandes plâtrées dans les couches les plus super- ! ficielles desquelles on incorpore quatre copeaux de cordonnier. Ces bandes plâtrées doivent enserrer complètement le bandage placé sur le pied et sur la jambe.
Le membre est ensuite placé sur un coussin de paille; les premiers essais de marche ont lieu dès le lendemain.
L’application de l’appareil prend une demi-heure ; il ; pèse deux kilogrammes. 1
FRACTURES DU FÉMUR
Les appareils de ce genre exigent une surveillance constante de la part du chirurgien dans la crainte d’accidents de compression. Ce mode de traitement ne doit être employé qu’avec la plus grande prudence et seulement pour les fractures de la partie inférieure du fémur et lorsque tout gonflement a disparu.