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LÉSIONS DU GOU-DE-PIED

lette qui va se réfléchir sur une poulie mobile sur la traverse supérieure d’un cerceau placé au-dessus du membre; la corde supporte un poids à son extrémité libre. Pour

maintenir le membre immobile, on le fixe sur la base du cerceau à l’aide d’une cravate ou d’une bande.

, § II. — Cou-de-pied

Après les résections et pour les lésions de l’articulation du cou-de-pied, V attelle-gouttière de Bœckel et les gouttières ou attelles plâtrées disposées convenablement suivant le siège de la blessure sont les appareils à préférer : le pied devra être maintenu à angle droit et le genou sera compris dans l’appareil. On peut aussi employer des attelles modelées en carton, une antérieure, l’autre postérieure, qu’on applique par-dessus le pansement antiseptique et qu’on fixe par des bandes de tarlatane mouillées ; l’immobilisation obtenue est suffisante.

Pour les arthrites chroniques, les appareils silicatés

seront employés lorsqu’on ne recherchera que l’immobilité seule et qu’il n’y aura plus de plaie à traiter.

Lorsque, en raison du siège de la blessure ou pour tout autre motif, on est conduit à l’emploi de la suspension, on recourra soit aux moyens indiqués pour les fractures de jambe, soit à un des appareils suivants :

lo Attelle antérieure, de Volkmann. — Cette attelle ou gouttière (fig. 380), en bois, est munie sur sa convexité de trois

Fig. .380. Attelle antérieure à suspension de Volkmann pour la résection tibio-tarsienne.

anneaux destinés à la suspension. Après favoir garnie de ouale, on la place sur la face antérieure du membre et on la fixe i>ar

Fig. 381. — Attelle de Watson, à suspension, pour lésions du cou-de-pied.

des bandes plâtrées ou sèches appliquées autour du pied et sur la Jambe, en laissant le cou-de-pied et le talon à découvert.

LÉSIONS DU GENOU

2° Attelle de Watson, modifiée par Esmarch. — Cette attelle (fig. 381), qui est plutôt une gouttière en bois, rétrécie au niveau de l’articulation et portant une semelle verticale mobile, s’applique sur la face postérieure du membre préalablement pansé. Esmarch la maintient par des bandes plâtrées qui d’un côté entourent le pied et de l’autre la jambe en laissant toute la région tibio-tarsienne à découvert; dans les bandes plâtrées on saisit un fd métallique appliqué longitudinalement sur la face antérieure du membre et du pied, recourbé fortement au-devant du cou-de-pied, et présentant quatre crochets, deux à chaque extrémité et deux sur son trajet; les crochets donnent attache aux lacs suspenseurs.

I III. — Genou

Le genou est toujours immobilisé dans l’extension.

1. Appareils pour la résection et les lésions traumatiques Appareils moulés et modelés.

Les gouttières plâtrées permettent de fabriquer des appareils qui conviennent parfaitement aux différentes lésions du genou et aux résections. On y taillera, suivant le cas particulier, des échancrures, des valves permettant l’accès de la plaie et son pansement antiseptique. Après la résection, la gouttière .plâtrée est mise par-dessus le pansement et doit recouvrir seulement la moitié de la circonférence du membre. Il est souvent indiqué de construire la gouttière plâtrée de manière que, rétrécie dans le creux poplité, elle laisse le genou à découvert; dans ce cas, il faut la renforcer en arrière par des lames de zinc ou de bois de placage. Les appareils occuperont toujours toute la longueur du membre.

L'appareil plâtré interrompu, à liteaux, de Pirogoff (fig. 259) est aussi susceptible d’ètre utilisé, mais l’accès de la région est rendu difficile si l’on emploie des liteaux ordinaires; si, 'au contraire, on relie les deux portions de l’appareil par des lames métalliques en arc, placées une de chaque côté et très résistantes, on peut procéder assez facilement â l’application des pansements. Lucas Championnière avait inventé dans ce but un appareil constituant un pont métallique à deux arcs qu’on incor-

porait dans un appareil plâtré (fig. 382); il ne l’emploie plus aujourd’hui que très exceptionnellement, un bon appareil plâtré étant préférable.

Les attelles modelées en carton, les appareils en zinc de

Fig. 382. — Appareil de Lucas-Cliampionnicre pour la résection du gcnoir.

Raoult-Deslongchampsetceux de Delorme (fig. 313 et 331) sont aussi de bons appareils contentifs. ■

2° Attelle de Watson.

Cette attelle jouit d’une assez grande réputation à l’étranger.

Fig. 383. — Attelle de Watson pour la résection du genou.

Elle représente (fig. 383i une étroite gouttière en bois, peu excavée, rétrécie au niveau du creux poplité et terminée inférieure-

LÉSIONS DU GENOU 585

ment par ime sorte de fourche limitant une échancrure destinée à loger le talon.

La jambe et la cuisse sont entourées d’une bande de flanelle et placées sur cette attelle postérieure garnie de coton; on panse alors la plaie, on enveloppe le membre et l’attelle avec le pansement antiseptique, et on maintient par des bandes plâtrées ou paraffinées avec

Fig. 384. — Fil de fer à suspension, de Watson.

lesquelles on fait un premier bandage entourant le pied et la jambe, et un autre pour la cuisse, de manière à laisser le genou complètement à découvert. En incorporant dans le plâtre, sur la partie antérieure du membre, une tringle de fer recourbée (fîg. 384), Watson transforme son appareil en appareil à suspension; Esmarch se sert d’un fil télégraphique.

Cet appareil est fort simple et permet un large accès sur la région malade. La suspension n’est pas très recommandable, car elle tend à faire glisser le fémur en avant. attelle de Bœckel (fig. 237) est supérieure à cet appareil,

3® Appareil de Howse.

Cet appareil (fig. 385) se compose d’une gouttière en fer étamé, très étroite à son passage dans le creux poplité et se terminant en bas, comme celle de Bœckel, par une vaste échancrure talonnière, limitée par deux prolongements munis d’une mortaise dans laquelle glisse le support d’une semelle qu’on peut incliner à volonté. Ces deux prolongements sont réunis à leur partie inférieure par une traverse destinée à maintenir la fixité de l’appareil sur le lit.

La gouttière garnie avec des bandes imbibées de cire à parquet est appliquée et maintenue sur le membre par des tours de bande imprégnée de cire (la paraffine, le plâtre conviennent aussi, mais la cire se souille moins

facilement. On peut la suspendre à un cerceau quelconque en fixant un lacs dans les rainures des prolongements inférieurs. On aura soin de matelasser l’attelle au niveau du tendon d’Achille.

Parmi les autres appareils nous signalerons : 1° les gouttières en tôle étamée, une pour chaque segment du membre, réunies par des tringles recourbées placées latéralement, et qui s’engainent dans des glissières où on les fixe au moyen de vis (Le

Fig. 385. — Appareil de Howsc pour la résection du genou, d'après Bryant.

Fort); 2“ les attelles métalliques de Linhart et Kœnig. construites de telle sorte que le segment correspondant au creux poplité peut être retiré à volonté, tandis que les segments jambiers et fémoraux restent réunis par des arcs métalliques ; Kœnig ajoute encore deux gouttières antérieures laissant le genou à découvert et unies entre elles également par deux arcs en fil de fer solide.

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