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II. Appareils pour les arthrites du genou

Lorsque le genou est dans une position vicieuse, il est ramené à la rectitude soit par le redressement forcé manuel, soit par des tractions continues avec l’anse de diachylon et les poids, en prenant toutes les précautions nécessaires, suivant le cas. pour éviter la production de désordres graves, tels que la luxation, etc.

LÉSIONS DU GENOU

a. APPAREILS DE CONTENTION

Dans les arthrites chroniques sans plaie, à évolution lente, les appareils silicatés-ouatés, fenétrés, s’il en est besoin, au niveau de l’articulation, les gouttières plâtrées, suffisent à immobiliser le genou et à permettre l’application des topiques jugés nécessaires. Ces appareils doivent comprendre le membre dans toute sa longueur, du bout des orteils à la racine de la cuisse, et le pied sera maintenu à angle droit.

b. APPAREILS -A EXTENSION

L’extension continue dans les arthrites aiguës, dans les arthrites tuberculeuses à évolution douloureuse ou siippurées, a depuis quelques années conquis les faveurs d’un grand nombre de chirurgiens. Elle fait disparaître ou calme les douleurs, modère l’inflammation et les progrès de la maladie en diminuant la pression des surfaces articulaires l’une contre l’autre, et lutte avantageusement contre la contraction musculaire et la tendance à la position fléchie; elle agirait encore, d’après Biisch. Reyher, Lossen, Lannelongue, en déterminant une compression de rarticulation par la tension produite sur la peau et les muscles.

1*^ Extension par le diachylon et les poids.

Elle est appliquée, comme il a été dit page 395, avec les modifications indiquées pour les sujets à peau fine et délicate. Les chefs de l’anse remonteront jusqu’au genou.

PosUions vicieuses. — Lorsqu’on emploie ce genre d’extension pour des positions vicieuses de date récente et que l’articulation contient encore du liquide ou beaucoup de fongosités, le redressement s’opère en six ou huit jours avec un poids dépassant rarement 2à 3 kilogrammes.

Dans les cas anciens, le résultat est plus lent à obtenir.

E. Bœckel y joint une traction verticale descendante exercée comme il suit (fig. 386) : « Le membre ankylosé à angle droit est installé sur une pile de coussins qui rend la jambe presque horizontale; puis on y suspend successivement et à la manière ordinaire le poids maximum que le sparadrap puisse supporter, 8 à 10 kilo-

grammes. La poulie est élevée de quelques centimètres au-dessus du talon pour augmenter l’action redressante. Quand une fois le membre a passé de l’angle droit à un léger angle obtus, on y suspend un poids au moyen d’un bracelet ou d’une écharpe qui passe sur le sommet de l’angle formé par le genou et qui constitue la traction

Fig. 386. — Extension Aerticale descendante et horizontale (E. Bœckel).

verticale descendante. Une ficelle attachée à l’écharpe traverse une échancrure spéciale du matelas et le sommier, et le poids se suspend au-dessous du lit; le poids ne doit pas dépasser 4 kilogrammes, sinon il n’est pas supporté. A mesure que le redressement avance, il faut diminuer le nombre des coussins placés sous la jambe. )> Bœckel a renoncé à la traction verticale ascendante, proposée par A^olkmann dans le cas de subluxation du tibia et effectuée au moyen de lacs qui se réfléchissent sur une poulie suspendue à une potence.

2® Attelle à extension de Barwell.

C’est une attelle à extension élastique (fig. 387). « Elle ressemble à une attelle de Desault, avec cette modifica-

LÉSIONS DU GENOU

tion qu’entre les dents de la fourche inférieure se trouve une poulie jouant sur un axe droit et que des extrémités de cette même fourche part une tige d’acier [se dirigeant en dedans et supportant une poulie, qui fonctionne audessous de la plante du pied; à l’extrémité supérieure et faisant saillie en dehors, se trouve une tige d’acier recourbée portant aussi une poulie. Cette attelle doit remonter un peu au-dessous de l’aisselle et descendre à 10 centimètres plus bas qu’elle ne le serait du pied si le membre était étendu. L’anse de diachylon est appliquée comme

Fig. 387. — xUlelle à extension de Banvell.

d’habitude, la corde passe de l’anse sur la poulie inférieure, et, remontant sur le côté externe de l’attelle, se termine sur un ressort en caoutchouc ou accumulateur dont l’extrémité supérieure est munie d’un crochet de métal. Un lacs périnéal embrasse la partie supérieure de la cuisse du malade et l’attelle; il porte une corde qui, passant sur la poulie supérieure et descendant en dehors de l’attelle, se termine par une chaînette ; en tirant sur l’accumulateur de façon que le crochet puisse se mettre dans un anneau voulu de la chaînette, on peut produire le degré convenable d’extension. « (R. Barwell. Eacyc/op. de Chirurgie, t. IV.)

3*^ Appareil de Dombrowshi.

« L’appareil (fig. 388) est fabriqué de la manière suivante : tout d’abord on modèle sur la cuisse et la jambe et aussi, dans le cas d’arthrite tibio-tarsienne, sur le pied, des attelles de feutre, trempées de silicate de potasse; ces attelles entourent complètement les portions correspondantes du membre, en laissant seulement un léger intervalle en avant. On mesure exactementlalongueur des

divers segments du membre et on taille des bandes d’un métal suffisamment résistant, une pour le côté interne, l’autre pour le côté externe, s’étendant de l’anneau fémoral à la malléole; quand c’est le genou qui est pris, il n’existe pas de charnière au niveau de cette articulation, mais il y en a une placée au cou-de-pied; au-dessous, les bandes métalliques sont unies à une distance suffisante de la plante par une plaque assez large. Si, au contraire,

Fig. 388. — Apiiareil de Doiiibrowski pour la lunieur blanche du genou.

c’est le cou-de-pied qui est malade, il y a une charnière au niveau de genou, mais il n’en existe plus qui réponde au cou-de-pied. Ces préparatifs achevés et les attelles silicatées sèches, on enlève ces dernières du membre et on les fixe aux bandes métalliques à l’aide de rivets ; puis on coud sur elles des courroies et l’appareil est prêt à être appliqué, ce qui se fait en trempant de nouveau les attelles feutrées dans le silicate et en fixant le tout à l’aide des courroies. Le pied sain est muni d’un soulier à semelle haute ou d'un patin. Quand l’appareil est sec, le malade est autorisé à se promener avec des béquilles qu’il peut très vite abandonner. » (Barwell).

R. Barwell trouve cet appareil parfaitement conçu au point de vue de l’immobilisation de l’articulation malade, dont il empêche les surfaces de subir aucune pression du fait du poids du corps.

«L attelle de Liermann décrite plus loin constitue également un bon appareil d’extension pour le genou.

LÉSIONS DE LA HANCHE

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