I. — Cautérisation par le fer à la chaleur obscure
Marteau de Mayor.
Au moyen d’un corps métallique, plongé à l’avance dans un liquide quelconque porté aune température plus ou moins haute, on peut produire à son gré sur une partie de la peau les phénomènes des trois premiers degrés de la brûlure : rubéfaction, vésication ou destruction. Le premier marteau venu peut être employé, et de préférence un marteau de 3 à 4 centimètres de diamètre; il suffit de le plonger pendant une minute dans de l’eau à 80 ou lOO*^ pour qu’il acquière les qualités nécessaires. On aura soin de placer le vase près du malade pour éviter le refroidissement de l’instrument.
L’application sera de 1 à 10 secondes’ suivant l’effet cherché, le volume du marteau, le degré de chaleur du liquide et la délicatesse des tissus. Un contact de 8 à 10 secondes d’un corps métallique à 80 ou 90*^ détermine une escarre par coagulation des sucs organiques; un contact de 1 à 2 secondes n’occasionne que la rubéfaction, surtout si la température du liquide était seulement de 63*^; 3 à 4 secondes suffisent avec le marteau à 70 ou 80° pour obtenir la vésication.
OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE
La douleur est moindre si l’on interpose entre le marteau et la peau une feuille de papier, un linge fin, mais le contact doit être un peu plus prolongé.
Ce mode d’emploi de la chaleur est excellent dans les cas de syncope, de collapsus, d’axphyxie; on l’applique alors sur le creux épigastrique.
II. — Cautéri^iation a distance (objective on par rayonnement).
Presque inusitée, elle s’exécute en approchant de la peau soit une masse métallique d’un certain volume portée au rouge vif, soit des charbons ardents placés sur un gril, comme le faisait Cuvellier. On obtient ainsi une rubéfaction intense pouvant aller jusqu’à l’escarrification superficielle de la peau. Dans ces dernières années, on l’a conseillée pour agir sur les parois des foyers tuberculeux.