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PAR LA CHALEUR

Les cautères sont employés comme agents de révulsion, de destruction, de diérèse et d’hémostase.

1° Cautérisatiou révulsive. — Dans ce mode de cautérisation, on ne dépasse pas la face profonde de la peau. On doit en distinguer deux variétés principales : a. la cautérisation 'ponctuée; b. la cautérisation transcurrente ou en raies.

Nous ne reviendrons pas sur la révulsion par le marteau de Mayor, les moxas, etc.

a. Cautérisation ponctuée. — Connue sous le nom de pointes de feu, elle est d’un usage journalier. Que l’on se

OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE

serve du cautère ordinaire ou du thermocautère, on choisit un instrument à extrémité assez fine, mais un peu arrondie (olivaire, bec d’oiseau, etc.), et on chauffe au rouge vif, afin de diminuer l’intensité de la douleur. Tenant solidement le cautère, soit à pleine main, soit comme une plume à écrire suivant son volume, on touche rapidement et légèrement la surface à cautériser, de manière à ne produire qu’une escarre tout à fait superficielle. Le nombre des pointes à appliquer varie suivant les cas; on aura soin de les disposer et de les espacer régulièrement, ce qui est facile avec un peu d’habitude. Le galvano-cautère doit être préféré pour les régions étroites et difficilement accessibles (face externe des gencives).

b. Cautérisation transcur rente. — Ce sont les raies de feu recommandées par Bonnet dans le traitement des maladies articulaires, et plus souvent employées dans la pratique vétérinaire que dans la chirurgie humaine. C’est un moyen très douloureux, mais très énergique, qui agit d’un côté par révulsion et de f autre par la rétraction cicatricielle consécutive à la chute des escarres. Lorsque la cautérisation transcurrente doit être faite sur une face assez étendue, on est obligé de recourir à l’anesthésie.

La manière d’appliquer ce mode de cautérisation a été exactement réglée par Bonnet et Philippeaux. On se servira soit du cautère ordinaire cultellaire, soit du thermocautère ; les cautères galvaniques seront spécialement réservés à la scarification des lupus. Les raies seront faites parallèlement ou concentriquement ; Malgaigne conseille de les marquer préalablement au crayon, pour assurer la régularité de la cautérisation. Elles devront dépasser en longueur les limites du mal et être écartées d’environ 2 centimètres les unes des autres, afin de ne pas porter préjudice à la vitalité des parties intermédiaires. L’escarre ne doit pas dépasser l’épaisseur de la peau. U. Trélat et Monod recommandent de porter le cautère seulement à la température rouge sombre, car avec les instruments rougis à blanc, particulièrement avec le thermocautère, on couperait la peau sans difficulté.

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