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I. — Tamponnement des fosses nasales

Cette petite opération est de pratique courante, surtout dans les services hospitaliers, pour arrêter les épistaxis qui se produisent chez des sujets atteints de maladies infectieuses et qui ont résisté au tamponnement direct sur le siège de l’hémorragie avec du coton hydrophile ou de la gaze imbibée d’eau oxygénée ou d’une solution d’antipyrine.

1® Procédé de Bertherant ou de la sonde molle en gomme. — C’est le plus simple et le plus pratique. Il suffit, pour l’appliquer, d’une sonde en gomme ou en caoutchouc rouge du n<^ 5 ou 6, de deux tampons de gaze iodoformée, ou aseptique, ou bien d’étoupe ou de coton, et d’un fil. On fixe à l’extrémité de la sonde un double fil long de 50 centimètres au moyen d’un nœud coulant pris dans sa plicature, et on en ramène les deux chefs libres le long de l’instrument. Pour tamponner le pharynx nasal, le tampon postérieur sera plus volumineux et aura deux centimètres et demi dans tous sens.

La sonde ainsi armée, saisie de la main droite qui maintient en même temps les fils appliqués contre elle, est introduite avec précaution dans le méat inférieur, et glissée le long du plancher des fosses nasales jusqu’à ce qu’elle atteigne le pharynx. On prescrit alors au malade de faire un mouvement d’expiration forcée qui rapproche la sonde et permet de la saisir- dans le fond de la bouche avec une pince ‘ou avec les doigts. La sonde est alors attirée au dehors par la bouche avec son fil. On dégage le nœud coulant du bec de l’instrument (on le reconstitue facilement s'il s’est défait dans ce glissement), et on y engage un tampon, pas trop volumineux, sur lequel on le serre ; il faut en outre nouer solidement sur le tampon un fil long d’environ 25 centimètres, qui doit rester dans la bouche et servira à le retirer après cessation de l’hémorragie. Tout étant prêt, on retire la sonde et les extrémités libres du fil double par la narine, et on amène ainsi progressivement le tampon au fond de la bouche en le

OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE

guidant avec l’index gauche, qui le fixe ensuite fortement sur l’orifice nasal postérieur. Ceci fait, on écarte le double fil qui sort par l’orifice nasal antérieur, et dans son dédoublement on dépose un deuxième bourdonnet qu’on serre par un double nœud, de manière à obturer solide-

Fig. 44S. — Tarupooûement des fosses nasales; disposition des tampons.

dement cet orifice; les extrémités libres de ce double fil, ainsi que celles du fil qui sort par la bouche et qu’on fera passer entre deux dents pour éviter sa section pendant la mastication, sont fixées sur les côtés de la région temporale par une mouche de collodion ou de diachvlon (fig. 448).

Ce tamponnement doit rester en place 24 à 48 heures.

2“ Procédé de la sonde de Belloc. — La sonde de Belloc modifiée (fig. 449) dont on se sert aujourd'hui se compose d’une sonde, d’un ressort et d’un stylet ; 1» La sonde, recourbée à son extrémité, présente près de son pavillon, du côté de sa concavité, un anneau destiné à tenir fixement l’instrument et à servir d’index : le bec est nettement coupé. Cette sonde contient dans son intérieur un ressort et un stylet ; 2® Le ressort aplati, en acier ou en argent, présente du côté du bec de la sonde une sorte de bouton A en forme de cône arrondi, percé d’un trou transversal

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