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TAMPONNEMENT DES FOSSES NASALES

et destiné à oblitérer exactement l’extrémité ouverte de la sonde; à son autre extrémité, il offre une courte tubulure creusée en pas de vis, dans laquelle est engagé le stylet ; 3» Le stylet G est terminé à ses deux extrémités par un pas de vis susceptible de s’adapter exactement à celui de la tubulure du ressort ; son extrémité externe porte un bouton B.

Cette sonde, en raison de son volume et de sa courbure, ne peut pas toujours être introduite dans une narine rétrécie par une déviation ou une crête de la cloison ou par une hypertrophie du cornet inférieur. M. Gourtade a fait construire une sonde qui rend ces inconvénients moins sensibles.

Maunel opératoire. — Préparer deux bourdonnets ou tampons de volume proportionné, Pun à l’orifice postérieur, l’autre à l’orifice antérieur de la fosse nasale à tamponner; nouer sur le premier deux fils forts par leur partie moyenne, de manière à avoir deux chefs en avant et deux chefs en arrière.

Armer l’instrument en tournant le bouton B de droite à gauche pour dévisser le stylet qu’on attire au dehors, jusqu’à ce que son extrémité libre G s’engage dans la tubulure du ressort, dans laquelle on le serre en lui imprimant 3 à 4 tours de rotation, également de droite à gauche.

La sonde ainsi armée est introduite, la concavité en bas, dans la narine, et, lorsque son extrémité est parvenue dans le pharynx, on enfonce le stylet qui chasse ainsi le ressort dans la bouche. Le ressort, en vertu de son élasticité et de sa forme, contourne le voile du palais et présente son olive terminale qui est saisie entre le pouce et

OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE

l’index de la main gauche, tandis que la main droite maintient la sonde dans la narine. Confiant alors la sonde à un aide, on engage un des chefs du fil double antérieur du bourdonnet dans le trou du bouton, on le noue à l’autre chef, puis, reprenant la sonde, on la retire par la narine, amenant ainsi le bourdonnet dans la bouche, puis sur l’orifice nasal postérieur, et on continue comme dans le procédé ci-dessus.

Lorsqu’on veut nettoyer l’instrument, on dévisse complètement le stylet, que l’on fait sortir par le pavillon de la sonde, tandis que le ressort libéré sort par l’autre extrémité ; par une manœuvre inverse on remet les choses en l’état, et l’on tourne le bouton de gauche à droite, afin de faire franchir au stylet la tubulure à vis du ressort.

L’élévation des bras et les inspirations profondes, les solutions d’antipyrine à 10 à 20 p. 100 ou de gélatine sont des moyens adjuvants d’hémostase bien connus.

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