TAMPONNEMENT DU VAGIN
obtenir la distension de l’ampoule rectale; il sera bon de saupoudrer d’iodoforme les tampons qui doivent être en contact direct avec la plaie.
3^ Le tamponnement par l’éponge ou procédé d'Allingham. — On prend une éponge ordinaire ayant la forme d’un cône creux au fond duquel on fixe en anse un fort cordonnet de soie. Sur l’index préalablement introduit dans le rectum et servant de guide, on fait pénétrer l’éponge dans l’anus, la pointe la première, au moyen d’une sonde ou d’une tige rigide, et on l’enfonce à environ 12 à 15 centimètres au-dessus du sphincter, en laissant pendre le fil de soie hors de l’anus. On remplit alors l’espace existant entre l’éponge et le sphincter avec de l’étoupe, de la ouate en gros bourdonnets saupoudrés d’alun, de persulfate de fer ou d’iodoforme, puis on comprime le tout, en tirant de la main droite sur le fil de l’éponge, tandis que la gauche refoule vigoureusement le tampon en sens inverse, c’est-à-dire en haut. Par suite de cette manœuvre, l’éponge s’ouvre comme un parapluie et détermine une compression exacte des parties. Ces tampons, d’après Allingham, peuvent rester huit et même quinze jours en place, si on a le soin d’administrer de l’opium à des doses suffisantes pour entretenir la constipation ; généralement ils permettent le passage des gaz, et, du reste, on pourrait passer préalablement une sonde à travers l’éponge. Je pense qu’il y a tout avantage à tremper l’éponge et les tampons dans de l’eau boriquée très chaude à 50^ et à les saupoudrer d’une petite quantité d’iodoforme pour assurer l’hémostase et l’antisepsie. Ce procédé est préférable aux précédents.