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PONCTION SIMPLE

culaire, dans laquelle vient se loger rextrémité de la canule taillée en bec de flûte mousse et ne faisant plus ainsi aucune saillie.

Opération. — Les trocarts seront stérilisés en se conformant aux règles données à la technique générale des pansements ; ils ne peuvent être bien aseptisés que par l’ébullition ou la mise à l’autoclave. Après l’avoir lubrifié avec de l’huile phéniquée ou de la vaseline iodoformée, le trocart est saisi de la main droite en pronation, comme un couteau à découper, le manche fixé dans la paume de la main par les deux derniers doigts, le pouce et le médius placés un peu en avant du manche autour de la corolle du tube et l’index étendu sur la canule, de manière à limiter la longueur destinée à pénétrer. La région à ponctionner étant alors tendue, on enfonce le trocart d’un coup sec et brusque, perpendiculairement, parfois obliquement, dans la collection à évacuer; si la cavité est peu étendue, il est préférable de l’y faire pénétrer progressivement pour ne pas perforer les deux parois.

La ponction faite, on fixe la canule entre le pouce et l’index de la main gauche et on retire le poinçon ; il est quelquefois nécessaire de pousser un peu la canule en sens inverse pendant l’extraction du poinçon. On veille ensuite à ce que l’extrémité de la canule ne presse pas contre les parois de la poche et que, bien maintenue en place, elle ne sorte pas de la cavité par suite du retrait subi par celle-ci au fur et à mesure de son évacuation. Si l’écoulement s’arrête brusquement, sans que la canule se soit déplacée, on introduit dans celle-ci un stylet ou un mandrin mousse pour la désobstruer.

Lorsque le liquide est évacué, on retire la canule de la main droite sans brusquerie, parallèlement à son axe et par un léger mouvement de rotation, tandis que les doigts de la main gauche fixent les tissus autour de la canule pour les empêcher d’être tiraillés. Dans le cas où l’on veut faire suivre la ponction d’une injection, on adapte sur le pavillon de la canule une seringue chargée du liquide choisi et on pousse lentement le piston en évitant de distendre les parois de la cavité : le liquide est ensuite abandonné ou bien évacué. Guyon, pour l’hy-

OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE

drocèle, fait pénétrer l’injection non pas avec une seringue, mais à l’aide d’un entonnoir qu’il fixe sur la canule.

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