‹ Nouveaux éléments de petite chirurgieChapitre 251 sur 331 · I. — Instrumcuts du cathetérisme évaenateur · texte numérisé non relu

I. — Instrumcuts du cathetérisme évaenateur

Les sondes (ou algalies) sont des tubes creux, flexibles ou rigides, droits ou courbes, fermés à leur extrémité terminale ou bec de la sonde, et ouverts à l’autre dite pavillon. A quelques millimètres en arrière du bec se trouvent, placés latéralement, un ou deux orifices ovalaires appelés yeux de la sonde.

Sondes rigides. — Elles sont en argent, maillechort ou étain (Mayor). Leur extrémité inférieure présente une courbure qui doit correspondre au tiers d'une circonférence de 10 à 11 centimètres de diamètre (Guyon) ; par conséquent, la courbure de la sonde habituelle de trousse, qui n’a que le quart d’un cercle de 8 à 9 centimètres, en fait un médiocre instrument en des mains inhabiles, surtout si la prostate est hypertrophiée. Cette sonde de trousse (fig. 460) est conçue de manière à servir à volonté de sonde d’homme ou de sonde de femme ; dans les trousses elle est montée en sonde de femme. Elle se compose : 1® de deux portions courbes dont l’une A représente la grande courbure de la sonde d’homme, et l’autre F, le bec recourbé, de

ÉVACUATION DE LA VESSIE; CATHÉTÉRISxME

la sonde de femme; 2° d’un tube creux B qui s’ajuste à volonté sur les deux portions précédentes au moyen d’un tube intérieur, dont une extrémité à pas de vis sort en C, tandis que l’autre

Fig. 460. — Sonde métallique dite Fig. 461. — Sonde en gomme, sonde de trousse.

forme la corolle du pavillon de la sonde. Pour démonter la sonde transformée en sonde de femme, on maintient solidement entre les doigts de la main gauche la pièce B, tandis qu’on tourne de droite à gauche la corolle du pavillon, pour dévisser le tube intérieur d’avec la pièce F, qui est ensuite retirée de son ajus-

OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE

tage avec B. On monte alors l’instrument en sonde d’homme en engainant la grande courbure A dans l’extrémité de la pièce B, et on les unit ensemble en tournant la corolle de gauche à droite

pour visser le bout G du tube intérieur dans le pas de vis de la portion courbe.

Dans toute sonde, le bec doit faire partie intégrante de la courbure, c'est-à-dire n’être ni droit ni relevé.

Chez les individus à prostate développée, on se sert souvent de sondes à petite courbure, sondes coudées ou bicoudées de Mercier ; celles en gomme sont préférables.

Sojides flexibles. — Elles sont en gomme élastique ou en caoutchouc. Les sondes dites en gomme sont constituées par une charpente de soie imprégnée d’huile siccative de lin associée à la résine copal ou à la térébenthine ou au caoutchouc. M. Albarran a fait fabriquer des sondes dont la trame en soie est recouverte d'une couche de gutta-percha et de caoutchouc ; ces instruments, à l'inverse des sondes en gomme, peuvent se stériliser sans être altérés par l’étuve sèche à 150°, par l’ébullition. par le séjour prolongé dans une solution de sublimé ; cependant, à la longue, l’ébullition finit par les altérer. Généralement rectilignes, à extrémité arrondie, conique ou olivaire (fig‘. 461), elles peuvent être courbées ou coudées à volonté en y introduisant une tige de fer dite mandrin, qui doit remplir exactement leur cavité ifig. 462) : en arrêtant un mandrin coudé à quelques centimètres de la coudure d’une sonde coudée ordinaire, on obtient une sonde bicoudée (Guyon).

Les sondes en caoutchouc vulcanisé rouge, complètemen t molles, sont les meilleurs instruments pour le cathétérisme êvacuateur.

3“ Sondes demi-rigides. — Ce sont des sondes métalliques qui sont transformées en un ressort spiroide sur une partie de leur longueur de manière à donner un tube creux flexible n’ayant de rigide que le bec et le pavillon, ce qui permet au bec de passer facilement par-dessus la prostate hypertrophiée (fig. 463).

Les sondes en celluloïd doivent être rejetées en raison de leur fragilité.

Page 1