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II. — Antisepsie et asepsie appliquées an cathétérisme

Les mesures à prendre s’appliquent à l’opérateur, aux instruments et au malade.

I. Opérateur. — 11 se conformera pour l’asepsie des mains aux indications données à la Technique générale des pansements.

II. Instruments. — Les procédés varient suivant que les sondes ou bougies sont en métal, en caoutchouc ou en gomme.

1» Instruments métalliques. — Il est facile de les stériliser, après savonnage, par l’ébullition, par la chaleur sèche à 140- 150“ pendant une heure, par la mise à l’autoclave, par le flambage, par immersion prolongée dans les solutions phéniquées. Il est prudent, pour les sondes, d’injecter dans leur lumière une solution antiseptique. On les conserve ensuite dans un récipient spécial aseptisé.

Immédiatement après l’usage, on les- désinfectera soigneusement ; on injectera dans les sondes creuses soit de l’alcool à 70“,

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soit de l’eau savonneuse, puis une solution antiseptique très chaude.

Instruments en caoutchouc. — Les sondes en caoutchouc rouge se stérilisent bien soit en les soumettant à l’ébullition enveloppées dans une compresse, soit par la vapeur sous pression, parles vapeurs de formol, soit par immersion dans tes solutions antiseptiques; on peut les conserver dans ces dernières ou dans des flacons en verre stérilisés.

On peut employer les procédés qui s’appliquent aux sondes en gomme.

M. Alapy recommande d’enfermer les sondes par paquets de trois à quatre dans un papier buvard ordinaire ; ces ])aquets sont ensuite placés dans des tubes en verre dont l’orifice est fermé à l’ouate, et le tout est exposé à la vapeur ordinaire à 100«;la stérilisation persisterait tant qu’on n’enlèverait pas le papier.

Ne pas omettre de les nettoyer à fond après usage : injecter dans la lumière de l’eau savonneuse et une solution antiseptique chaude, les frotter avec un tampon, sécher et stériliser ensuite.

Instruments en gomme. — Leur stérilisation est difficile à obtenir, en raison de l’altérabilité de leur tissu par la chaleur 'humide et par le séjour répété dans les solutions antiseptiques.

On est cependant parvenu à fabriquer des sondes en gomme qui résistent assez bien à l’ébullition, même répétée, en faisant entrer dans la composition de l’enduit la gutta-percha et le caoutchouc. On les fera bouillir de préférence pendant 4 à 5 minutes dans l’eau salée concentrée (100 grammes de chlorure de sodium pour un litre et on les passera, avant de s’en servir, dans l’eau stérilisée.

On doit toujours savonner les sondes avant stérilisation. En cas de nécessité, on emploiera le séjour dans les antiseptiques : eau phéniquée à 5 p. 100, solution de sublimé à 1 p. 1000, solution d’azotate d’argent à 1 p. 300. Avant l’emploi, on les passera dans l’eau bouillie pour enlever les traces d’antiseptique. Hermann a conseillé de les faire bouillir pendant 3 à 10 minutes dans une solution concentrée de sulfate d'ammoniaque.

Les procédés les plus sûrs sont ceux de la stérilisation par la chaleur sèche ou par les antiseptiques gazeux.

Poncet (de Lyon) soumet les sondes à la chaleur sèche à 140" pendant une demi-heure, et les conserve dans de la poudre de talc mélangée d’acide borique et stérilisée, également pendant trente minutes, à l’étuve sèche ; .avant le cathétérisme, on les essuie avec un tampon aseptique.

M. Guyon, M. Forgue (de Montpellier) ont recommandé la désinfection par les vapeurs sulfureuses dont l’emploi nécessite une étuve spéciale.

La stérilisation par les vapeurs de formaline a été conseillée par Franck (de Berlin) et est aujourd’hui très en faveur, mais les vapeurs humides finissent par les altérer. Nous avons décrit l’étude formogène d’Albarran et celle d’Harmonic (p. 72). M. Janet a fait construire des caisses spéciales qui permettent de soumettre, pendant vingt-quatre heures, temps nécessaire, un grand nombre de sondes à l'action des vapeurs de formaline en récipients hermétiquement clos. Une exposition de quarante-huit heures à ces vapeurs humides les ramollit.

L’appareil de M. Boulanger (fig. 464) emploie les vapeurs sèches moins altérantes. Un tube en verre de 0 m. 40 de long

Fig. 46i. — Appareil de Boulanger pour la stérilisation des sondes.

est fermé à son extrémité libre par un bouchon en caoutchouc, formé de deux parties qui sont séparées par un diaphragme à orifice annulaire. La partie du bouchon située au-dessus du diaphragme reçoit une capsule en verre qui forme ainsi une chambre destinée à recevoir le trioxyméthylène ou formaldéhyde polymérisé. Les vapeurs émises par l’antiseptique traversent l’orifice du diaphragme pour se répandre dans le tube contenant les sondes. Le temps nécessaire à la stérilisation est d’environ quarante-huit heures, c’est-à-dire plus long que pour les vapeurs humides.

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Avant l’emploi, ces sondes doivent être passées à l'eau bouillie, pour éviter l’action irritante du formol.

III. Malade. — Aseptiser le méat, le gland, le prépuce, la verge, en les lavant avec un tampon de coton hydrophile imbibé d’une solution antiseptique chaude (sublimé à 1 p. 1 000), ou permanganate de potasse à 1 p. 1 000), laver l’urètre antérieur avec une solution boriquée ou de permanganate de potasse à 1 p.4000 injectée à l'aide d’une seringue aseptisée, dont l'embout est introduit assez peu profondément pour que le liquide de lavage reflue entre rinstrument et les parois.

Chez les malades atteints de cystite, donner à l'intérieur du biborate de soude 4 à 6 grammes par jour, du salol ; chez la femme, on aseptisera le voisinage du méat et de la vulve.

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