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STÉRILISATION DE LA SOIE

line à 4 ou 5 |3. 100, suivant la grosseur du fil ; 2® lavé ensuile lentement pendant 12 heures.à l’eau courante pour enlever l’excès de formaline (certains suppriment ce temps) ; 3® soumis ])endant 10 à 15 minutes à l’ébullition dans l’eau; 4® placé et conservé dans de l’alcool absolu additionné de glycérine 3 gr. p. 100 avec soit acide phénique à 4 p. 100 si l’on a employé un cadre ou une bobine métallique, soit avec sublimé à 1 p. 1000 si l’on a emjiloyé une plaque de verre. Senn conserve dans alcool absolu 950 gr., glycérine 50 gr., et iodoforme pulvérisé 100 gr. ; Renner dans l’alcool au sublimé à 1 p. 100.

2® Soie. — La soie se stérilise soit par l’action des antisepti((ues, soit par l’action de la vapeur sous pression. Certains chirurgiens étrangers ont abandonné ce dernier mode de stérilisation pour revenir à l’action des solutions antiseptiques dont l’imprégnation mettrait les fds à l’abri des infections accidentelles pendant l'opération (Socin, Hœgler, Mikulicz). La soie devient cassante audessus de 130®.

On doit en général employer de la soie la plus fine possible. MM. Quénu, Alesinski, 'préfèrent le til de lin ou d’Alsace, fil à coudre ordinaire, qui est tout aussi résistant et est mieux toléré.

Le moyen le plus simple est de dégraisser la soie et de la faire bouillir pendant trois quarts d’heure à une heure dans une solution de sublimé à 2 p, 1000. On peut aussi se borner à la faire séjourner pendant 8 jours dans la môme solution. On conserve soit dans l’alcool absolu, après lavage à l’éther, soit dans une solution de : sublimé 1 p., glycérine 200 p., alcool à 90° 1800 p.. mais la préparation ne' doit pas être trop ancienne.

Rocher (de Berne) stérilise la soie en la faisant bouillir dans une solution d’acide arsénieux. Mikulicz se sert de la soie iodoformée pour les sutures superficielles. Braun emj)loie du fddelin qu’il dégraisse en le faisant bouillir, puis en le mettant dans l’éther pendant 24 heures; ensuite il l’imbibe de collodion ou mieux de celloïdine pour l’imperméabiliser ; ce fil est solide et se stérilise sans altération par l’ébullition dans la solution de soude ou à l’autoclave.

L’ébullition a l’inconvénient de rendre la soie cassante, mais l’action de la vapeur sous pression altère aussi sa solidité.

Pour faciliter la stérilisation des fils de soie par l'ébullition et permettre leur conservation aseptique pendant un certain temps, M. Forgue (de Montpellier) a construit un dévidoir stérilisateur adopté dans l’armée.

Cet appareil (fig. 47), en nickel massif, comprend : 1® deux tubes cylindriques, largement fenêtrés, s’engainant mutuellement et pouvant se clore hermétiquement l’un l’autre par une fermeture à baïonnette ; 2® trois bobines à claire-voie. Les trois bobines étant garnies de soie de différentes grosseurs et en quantité suf-

PANSEMENTS

fisante pour Topération 'projetée sont déposées dans le tube interne, leur bout de fil terminal engagé dans une entaille spéciale du bord de la fenêtre. Pour la régularité du déroulement, il faut les introduire de telle manière qu'elles se dévident de droite à gauche, sinistrorsum. Le tube interne ainsi garni est poussé

Fig. 47. — Dévidoir stérilisateur, de Forgue.

dans le tube externe ; on les fait pivnter Fun sur l’autre de manière à fermer la fenêtre suffisamment pour empêcher toute issue des bobines. On fait alors bouillir dans l’eau ordinaire ou dans une solution de sublimé. On retire l'appareil avec une pince flambée, puis on fait pivoter le cylindre interne jusqu’à ce que le tube externe recouvre son bord et que seuls les bouts de fil dépassent ; si l’on n’a pas à opérer de suite on ferme à fond.

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