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ANTISEPSIE PENDANT LES PANSEMENTS

même ses instruments dans leur récipient et veille à ce qu’aucun des objets qui lui sont passés ne frôle les vêtements d’un aide. S’il est obligé de s’arrêter un instant, il recouvre la plaie d’une compresse imprégnée d’antiseptique ou stérilisée. Il faut éviter, en régie générale, les lavages prolongés, et se borner au strict nécessaire pour nettoyer la plaie à la fin de l’opération, de préférence avec de l’eau stérilisée ou une solution de chlorure de sodium à 6 p. 1000. Le chirurgien doit restreindre au minimum indispensable le contact de ses doigts avec la plaie ou avec les fils à suture ou à ligature. L’aide chargé d’éponger la plaie aura le soin de bien exprimer préalablement les éponges ou les compresses-éponges.

Quand tout est terminé et que l’hémostase est rigoureusement faite, l’opérateur agit différemment suivant qu’il recherche ou non une réunion immédiate. Dans le premier cas, il affronte exactement les parties superficielles et profondes par un ou plusieurs plans de sutures (sutures à étages), place des drains aux points déclives, en nombre variable suivant les dimensions de la plaie et s’il le juge nécessaire (pour un moignon d’amputation, 1 au centre, 2 aux angles) (voy. Drainage) ; pour les plaies à lambeaux, et pour celle dont les bords ont été largement disséqués, il favorise l’accolement des tissus par une compression élastique exercée à l’aide de larges éponges ou de gros tampons de ouate aseptiques placés sur les premières couches du pansement.

Dans quelques cas, spécialement si l’antisepsie est douteuse, si l’hémostase est imparfaite, on emploiera le procédé de réunion immédiate secondaire de Kocher : les sutures sont placées et non serrées, la plaie est tamponnée avec la gaze iodoformée ; 24 ou 48 heures plus tard, on ferme les sutures.

Si la réunion ne peut être obtenue, et lorsque la plaie n’est pas trop étendue, on cherche à obtenir une guérison sous-crustacée à l’aide de l’iodoforme ou de tout autre pansement analogue.

2*^ Plaie accidentelle. — S’il s’agit d’un premier pansement, procéder avec la plus grande douceur pour enlever les vêtements sans imprimer de secousses au blessé; les découdre, si c’est nécessaire.

PANSEMENTS

Toute plaie accidentelle (les plaies actuelles par petits projectiles exceptées) peut être considérée comme infectée, tout au moins sur ses lèvres cutanées si elle est étroite. Il y a donc lieu, pour en obtenir une guérison prompte et exempte de complications, de la débarrasser des germes ou de rendre ceux-ci inoffensifs et d’éviter la rétention des sécrétions.

Suivant la nature, l’aspect, la date plus ou moins récente de la plaie, on recherche la réunion par première intention ou bien l’on se contente de la réunion secondaire, mais toujours après désinfection locale. Lavage et nettoyage antiseptiques du pourtour, rasage des poils, etc. Si la plaie est très étroite, on se borne à en laver et nettoyer les alentours et les lèvres. Si elle est suffisamment large et exposée, on lave toute la surface cruentée avec du sérum artificiel stérilisé et chaud pour la débarrasser du sang coagulé, ou, à défaut, avec de l’eau bouillie ; ensuite, on la frotte légèrement avec des tampons d’ouate ou de gaze hydrophiles imbibés de la même solution, puis d’une solution antiseptique telle que l’eau oxygénée à 10 ou 12 volumes, l’eau phéniquée à 3 ou 5 p. 100; parfois même, on devra recourir à la curette pour faire disparaître les parties contuses. Lorsque la plaie est anfractueuse, on y conduit le liquide de lavage en l’injectant doucement à l’aide d’une sonde ou d’un bout de tube en caoutchouc.

Lè nettoyage jugé suffisant, on suture si l’on croit pouvoir obtenir la réunion primitive, en y joignant ou non le drainage; on applique ensuite le pansement choisi, mais qui doit être sec, absorbant, aseptique ou antiseptique, avec couche périphérique de ouate non hydrophile pour empêcher les sécrétions d’arriver à l’air extérieur.

Si la cicatrisation par seconde intention s’impose, on tamponne la plaie avec de la gaze iodoformée de préférence, et on applique un pansement sec et aseptique ou antiseptique.

Il est parfois nécessaire d’aviver préalablement la surface de la plaie qui, bien que récente, peut être déjà infectée.

Dans le cas de fracture compliquée et récente, avec petite plaie, on se borne à nettoyer soigneusement les alentours

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