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II. Applicatiou du paiisciiicnt. — a. Plaies opêuaïoires

I® Asepsie anté-opératoire. — Désinfection des instruments, des mains et de la région, comme il a été dit à la tech- ■ nique générale ; pour les muqueuses, frotter avec un i tampon ou un linge stérilisé et laver à l’eau bouillie. Les ; matelas et linges, sur lesquels repose le blessé, auront i été aseptisés. ;

2® Asepsie opératoire. — Le champ de l’opération est \ entouré de compresses aseptisées par l’ébullition ou à j Pétuve. Le chirurgien passe de temps à autre les mains t dans l’eau bouillie ou dans une solution salée, stérilisée, |

PANSEMENT ASEPTIQUE

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chaude, et tient ses instruments soit dans l’eau bouillie, soit dans la solution de carbonate de , soude à 1 p. 100, soit simplement sur un plateau flambé. S’abstenir du lavage de la plaie qui sera nettoyée avec des compresses-, épong’es ou des tampons stérilisés à l’étuve ou par l’ébullition.

Hémostase, sutures, drainage (le moins possible), comme d’habitude, avec des matériaux aseptiques.

30 Asepsie post-opératoire. — Si la plaie a été réunie, appliquer quelques couches de gaze stérilisée et pardessus un pansement constitué par des matériaux stérilisés et très absorbants, car ici la dessiccation des sécrétions joue le rôle le plus important ; la gaze a pour but d’empêcher le coton et autres similaires d’adhérer et de coller autour de la plaie, ce qui pourrait gêner l’issue des sécrétions. Exercer une compression soignée ; si la plaie n’a pas été réunie, la combler avec de la gaze iodoformée pour les tuberculoses locales.

Ce pansement, grâce à l’exclusion des lavages antiseptiques irritants pour la plaie, peut rester en place 8 à 15 Jours ; si on a été obligé de drainer, on le renouvelle vers le 7® ou le 8® jour pour retirer les drains. Le plus souvent, à la levée du premier pansement, vers le 8® ou le 9® jour, on peut enlever les sutures, la réunion est obtenue. Si, par suite d’une asepsie incomplète, quelques points de sutures suppurent, on les enlève et, au lieu de gaze aseptique, on met de la gaze iodoformée, le restant du pansement continuant à être fait de matériaux aseptiques.

Nous avons indiqué, page 28, le pansement aseptique adopté parNeuber ; ce chirurgien n’emploie que la stérilisation par l’eau bouillie et attache plus d’importance à la multiplicité des salles d’opérations (septiques, aseptiques, etc., etc.) qu’à la stérilisation par les autoclaves.

h. Plaies récentes. — La même procédure sera employée que pour les plaies opératoires ; si l’on a des doutes sur l’asepsie de la plaie, bien la nettoyer avec des, tampons imbibés d’eau bouillie et tamponner à la gaze iodoformée, puis application de matériaux de pansement aseptiques.

c. Plaies infectées, plaies suppurées. — Les nettoyer avec la curette et les tampons, les laver à l’eau très chaude, puis

CET. CHIRURGIE, 6" édit.

PANSEMENTS

les traiter comme il a été dit page 103 et tamponner cà la gaze iodoformée. Les matériaux de pansement absorbant seront aseptisés, leur imprégnation par les antiseptiques étant peu utile pourvu que la dissémination des sécrétions dans le pansement et leur dessiccation s’exécutent facilement.

Dans ces dernières années, Schimmelbusch, Reichel, etc., ont montré par des expériences sur de petits animaux que la désinfection des plaies infectées était plus que douteuse, car après quelques minutes de contact les produits infectieux ont déjà pénétré dans l’épaisseur des tissus.

Zeidler considère le tamponnement à la gaze iodoformée comme inutile, sauf dans les plaies putrides et les plaies tuberculeuses; il tamponne avec de la gaze simplement stérilisée, le reste du pansement étant constitué de matériaux aseptiques et absorbants ; si un pansement humide est nécessaire, il imbibe la gaze et la ouate avec une solution de chlorure de sodium à 6 p. 1000, parfois avec de l’acétate d’alumine, et ne met pas d’imperméable ; le pansement sec est changé tous les huit jours, le pansement humide tous les jours.

Dans le cas de suppuration très épaisse, on préférera un pansement antiseptique humide.

Mode d’action. — Le pansement aseptique agit en écartant toute infection des plaies par contact, en réduisant les sécrétions le plus possible par suite de la non-irritation des plaies par les antiseptiques, en recevant les sécrétions dans un matériel absorbant où elles se dessèchent et qui enlève aux germes tout milieu de culture (Pasteur), et en assurant aux plaies le repos par la possibilité d'un renouvellement rare.

ARTICLE III

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