CONNEXION DES FONCTIONS
arrai lesmoffcttes on gaz non respirables, il en []ui paraissent produire l'asphyxie , seulement (rivant le poumon de l'air vital nécessaire à l'enien de la vie, tandis que d'autres portent maniement sur les organes, et dans le sang qui les plit, un principe vénéneux et délétère: tels les hydrogène, sulfuré, etc.
armi les premiers, on doit compter l'acide carique. Dans l'espèce d'asphyxie occasionée par az, asphyxie qui de toutes estlaplus fréqucnle, ,ng conserve sa fluidité, les membres leur flexié%t le corps sa chaleur naturelle, ou même ilus grand degré de chaleur , durant quelques •res après la mort, parce que ces sortes d'assies survenant toujours dans un lieu fortement uffé , le corps, privé de vie , se pénètre d'un >s de calorique, à l'introduction duquel il eût >. lé si les forces vitales n'eussent été engourdies, este, dans cette asphyxie, comme dans les préunies , les poumons restent intacts : les cavités tles da cœur et le système veineux sont gorgés «sang noir, mais fluide. Les accidents que prosnt l'hydrogène sulfuré , phosphore , etc. , ou ;iines vapeurs de nature peu connue , et qui laleut des fosses d'aisance et des tombes où de breux cadavres se putréûent, doivent être râpés aux empoisonnements , et non à l'asphyxie. Uuile de ce genre de mort, souvent les poumons ntent des lâches noires et gangréneuses, et la f. paraît l'eflel d'un poison d'aulant plus actif ses parties, extrêmement divisées et réduites à t gazeux, sont plus pénétrantes , et frappent il toule son étendue la surface nerveuse et sen- |dâe l'organe pulmonaire.
st extrêmement rare que l'ivresse aille jusqu'à ijiyxie; elle se borne le plus souvent à produire tsoupissemenl plus ou moins profond, toujours j à dislinguer de l'affection qui fait le sujet de 'ticle, aux ballemenls du pouls , toujours obse et aux mouvements de la respiration, quoique e et peu marqués. Aussi M.Pinel, dans sa Noso- Me philosophique , a-l-il placé l'ivresse elles Iwxies dans deux genres séparés de la classe des ases. On conçoit cependant que l'atteinte poriiar les boissons spiritueuses à l'irritabilité des es, peut être si forte, que le diaphragme et le îcssent de se contracter : d'où suivrait néceslenl une vérilable asphyxie, iverlure de la glotte , que l'air atmosphéri- É>it traverser pour arriver dans les poumons, u de largeur (voyez chap. IX) , qu'elle peut icileraent bouchée , lorsque , l'épiglotle étant ieà l'instant de la déglulilion , le corps qu'on t'arrête à l'entrée du larynx : un grain de I peut produire cet effet ; et c'est ainsi, dit-on, mourut Anacréon , ce peintre aimable des «î et delà volupté. Le poêle Gilbert mourut e cause analogue , après une longue et dou- 188 agonie. Un homme d'un grand appétit, lieu d'un festin , passa dans une chambre 46, et n'en revint pas , au grand étonnement 19 les convives. On le trouva étendu sur le lu , et ne donnant aucun signe do vie. Les rs que lui administrèrent des personnes peu fées furent inutiles : à l'ouverlurc de son
corps , on trouva un morceau de chair do mouton arrêté à l'entrée du larynx, et fermant tout passage à l'air dans cet organe.
Quelquefois un enfant vient au monde et ne donne aucun signe de vie. Quand les circonstances de l'accouchement font présumer qu'il n'a souffert aucune lésion organique décidément mortelle , on doit le regarder comme asphyxié par faiblesse, lui prodiguer tous les secours conseillés en pareil cas, et surtout pousser de l'air dans les poumons avec un chalumeau mis dans la bouche ou dans les narines. C'est ainsi que le prophète Elysée ressuscita le fils de la Sunamite, comme il est dit dans le deuxième Livre des Rois , au quatrième chapitre.
2° Influence de la circulation. Quand le cœur cesse de battre , les organes, privés de sang, suspendent leur action. On donne à cet accident le nom de syncope , bien que celui d'asphyxie , qui signifle absence de pouls , lui convînt mieux. Quoique le résultat de la syncope paraisse devoir se rapprocher de celui de l'asphyxie , on trouve cependant entre les deux une différence très-marquée , et qui donne une grande valeur à l'opinion de Bichat : à savoir que l'abord du sang noir dans nos tissus n'a pas un effet purement négatif. Que , dans la submersion , la circulation continue , et la mort arrivera en quelques minutes ; mais que le submergé tombe en syncope, il pourra séjourner une demi-heure, une heure et plus sous l'eau, et être au bout de ce temps rappelé à la vie , si l'on parvient à ranimer les battements du cœur. La différence est encore importante à signaler en médecine légale , quoique assez souvent il soit difficile d'élablir après la mort s'il y a eu asphyxie ou syncope.
Voici les phénomènes que l'on observe pendant la syncope : Si celle-ci est brusque, le défaillant tombe tout-à-coup comme frappé de la foudre ; mais le plus souvent la syncope vient progressivement ; le malade a la conscience de l'accident dont il est menacé ; il éprouve des boyrdonnemenis d'oreille, des éblouissements ; sa peau se recouvre de sueurs et pâlit; les lèvres se décolorent, etc. ; enfin, toutes les fondions s'abolissent, et l'homme en syncope tombe dans un état qui simule la mort. Si cet état se prolonge, on peut croire à la mort réelle. On connaît les méprises célèbres de ce genre, qui ont failli devenir funestes aux personnes affectées de syncope.
Arrêtons-nous sur la liaison qui existe entre l'action du cœur et celle du cerveau.
Liaison entre l'action du cerveau et celle du cœur. On peut, comme l'avait expérimenté Galien, lier les deux carotides sur un animal vivant, sans qu'il en paraisse sensiblement affecté ; mais si, comme personne ne l'a fait encore, on lie eu même temps les artères vertébrales , l'animal tombe à l'instant, et meurt au bout de quelques secondes. Pour faire cette expérience, il faut, après avoir lié les carolides sur un chien , enlever les parties molles qui couvrent les parties latérales du cou, puis avec des aiguilles courbes, demi-circulaires, enfoncées stir les côlés de l'articulation des vertèbres cervicales, embrasser les artères qui
ÉLÉMENTS DE l'HYSIOLOGIE.
luonlent le long de leurs apophyses transverses. La ligature du tronc même de l'aorte ascendante, sur un quadrupède herbivore, produit le même effet, c'est-à-dire la mort prompte de l'animal.
Ces expériences, plusieurs fois répétées, prouvent d'une manière décisive la nécessité de l'action du cœur sur le cerveau pour la conservation de la vie. Mais quel est le mode de celle action ? scraitelle purement mécanique ? consisterait-elle seulement dans la pression légère que les artères du cerveau exercent sur la substance de ce viscère ? ou bien est-ce plutôt à l'interception du sang artériel, poussé vers le cerveau par les contractions du cœur , que la mort doit être attribuée ? Cette dernière opinion me parait la plus probable ; car si, à l'instant où l'on vient de lier les vertébrales , on ouvre les carotides, et qu'adaptant le tube d'une seringue, on y pousse un liquide quelconque , avec une force modérée et à des intervalles à peu près semblables à ceux de la circulation, l'animal ne revient pas à la vie.
Le cœur et le cerveau sont donc unis l'un à l'autre par les liens d'une étroite dépendance. L'abord continuel du sang qui coule dans les artères céphaliques est donc absolument nécessaire à l'entretien de la vie; son interception momentanée entraîne sûrement la mort de l'animal.
L'énergie du cerveau paraît assez généralement en rapport avec la quantité du sang artériel qu'il reçoit. Je connais un littérateur qui, dans la chaleur de la composition, présente les symptômes évidents d'une sorte de fièvre cérébrale. La face est rouge et animée, les yeux sont élincelanls, les carotides battent avec force, les veines jugulaires sont gonflées: tout indique que le sang se porte au cerveau avec une abondance et une rapidité proportionnées à son degré d'excilement. Ce n'est même que dans celte espèce d'érection de l'organe cérébral que ses idées faciles coulent sans effort, et que son imagination féconde trace à son grêles plus riants tableaux. Rien ne favorise autant cet état que le coucher prolongé. Dans cette position horizontale , la détermination des humeurs vers la tête est d'autant plus facile, que les organes extérieurs, dans un parfait repos , n'en détournent point le cours : il suffit, pour l'élablir , de fixer fortement son attention sur un objet. Le cerveau, qui est le siège de ce travail intellectuel , ne doit-il pas alors être considéré comme un centre de fluxion? et le stimulant mental ne peut-il pas être comparé, quant à ses effets, à tout autre stimulant chimique ou mécanique?
Un jeune homme , d'un tempérament sanguin , sujet aux fièvres inflammatoires , qui toujours se terminent par un saignement de nez abondant , éprouve durant les paroxysmes une augmentation remarquable dans les forces de son intelligence et dans l'activité de son imagination. Plusieurs auteurs avaient déjà observé que ,dans certaines affections fébriles, les malades d'un esprit fort ordinaire s'élevaient à des idées qui, dans l'état de santé, eussent dépassé les bornes de leur conception. Ne peut-on pas opposer ces faits à la théorie de CuUen, qui regarde la diminution de l'énergie du cerveau comme lecaraclère essentiel delà fièvre?
On sait que la longueur différente du cou, et par conséquent la proximité plus ou moins grande du cœur et du cerveau, donnent assez bien la mesure de l'intelligence des hommes et de l'instinct dei animaux. La longueur démesurée du cou a été de tout temps regardée comme l'emblème de la slupidilé.
Dans l'état actuel de nos connaissances, peut-on déterminer de quelle manière le sang artériel agit sur le cerveau ? L'oxigène ou le calorique, dont H est le véhicule, élaborés par ce viscère, deviennentils le principe du sentiment et du mouveruentt ou bien ne fonl-ils qu'entretenir l'organe dans le degré de consistance nécessaire à l'exercice de set fonctions? Que doit-on penser de l'opinion de quel ques chimistes qui ne voient dans le cerveau qu'une masse albumineuse , concrétée par l'oxigène, et dont la consistance varie suivant l'âge , l'individn, le sexe, l'état de santé ou de maladie ; masse albgmineuse électroscopique , ou, pour mieux dire, plus capable de modifier et de produire le principe éleciromoteur qu'aucune autre substance organisée? Toute réponse à ces questions prématurées ne pourrait être qu'une simple conjecture, à laquell» m il serait difficile de donner un certain degré de prcHf ji habilité. m
Théorie de la syncope. Si l'on réfléchit à l'im ^. portance de l'action que le cœur exerce sur li ^ cerveau, on est naturellement conduit à en admet tu tre la nécessité pour l'entretien de la vie, el^ii déduire de sa suspension momentanée la théoi des affections syncopales. Déjà plusieurs auteni ont essayé d'expliquer la manière d'agir de 1 cause prochaine; mais aucun n'étant parti de démontrés par l'expérience , leurs explicai ne sont nullement d'accord avec ce qu'appi l'observation sur les phénomènes de ces m dies.
Pour se convaincre que la cessation instantani de l'action du cœur sur l'organe cérébral doit regardée comme la cause immédiate des synco il suffit de lire avec attention le chapitre que Ci len, dans sa Nosologie, a consacré à ce genre d'f fection ; on verra bientôt que leurs causes o sionnelles, dont les différences en déterminent nombreuses espèces , sont ou inhérentes au « et aux gros vaisseaux , ou bien exercent leur tion sur le centre épigastrique , et n'affectent mais le cerveau que d'une manière consécull Ainsi les syncopes produites par les dilatalii anévrismales du cœur et des gros vaisseaux des concrétions polypeuses formées dans ces duils , par l'ossification de leurs parois ou de valvules; celles qu'occasione l'hydropisie dç ricarde ou l'adhérence du cœur à l'intérieur sac membraneux , dépendent bien évidemment l'affaiblissement extrême ou de la cessation enti de l'action du cœur et des artères. Leurs p« ossifiées , dilatées, adhérentes aux parties voii ou comprimées par un liquide quelconque, gissent plus sur le sang avec une force suffis* ou bien ce fluide est arrêté dans sa progrès par un obstacle qui remplit l'intérieur de ses naux , comme une concrétion polypeuse, on* vule ossifiée et immobile dans l'abaissement. Cu
CONTIEXION DES FONCTIONS.