‹ Nouveaux éléments de physiologieChapitre 27 sur 102 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

imc , avec raison, ces syncopes îdtopat/iiçwea ardiaqties.

•n peut en rapprocher la syncope pléthorique, dépend d'une congestion sanguine dans les tés du cœur : les contractions de cet organe ieunent plus fréquentes ; il redouble d'efforts r se débarrasser de celte surcharge nuisible à ercice de ses fonctions; mais bientôt à cet .teraent inaccoutumé , par lequel la contraccde sesGbresse trouve épuisée, succède une e de paralysie, dont la syncope est la suite c>ssaire.

In doit y joindre encore les défaillances qu'ocone une saignée copieuse : la prompte sousion d'une certaine quantité de fluide vivifiant e le cœur du stimulant nécessaire à l'entretien »!on action. Le même effet résulte de l'évacuadescaux qui remplissent l'abdomen dans une opisie ascite ; de nombreux vaisseaux cessent e comprimés; le sang , qu'auparavant ils retient d'admettre, s'y porte avec abondance; uanlité que le cœur envoie au cerveau, proionnellement diminuée, ne suffit plus à son «tement. Il faut encore rapporter aux syncopes apathiques celles qui signalent les derniers du scorbut, dont le principal caractère est, me on sait, une débilité excessive des muscles inés aux fonctions vitales et aux mouvements notaires; enfin, les asphyxies par strangulation, submersion , par les gaz non respirables , afons dans lesquelles, le sang étant privé du ocipe qui le rend propre à déterminer les conrtions du coeur , la circulation se trouve interpppe. On conçoit que , si le sang ne perd que à peu ses qualités stimulantes, l'action du r, graduellement affaiblie, pousse vers le cer- I an sang qui , par ses qualités , se rapproche ang veineux , et , comme ce dernier liquide, peut entretenir la masse cérébrale dans son omie naturelle. On pensait que l'injection de ques bulles d'air dans la jugulaire d'un chien lut tomber subitement l'animal en syncope , et iioe suffisait pour lui ôler la vie ; mais les expéices de Nysten ont prouvé que l'air alraosphée produit ces fâcheux effets seulement lorsqu'il mjecté en quantité assez grande pour distendre ,'Xcès les cavités du cœur , ou qu'injecté par les es , il va comprimer la masse cérébrale. Lors- >D en injecte seulement une certaine quantité , iKoit le gaz dissous dans le sang veineux se porter 5 lui aux poumons , puis être exhalé par cette

m second ordre do causes occasionelles se «pose de celles qui , portant leur action sur le ire épigastrique, déterminent sympathiquement îssation dus battements du cœur, et la syncope «résulte iuévilahlement de celte cessation; telles les affections vives de l'âme, comme une ler- IfT profonde, une joie excessive, une aversion [ ï décidée pour certains aliments , l'effroi qui it à la vue inopinée d'un objet, l impression ^igréable que produisent certaines odeurs , etc. is tous ces cas , on éprouve vers la région du ^îhragmo le sentiment intérieur d'une commoi plus ou moins vive. Du plexus solaire du

grand-sympathique, qui. suivant l'opinion assez généralement reçue , est regardé comme le siège de celte sensation , ses effets se propagent aux autres plexus abdominaux et Ihoraciques. Le cœur, dont presque tous les nerfs viennent du /randsympalhique , en est spécialement affecté. Tantôt son action en est seulement troublée , et d'autres fois entièrement suspendue. Le pouls devient insensible , le visage pâle , les extrémités froides , et la syncope se déclare. Les choses se passent delà même manière lorsqu'une substance narcotique ou vénéneuse a été introduite dans l'estomac, lorsque ce viscère est extrêmement affaibli, à la suite d'une longue abstinence , ou qu'il se trouve surchargé de sucs mal élaborés, dans les douleurs intestinales que ï on nomme coliques, dans les accès hystériques, etc.

Ce dernier ordre de causes occasionelles n'agit que consécutivement sur le cœur , et ne produit la syncope que d'une manière éloignée; mais le résultat est toujours le même. Il arrive , dans tous les cas , que les artères céphaliques ne recevant plus laquantiléde sang qui s'y portait dans l'élat naturel, la masse cérébrale tombe dans une espèce de collapsus qui entraîne la cessation momentanée des facultés de l'entendement , des fonctions vitales et des mouvements volo-ntaires.

Morgagni , en traitant des maladies suivant l'ordre anatomique , range les lipothymies au nombre des affections de la poitrine , parce que les viscères renfermés dans cette cavité offrent des traces de lésion plus ou moins graves chez les individus qui , pendant leur vie , étaient sujets à des lipothymies fréquentes. La compression de la masse cérébrale par un fluide épanché sur la dure mère, à la suite des plaies de la tète, produit moins une syncope véritable qu'un assoupissement profond. Toutes les causes qui agissent de celte manière sur l'organe cérébral sont une source féconde d'affections comateuses , carotiques , et même apoplectiques. Un homme gravement offensé entre tout d'un coup en fureur ; son visage se colore : il éprouve un vertige, et tombe sans connaissance : il n'y a point décoloration , absence de poujs (presque toujours celui-ci bat avec plus de force). Cet état n'est point la syncope: c'est un premier degré de l'apoplexie, occasioné parla pression mécanique du cerveau , vers lequel le sang s'est porté tout-à-coup avec trop d'abondance.

Je pourrais étayer celte théorie des affections syncopales , de nouvelles preuves tirées des circonslancesqui iavorisent l'aclion des causes qui les produisent. Ainsi , c'est presque toujours dans l'état de station que les syncopes se déclarent ; et le coucher sur un plan horizontal est une précaulion utile dans leur traitement. Les malades affaiblis par do longues maladies , tombent en défaillance au moment où ils veulent se lever : on les rappelle à la vie en leur donnant la position qu'ils avaient abandonnée. Or , comment expliquer cet effet de la station chez les sujets dont la masse des humeurs est appauvrie , et l'aclion organique extrêmement languissante? N'csl-ce pas par le retour plus difficile du sang porté au parties inférieures, par l'ascension moins facile de celui que les conlraclions du cœur

ÉLÉMENTS DE l'II VSl OI.OGIE.

lancenl vers les organes céphaliqucs ? Alors les phénomènes de la circulation sont plus hydrauliques que dans Ictat de santé; le solide vivant cède plus aisément à l'empire des lois physiques et mécaniq;!es , et, suivant lu sublime idée du père de la médecine , notre nature particulière se rapproche davantage de la nature universelle.

3° Influence de l'innervation. Nous pourrions rapporter ici tout ce que nous avons exposé dans plusieurs points de cet ouvrage , et montrer comment une.lésion primitive de l'axe cérébro-spinal porte une atteinte plus ou moins rapide et prolonde sur toutes les fonctions qu'il tient sous sa dépendance. On verrait que la désorganisation des lobes cérébraux entrave les phénomènes de l'inlelligence, de la sensibilité et de la myotililé , et que celle de la moelle alongée produit , outre les troubles précédents, un arrêt instantané dans les phénomènes vilaux de la respiration , et occasione par-là tous les phénomènes de rasph3xie.

Tel est ce fameux trépied de la vie, dont une des branches ne peut être lésée sans que les deux autres ne soient aussitôt atteintes. Si ces trois fonctions sont celles dont les connexions offrent le plus d'intérêt, les autres n'en sont pas pour cela indépendantes; car, pour qu'elles s'exécutent, il leur faut à toutes dufiang artériel, fait qui suppose la respiration et la circulation ; il leur faut, de plus, l'influence du système nerveux : mais pour avoir du sang artériel, la digestion dait avoir fourni un chyle réparateur pris par les absorbants, transporté avec le sang vers le poumon, et, de plus, modifié et dépouillé de plusieurs

de ses qualités parla nutrition, les sécrétions, elc

Toute autre fonction prise au hasard nous montrera la connexion d'un assez grand nombre d'aulresd'un ordre différent. Ladigeslion, parexemple, que l'on classe parmi les fonctions organiques, ne comprend-elle pas des sensations, telles que la faim, la soif, la satiété, le besoin de rendre les matières fécales, sensations qui appartiennent à la vie animale ? n'est-ce pas la volonté qui choisit l'aliment, le prépare, le divise, préside au mouvement des mâchoires qui le broient ? Le sens du goût n'estil pas en action? Il faut d'ailleurs des fluides sécrétés pour agir sur la matière alimentaire : de là des sécrétions glandulaires, folliculaires, etc.... On le voit, l'enchaînement des fonctions forme un cercle qui n'a ni commencement ni fin. Le. rapports fonctionnels sont d'autant plus tranchés et plus importants , que l'organisation animale est plus parfaiîe.

CXCVIII. Les connexions sympathiques sont enveloppées de beaucoup plus d'obscurité que les précédentes. Barihez a défini les sympathicsuneaction d'organe consécutive à l'impression faite sur un autrcorgane, sansqu'il y aitentrelcs deux d'enchaîneraentnalurel. D'après Béclard, on doitenlendre par sympathie la coexistence dedeux actes, soit de formation, de volilion ou de sensation, dans deux parties différentes du corps, sousl'influenced'un excitant qui n'a frappé qu'une de ces parties. Prenons un exemple: qu'on titille la luette aveclos barbeS d'une plume, de suite on éprouve une enviede vomir, et le diaphragme est le siège de contractions violentes qui accompagnent le voraisscraent. Or, deux

actes simultanés, la sensation produite sur la luette et les contractions d:i diaphry;.Mne, survenus dans deux organes séparés, sv.us l'influence d'une excitation unique, la titillation de la luette, reniplisseni tous les éléments de la définition donnée par Béclard.

Il faut éliminer des sympathies des actes qui oDt des rapports avec elles, et qui pourtant en sont en< fièrement distincts : ainsi, quand un coup de sabre a divisé transversalement tous le tissus qui recouvrent la partie inférieure de la face externe d« l'humérus, on voit iuiuiédialement survenir l'ini. possibilité d'étendre les doigts, liieu que nous ayoni ici en apparence toutes les condilions de la défini, tion d'unesympathie, les phénoraénesobservésdani le cas précédent ne peuvent s'y rapporter, pui» qu'ils s'expliquent naturellement par la sccliondt nerf radial qui va se distribuer aux muscles exlen seursdesdoigls.

Il y a des actes qui se trouvent placés sur limite des sympathies , et que Barthez rappor la force de syniergie: c'est ce que nous vo; quand la contraction instinctive de la plupart' muscles du corps se joitit à la contraction des des du bras dans l'action de soulever un fardi quand, pendant l'accouchement, les muscles minaux unissent leur puissance , en dépit sou? de la volonté , aux contractions utérines.

Le nombre des sympathies est considérable ; o| peut même dire que chaque partie du corps pei sympathiser avec toutes les autres. Les unes s'< complissenl dans l'état de santé; d'autres seulemei lorsque les organes sont altérés dans leurs foi tions. Quand un organe estpassif dans la sympalhii c'est-à-dire, quand son action est consécutive l'impression qu'un autre a éprouvée, il décèle excitation , ainsi que Bichat l'a fait remarquer, l'accomplissement de la fonction qu'il est nata lement destiné à remplir: ainsi le muscle se coi tracte, la glande supprime , augmente ou niodii sa sécrétion, elc. Quelques sympathies entrent di le plan régulier des fonctions: telle est celle lie le mouvement de l'iris à l'éclat de la Uinaic qui affecte la réline ; d'autres, au contraire, qi l'on pourrait appeler sympathies par excellem ne présentent pas de but appréciable : telle la liaison qui existe entre l'utérus chargé jlTj produit de la conception, et les fonctions Je r<|| tomac. L||„

On peut rapporter les sympathies à l'un des Ob'* suivants: 1° celles qui existent entre deux poi différents et éloignés d'une même membrane, t exemples en sont nombreux : ainsi, la titillation la luette provoque le vomissement; un rak dans la vessie produit des démangeaisons au bo du gland ; des vers intestinaux l'accompagnent» picotement au bout du nez , etc. Ilunter leur a do né le nom de sympathies par continuité. 2 " Ccll qui existent entre les différentes couches nicnibi neuses d'un même organe , appelées sympathi par contiguité : ainsi , la sensation que l'aliwc produit sur la muqueuse de l'estomac provoque contraction des fibres musculaires de^elorgaDj de même le sang sollicite l'action des ventricu' du cœur. 3" Celles qui se montrent entre les tUv

CE LA GÉNÉRATION

Dorlions d'un même organe : ainsi, les sons qui clent les nerfs de l'oieille enlrainenl la conlion des muscles tjinpaniqiies. 4" Celles qui l plusieurs organes d'un même appareil : ainsi palhisenl l'ulérus et les mamelles. 5" Celles m observe entre des organes d une structure :of;ue , entre la peau et les muqueuses , entre litïérentes synoviales, elc. 6» Entre des organes concourent à une même action : ainsi, la peau, reins, les poumons sjmpalliisent ensemble, mie chargés de fonctions d'excrétion , pour Lom plissement desquelles ils sont supplémcnes. 7" Enfin il existe encore une loule de symuos qui ne peuvent se rattacher à aucune des :Gdentes.

luelle est la condition organique qui préside éveloppemcnt des sympathies? Cette question fort obscure. Le système vasculaire , le tissu ilaire.ontétéconsidérés commcpouvantrendre ptc des phénomènes sympathiques; d'autres Dut attribués à la continuité des membranes : .i il est probable que le système nerveux sert r.ermédiaire entre les deux organes qui sympaenl, soit que tous les nerfs contribuent à celte lion , soit que les filets du grand-sympathique :ourent seuls à l'accomplir.

Page 1