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CHAPITRE XII

DE LA GÉNÉaATION.

SCIX. Différences des sexes. Les fonctions l 'ont l'objet de ce chapitre ne sont point néces- ; s à la vie de l'individu ; mais sans elles l'espèce l aine périrait bientôt , privée de la faculté de

■ produire ; et, comme la perpélnilc des espèces i itcs semble être le but principal de la nature, lit que les phénomènes de reproduction sont

• le moins égaux en importance à ceux qui l'ici ont fait l'objet de notre élude. Bien plus, légligcant l'enseignement et l'exlension natu-

• des fonctions, on les envisage sous cet ne point de vue, l'histoire des fonctions de oduclion devrait suivre immédiatement celles onctions nutritives. En effet, les phénomènes dation , les sensations , les mouvements et la

existent comme surajoutés; leurs organes quent aux végétaux et dans une multitude Pièces d'animaux qui tous jouissent nécessairei de la double faculté de se nourrir et de se lUduire. C'est à mettre l'individu en étal de •'faire aux besoins résultant dos fonctions nulrii et reproductrices , que celles de relation sont iripalemcnt destinées chez les éircs pourvus .r»areils sensoriaux, vocaux et locomoteurs (1).

■ 'onctions conservatrices de l'espèce sont con- ! à deux ordres d'organes appartenant aux deux

8 , dont ils constituent la principale , mais non ;'uniqu<' différence.

a femme , en effet , ne diffère pas seulement de Tirae. par ses organes génitaux , mais encore sa taille moins élevée, par la délicatesse de

') Voyez Proli'-gomcncs.

son organisation , par la prédominance du système lymphatique et cellulaire , qui efface les saillies des muscles , et donne à tous ses membres ces formes arrondies et gracieuses dont la Vénus de Médicis nous offre l'inimitable modèle. Elle s'en dislingue encore par une sensibilité plus vive , jointe à une force moindre et à une glus grande mobilité. Son squelette lui-même présente des différences assez tranchées pour qu'on le distingue aisément de celui de l'homme. Les aspérités des os sont bien moins prononcées ; la clavicule est moins courbée la poitrine moins longue , mais plus évasée; le sternum plus court, mais plus large ; le bassin plus ample; les fémurs sont plus obliques, etc. (1). Dans un discours sur le beau physique , prononcé par Camper à l'Académie de dessin d'Amsterdam , ce célèbre physiologiste a fait \oir qu'en traçant les figures du corps de la femme et de celui de l'homme dans deux aires elliptiques, dont la grandeur serait la même pour tous deux , le bassin de la femme serait en dehors de l'ellipse , et ses épaules en dedans , tandis que ces dernières parties dépasseraient , dans l'homme , les limites de la figure , et qu'au contraire son bassin y resterait renfermé.

Les caractères généraux dos sexes sont tellement prononcés , que l'on distinguerait un mâle en voyant une seule partie de son corps à nu , lors même que cette partie ne serait point couverte de poils, et n'offrirait aucun des principaux attributs de la virilité. Doit-on attribuer cette variété d'organisation et de caractères à l'influence qu'exercent les organes sexuels sur le reste du corps ? L'utérus imprime-t-il au sexe toutes ses modifications dislinctives ? et doit-on dire, avec Vanhelmont : Propter solum uterum , muUer est id quod est. (C'est par la matrice seule que la femme est ce qu'elle est)? Quoique ce viscère réagisse sur tout le système féminin d'une manière bien évidente, et semble soumettre à son empire la somme presque entière des actions et des affections de la femme, nous pensons qu'il n'est pas , à beaucoup près, la cause unique des caraclèresqui la spécifient, puisque CCS caractères sont déjà reconnaissables dès les premiers temps de la vie , lorsque le système utérin est loin encore d'être en activité. Une observation (2) très-curieuse , consignée par le professeur Caillot dans le second volume des Mémoires de la Société médicale de Paris , prouve mieux que tous les raisonnements qu'on pourrait accumuler, jusqu'à quel point les caractères du sexe sont indépendants de l'influence de l'ulérus. Une femme naît , croît et s'élève avec toutes les apparences extérieures de son sexe. Arrivée à l'âge de vingt à vingt-un ans , elle veut obéir au penchant qui l'entraîne : vains désirs ! efforts superflus ! Elle n'avait rien au-delà de la vulve , d'ailleurs bien conformée. Un petit canal , dont l'orifice n'offrait que deux lignes à deux lignes et demie do diamètre, tenait la place du

(1) Comparer les hcUcs plnnclics qu'ont données Albinus et Socmmcriiif; des s(|iiL'leltcs de l'homnwî rt de la femme.

(2) On liouvc dans les Oliiivres de l,a Mélrie, Système (l'Épic\;re , § 14, une obsci vftlion analogue el non moint inlérctsanle.

vagin , et se terminait en cul-dc-sac , à un pouco do profondeur. Lespcrquisilions les plus exaclcs, faites on introduisant une algalio dans lu vessie urinaire, et le doigt indicateur dans le rcclum , ne purent faire rencontrer l'utérus. Le doigt, introduit dans l'intestin , sentait dislinctemcnl la convexité de la sonde placée dans la vessie , de manière qu'il était évident qu'aucun organe analogue à l'utérus ne séparait le bas-fond de ce viscère de la paroi antérieure du rectum. La jeune personne n'avait jamais été sujette à l'évacuation périodique qui accompagne ou précède l'époque de la puberté. Aucune hémorrhagie ne suppléait à cette excrétion ; elle n'éprouvait aucune des indispositions qu'occasione la non-apparition des règles ; elle jouissait au contraire d'une santé florissante : rien ne lui manquait des autres caractères de son sexe ; seulement son sein était peu développé. Parvenue à l'âge de vingtsix à vingt-sept ans, elle est devenue sujette à des pissements de sang assez fréquents. Celte hématurie, dont les attaques sont irrégulières , ne peut-elle point être regardé comme un moyen par lequel la nature supplée à l'évacuation menstruelle ? La vessie remplirait dans ce cas les fonctions de la matrice , et ses vaisseaux capillaires devraient être extrêmement développés.

La reproduction de l'espèce est , pour la femme , l'objet le plus important de la yie ; c'est presque la seule destination à laquelle la nature semble l'avoir appelée , et le seul devoir qu'elle ail à remplir dans la société humaine: partout où la terre fertile fournit abondamment à l'homme de quoi pourvoir à ses besoins , il n'appelle pas la femme à son secours pour en arracher sa subsistance ; il la décharge du fardeau des obligations sociales. L'Asiatique ne demande aux femmes oisives qu'il rassemble dans son sérail , que des plaisirs, et des enfants qui perpétuent sa race. Le plaisir et les devoirs de la nialernilé sont l'unique affaire des Otaïtiennes. Chez quelques peuplades sauvages de l'Amérique, le sexe mâle, abusant du droit odieux de là force , tyrannise , il est vrai , la femme, et , se réservant tous les avantages de la société , lui en fait supporter toutes les charges ; mais cette exception ne détruit point la règle générale déduite de l'observation de tous les peuples. Tout ce qui éloigne la femme de cette destination primitive, tout ce qui la détourne de cet objet, est à son désavantage; c'est à ce but que toutes ses actions, foutes ses habitudes se rapportent ; comme dans son organisation physique, tout y est évidemment relatif. Dans toutes les passions, l'amour est chez la femme la passion la plus dominante ; on a même été jusqu'à dire l'unique passion. Il est vrai que toutes les autres en prennent quelque chose , en reçoivent une teinte particulière, qui les dislingue de ce qu'elles sont chez rhorome( I).

Nous ne pousserons pas plus loin l'examen des différences générales qui caractérisent les deux

(1) Fonlcnelle disait de la dévotion de certaines femmes : On voit que l'nmour a passé par-là. On a dit, à l'occasion de sainte Thérèse : A.imer Dieu , c'est encore aimer. Thomas préloid qiic, pour les femmes, tin liommc est pins qu'une nation. L'amourn'csl qu'un épisode dan» la vie de l'homme;

sexes: personne n'a autant approfondi ce sujet et ne l'a traité d'une manière plus piquante que Iloiisgel dans l'ouvrage intitulé : Système physique cl morai de la femme.

ce. Hermaphrodisme L'hermaphrodisme, ou la réunion des deux sexes chez le mémo individu est impossible dans l'homme et dans la grande famille des animaux à sang rouge. Les recueils

d'observations n'en présentent aucun exemple avéréet tous les hermaphrodites que l'on a pu voir

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jusqu'ici n'étaient que des êtres mal conformés dont les organes mâles, imparfaitement ébauchés ou l'appareil féminin trop développé, rendaient lé | r sexe équivoque. Aucun ne s'est montré capable d'engendrer à lui seul un être semblable à luimême : le plus grand nombre était inhabile à h reproduction : l'imperfection ou la vicieuse coi' formation des organes qui y servent, les condannaient à la stérilité. Tel était l'hermaphrodite dont parle Petit , de Namur , dans les Mémoires it l'Académie des Sciences ; celui dont Maret done l'histoire dans ceux de l'Académie de Dijon , et tODi ceux dont l'observation se trouve dans les MéiMires de la Société médicale , qui, de tous les recueib, est le plus riche en laits de cette espèce.

Mais si, dans l'homme et dans tous les êtres dont l'organisation est la plus analogue à la sienne, l'hermaphrodisme complet n'a jamais existé , on en trouve de nombreux exemples chez les aniraaDi à sang blanc , et surtout parmi les plantes qui cupent la partie la plus inférieure de l'échelle organisée. Les polypes , plusieurs vers , les buftm et les limaçons sont dans ce cas. Le dernier 4e ces animaux présente même une variété partial' lière d'hermaphrodisme , en cela que les organ» mâles et femelles se trouvant réunis sur le roêiM individu , il n'est cependant pas susceptible d'une génération solitaire , mais a besoin de s'accoupler avec un autre individu également hermaphrodile, afln de s'exciler, par lesfrottements et divers autres moyens d'irritation , à l'acte qui doit le reproduire.

L'immense tribu des plantes hermaphrodites préseule les organes mâles et femelles rassembles snf la même fleur. Les étamines nombreuses environnent un ou plusieurs pistils, répandent sur le stigmate leur poussière fécondante (pollen), qui, portée par le canal du slyle jusqu'à l'ovaire , va féconder les graines à l'aide desquelles les espèces se perpe tuent. Quelquefois la même espèce végétale contenant des individus mâles et des individus fcnielleSi les sexes peuvent être séparés par de grandes distances : alors la poussière séminale est portée , do mâle à la femelle, sur l'aile des zéphirs : te|* f sont les palmiers, sur lesquels Gledilsch a > ses premières observations touchant la gcnere-i lion des plantes , le chanvre, l'épinard , la mcrcoriale , etc.

Dans un degré moins parfait des fondions de j» repf oduction , on voit disparaître les organes de I* 1 1 fécondation, et la génération d'un nouvel être s «f " complil bientôt par le développement do gcniwcS'

c'esl l'histoire lout entière de la vie de la femme. (Ma^ de Staël.)

DE LA GÉNÉRATION

)ourgeons, sur le corps de l'animal ; bourgeons tombent au bout d'un certain temps, et dément des êtres semblables à ceux dont ils sont s, tantôt par une simple division de l'animal en lieurs parties , qui, toutes isolées , sont suscep- .>s de former un nouvel individu. Au-dessous de legré qui paraît être le dernier dans la producdes êtres organisés , existe-l-il une génération .itanée? [In assez bon nombre de physiologistes sent que tous les corps doués de la vie ne pasi pas par l'état de germes fécondés par des pats , et qui peuvent , à leur tour, devenir sus- Uibles de fécondation. Voici les raisons assez »«santes qu'ils donnent en faveur des générations Mlanées. Si l'on expose à la lumière et à la cha-

• solaire des infusions végétales ou animales, /oit bientôt se développer des animaux raicros- (jques. Spallanzani a remarqué que les infusoires «fères peuvent être privés entièrement de la vie, , pparence au moins, parla dessiccation; qu'en «oumeltant à l'action de l'eau et de la chaleur, ranimaux se ranimaient, et qu'on pouvait répé-

expérience jusqu'à onze fois de suite avec le me résultat ; les vers hydatiques qni naissent au des tissus sans qu'on ait pu découvrir les nés d'où ils proviennent ; les moisissures , ou ts végétaux , qui apparaissent à la surface d'or- .ôs malades; les animaux infusoires qui se Iransnenten conferves.ella transformation de cellesa animaux infusoires , selon qu'il y a une plus djoins grande quantité d'eau, phénomènes vus par i/iranus, MM. Bory de Saint-Vincent, Edwards; îconferves nées dans une infusion d'eau dise et de corail, sont les yeux de Wiegmann ; et iQe dans de l'eau distillée pure, suivant M. Frey, uence solaire étant seule nécessaire à la proluion du phénomène, algré ces arguments, les générations spontanées .t pas été admises par Cuvier. Cet illustre sai a pensé que , dans les cas où l'on n'avait pu uvrir des germes des nouveaux individus , ces les n'en préexistaientpas moins au développel de ceux-ci. Enfin, quelques auteurs ont > une opinion un peu moins exclusive : ainsi , /iranus, Tiedemann , etc. , pensent qu'à la elé, jamais la matière minérale ne peut par elleoe donner lieu à la création d'êtres organisés; » que les substances déjà organisées , telles que érine , l'albumine , l'amidon, etc., peuvent,

♦ certaines circonstances de température , d'hu- Ué, d'électricité, donner spontanément naise à des êtres doués de la vie.

m. L'homme présente cela de particulier , i n'est point assujetti à l'influence des saisons M'exercice de ses fonctions génitales. Les anix,au contraire, se rassemblent à des époques i , s'accouplent dans certains temps de l'année , araissent ensuite oublier les plaisirs de l'amour «• satisfaire à d'autres besoins. Ainsi, les loups » renards se réunissent au milieu de l'hiver, îcrfs en automne, le plus grand nombre des aux au prmtemps, etc. L'homme seul s'ap- <he dans tous les temps de sa compagne , et la fcnde sous toutes les lalitudes et dans toutes les ipératures. Cette prérogative lient moins peut-

être à sa nature particulière qu'au parti qu'il tire de sou industrie. Garanti par les abris qu'il a su se construire contre les rigueurs des saisons et les variations de l'atmosphère , pouvant toujours satisfaire à ses besoins physiques , à l'aide des provisions que sa prévoyance tient accumulées , il peut également se livrer en tout temps aux jouissances de l'amour. Les animaux domestiques, que nous avons soustraits en partie aux influences extérieures , produisent presque indifféremment dans toutes les saisons. Pour prouver mieux encore que c'est en neutralisant, par les ressources de son industrie , la puissance de la nature , que l'homme est parvenu à ne point obéir à l'influence des saisons dans l'acte reproducteur de son espèce , on peut dire que cette influence de la température est d'autant plus prononcée que les animaux s'éloignent davantage de l'homme ; qu'ainsi , le frai des poissons et des grenouilles se trouve accéléré ou retardé suivant que la saison est plus ou moins précoce ou tardive , et qu'un grand nombre d'insectes ont besoin, pour naître ou pour produire, des chaleurs dont l'absence les empêche d'exister.

CCIL Organes de la génération de l'homme. Aristote , Galien , et leurs verbeux commentateurs, ont exprimé l'analogie qui existe entre les parties génitales de l'un et de l'autre sexe, en disant qu'elles ne différaient que par leur position , extérieure chez l'homme, et intérieure dans la femme. On trouve en effet une ressemblance assez exacte, entre les ovaires et les testicules , les trompes de Fallope et les conduits déférents, la matrice et les vésicules séminales , le vagin , les parties extérieures de la génération de la femme , et le membre viril. Les premiers sécrètent la liqueur séminale , et fournissent, soit dans l'homme, soit dans la femme, nne matière essentielle à la génération { ovaires ei testicules). Les trompes de Fallope, comme les canaux déférents, portent celle matière dans les réservoirs où elle doit séjourner {utérus et vésicules). Ces poches contractiles, qui servent de réservoir à la semence ou à son produit, s'en débarrassent quand ils y ont fait un assez long séjour; enfin, le vagin et la verge servent à cette élimination. Quelque heureux que paraissent de tels rapprochements, on sera loin d'en conclure une similitude pai faile entre les appareils génitaux des deux sexes. Chacun d'eux remplit dans l'acte reproducteur des fonctions parfaitement distinctes, quoique réciproquement nécessaires (1).

CCIIL La liqueur prolifique est préparée par les testicules, organes pairs recouverts de plusieurs enveloppes , dont l'une , formée par la peau , et connue sous le nom de scrotum, représente une poche commune à toutes deux , se resserre parle froid, se relâche par la chaleur, et jouit d'une contraclililé plus évidente que les autres parties du tissu cutané; ce qu'elle doit principalement au dartos, seconde enveloppe propre à chaque testicule. La tunique crythro'ide, ou le muscle crémasler sous-jacent au darlos, jette au-devant du cordon et du testicule des anses renversées qui,

(I) (V Ul viiilin 11(1 (Intidiini , sic niiiliibria ad ifcipiciulum iiiiitiira ailla siiiil, etc. >^ Cli. Crève,

itLÉUERTS DE PHYSIOLOGIE.

parleur raccourcissement , impriment au testicule de lo^rers mouvement!' de bas en haut, etconiribuent à froncer la peau du scrotum. La tunique fibreuse forme un petit sac aiongé, placé dans char|ue dartos , large inlërieuremenl pour tenir le testicule et l'opididynie, et remontant autour du cordon des vaisseaux spermatiques jusqu'à l'anneau.

La tunique vaginale, membrane séreuse, recouvre immédiatement les testicules , et, se réfléchissant à leur surface , se comporte , à leur égard , comme le péritoine par rapport aux viscères abdominaux, c'est-à-dire ne les contient point dans sa propre cavité. Enfin , les testicules sont revêtus par une membrane fibreuse , blanche , épaisse et très-consistante, qui fait partie de leur substance : c'est la tunique albuginée, de l'intérieur de laquelle partent en grand nombre des lames membraneuses, qui, se croisant dans sa cavité, forment un certain nombre de cellules remplies par une substance vasculaire jaunâtre. Cette matière filamenteuse, renfermée dans la coque albuginée , a si peu de consistance, qu'elle se dissoudrait bientôt si le testicule était privé de son enveloppe extérieure. Elle est formée par les tuyaux séminifères , petits tubes vraiment capillaires, singulièrement repliés , enlorliliés sur eux-mêmes, naissant probablement des extrémités des artères spermatiques, se dirigeant tous vers le bord supérieur de l'ovule, que les testicules représentent, se réunissant dans cet endroit , et formant dix à douze tuyaux , qui , rassemblés, constituent un cordon placé dans l'épaisseur de la tunique albuginée, et que l'on nomme corps d'Hygmore. Lés dix à douze conduits qui , réunis en faisceau , forment. ce cordon, percent la membrane dans le tissu de laquelle ils étaient contenus , se réunissent en un seul canal , qui se contourne sur lui-même , et forme une éminence appelée tète de Vépididyme. Ce canal, résultant de )a réunion des conduits du corps d'Hygmore , d'abord contourné sur lui-même , devient de moins en moins flexueux à mesure qu'il s'approche de l'extrémité postérieure du testicule. Là, il se recourbe sur lui-même, et remonte , sous le nom de canal déférent, le long du cordon des vaisseaux spermatiques jusqu'à l'anneau inguinal, par lequel il entre dans !a cavité abdominale. Les conduits déférents , quoique d'une grosseur égale à celle d'un tuyau de plume , ont néanmoins une cavité trèsétroile ; et il est difficile de dire pourquoi un conduit capillaire a des parois aussi épaisses , et d'une dureté presque cartilagineuse.

La semence préparée par les testicules est séparée du sang que leur apportent les artères spermatiques, longues, grêles, très-Dcxueuses, et naissant de l'aorte sous un angle très-aigu. Ce liquide pe filtre à travers les conduits séminifères, passe dans ceux du corps d'Hygmore, et par suite dans les canaux déférents, qui , entrés dans l'abdomen, viennent se terminer dans les vésicules séminales, cl y déposer le liquide spermalique. La délicatesse de l'organisation du testicule , la ténuité des filières que parcourt la semence, expliquent la facilité de ses engorgements et la difficulté de les résoudre.

La liqueur spermalique passe des conduits dé-

férents dans les vésicules, malgré l'angle rétrograde sous lequel ils s'y rendent. Il en est, à cet égard des poches destinées à servir de réservoir à la ee mcnce, comme de la vésicule du fiel. Malgré l'angl défavorable sous lequel les conduits se rencontren avec les cols des vésicules, ce fluide passe de ceux ci dans celles-là : la bile, parce que le canal cholé doque est singulièrement rétréci dans son exlré mité duodénalc ; le sperme , parce que le condni éjaculateur traversant la prostate, et s'ouvrant dal'urètre par un orifice très-étroit, ce liquide relia plus aisément dans la vésicule séminale qu'il q passe du conduit déférent dans l'éjaculaleur.

Les vésicules séminales forment deux poche membraneuses de capacité différente dans les dive individus, plus grandes dans la jeunesse et c" les adultes que dans l'enfance et chez les vieilla" Elles ressemblent à la terminaison des canaux d rents élargis, amincis et contournés sur eux-mém à la manière des intestins; de telle sorte qu'on peo avec de l'adresse et de la patience, les déployere un long canal flexueux. C'est à raison de cette stm lure que leur intérieur semble partagé en plusien cellulosilés ou alvéoles; une membrane muque les tapisse et sécrète en quantité considérable un humeur glaireuse qui se mêle au sperme, en forai la plus grande partie, et lui sert de véhicule, position des vésicules séminales entre le rect~ les releveurs de l'anus et le bas-fond de la vessi fait que leur excrétion, principalement due à l'a lion tonique de leurs parois, peut encore élre vorisée par la douce compression qu'exercent su elles les releveurs de l'anus, convulsés au mome de l'éjaculalion. Les animaux privés de ce réservo séminal , les chiens, par exemple , restent p' long-temps accouplés, la liqueur prolifique néce saire à la fécondation devant être préparée pend le temps de la copulation, et ne pouvant conl que goutte â goutte.

Les conduits éjaculateurs qui résultent de réunion des vésicules avec les canaux déféren traversent la prosfaïe et s'ouvrent séparément da l'urètre, sur les côtés d'une lacune située sur lew^ monlanum. Le corps glanduleuxdans lequel ilsso renfermés , et qui soutient également le col de vessie et le commencement de l'urètre, n'exis pas chez la femme. Dix à douze conduits porte dans l'urètre le liquide muqucux et blanchâtre q la prostate sécrèle. Cette liqueur prostatique mêle à la semence, augmente sa quantité ; peut êl même, éjaculée la première, elle lubrifie l'inlérie du canal , et prépare la voie au fluide sémln en rendant la surface intérieure de l'urètre pl glissante.

L'urètre a non-seulement pour usage de port la semonce au-ilchors, il sert en même temps conduit excréteur aux urines, et fait partie dè verge. Celle-ci, chargée de porter la liqueur pr lifique dnris les parties génitales de la femme, ( être en érection pour remplir convenablement usage. L'érection devant être considérée coaii** phénomène lié à la structure de la verge, nonsn f poserons celle structure qu'après avoir dcrril parties génitales de la femme.

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