CCIV. Organes do la génération dans lafetnm
DE LA GÉNÉRATION
^ n'ailopicrons point l'ordre anatomiqne géndiciit suivi dans celle description ; mais, ran- :! sous une triple division les diverses parties I dans la femme, servent aux fonctions génitai nous parlerons d'abord des ovaires et des tromde Fallope , puis de la matrice, et en dernier 1 du vagin et des parties extérieures.
.'ovaire, placé dans le bassin de la femme, te- ,t à la matrice par un ligament, reçoit les yais- •iix et les nerfs qui, dans l'homme, vont se renau testicule: il a la même forme que ce dernier ane, quoiqu'il soit en général un peu moius voiûineux. L'ovaire sécrète-l-il une liqueur dont le ilange avec la semence du mâle produit le nouvel :b? ou bien s'en délache-l il, au moment de la Liceplion, un œuf que le sperme vivifie ? Quelque I ti que l'on prenne dans celle discussion , sur kuelle nous reviendrons, on sera forcé de coniîir que l'ovaire prépare une matière essentielle à v énération, puisque son ablation rendlesfemelles fîcondes.
u'est sûrement aussi par les conduits membraux, appelés trompes de Fallope , que celte raafe, quelle qu'elle soit , fournie par les ovaires , *se dans la matrice , à laquelle ces trompes abou- ■ent par une de leurs extrémités, tandis que ; lire , large , évasée , frangée dans son contour , • te dans la c.-.vilé du bassin, soutenue par uite : ite duplit'ature du péritoine, mais se redresse l'elle-mènie, s'appliqueàl'ovairependanlle (emps c coït, et élablil alors un canal non interrompu r.re cet organe et l'intérieur de la matrice. On a luvé l'orifice externe de la trompe de Failope, î le morceau frangé, embrassant ainsi l'ovaire Ms certaines femelles ouvertes immédiatement ? ès la copulation. Il peut arriver que, par un vice i ani({ue, la trompe de Fallope ne puisse se porter 1 l'ovaire. En disséquant le cadavre d'une femme ifile, je trouvai les morceaux frangés ou les extréé;és évasées des trompes , adhérents aux parties rîrales du détroit supérieur du bassin , de telle inière qu'il était impossible qu'elles pussent l'culer les mouvements nécessaires à la fécon-
•iOD.
La matrice, placée dans le bassin entre le rectum •lavessie, esl un viscère creux, danslequel leprotil de la conception s'accroît et se développe [iqa'à l'époque de l'accouchement. On a trouvé icavilé intérieure partagée en deux cavités, qui itilôls'ouvraientdansle même vagin, tantôt avaient fïcune un vagin séparé ; d'autres fois aboulissaient vagin qui n'était double que dans la partie la !i8 voisine de l'utérus. Enfin , Valisnieri rapporte *bgervation d'une femme qui présentait deux mafces, dont l'une s'ouvrait , comme de coutume, »ns le vagin, tandis que l'autre communiquait avec frectum. Quoique la nature musculaire des parois ■' la matrice se prononce manifestement, à mesure •'elle se développe pendant la grossesse, on peut rc que ce muscle creux diffère des organes de tte espèce par l'arrangement de ses fibres, qu'il l difficile d'apercevoir quand sa cavité est vide , « impossible de bien démêler, lors même qu'elle rl remplie par le fœtus ; mais elle s'en dislingue •nom par la propriété singulière dont elle jouit,
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de se dilater , de s'étendre en augmentant d'épaisseur , au lieu de devenir plus mince.
Le vagin n'a rien de remarquable que la structure molle, rugueuse et dilatable de ses parois. L'extrémité supérieure de ce canal oblique, tournée en arrière et en haut, embrasse le col de la matrice, tandis que l'orifice inférieur est environné par un corps spongieux, dont les cellules se remplissent et se vident de sang , comnae celles des corps caverneux du clitoris et de la verge. On le nomme plexus rétiforme : son gonflement dans l'érection peut rétrécir l'entrée du vagin ; les contractions du muscleconstncfewr , qui , tenant la place àcsbulbocaverneux de l'homme, est couché sur le plexus rétiforme , et environne comme lui l'entrée du vagin , peuvent également rendre l'entrée de ce canal plus étroite.
En outre, cet orifice extérieur est garni, chez les femmes qui n'ont souffert l'approche d'aucun homme, d'un repli membraneux plus ou moins large, ordinairement demi-circulaire, connu sous le nom d'hymen. Son existence est donnée , par plusieurs, comme le signe le plus certain de la virginité physique ; mais tous les caractères à l'aide desquels on a cru pouvoir s'assurer de celle qualité, que les hommes convoitent avec tant d'ardeur, n'offrent rien que de très-équivoque (1 ). La laxitédes partiesbaignées par des mucosités abondantes, chez un& femme sujette aux fleurs blanches, ou parle sang; des règles pendant la menslruaiion, peut faire que l'hymen ait cédé sans se rompre, et qu'une femme vraiment déflorée paraisse encore vierge , taudis qu'une autre, parfaitement intacte , aura perdu l'hymen dans une maladie, etc. Enfin, il est des individus chez lesquels ce repli membraneux est si peu prononcé, que plusieurs analomisles ont été jusqu'à révoquer en doute son existence. Elle est constante néanmoins; mais sa grandeur est infiniment variable. On l'a vu, chez certaines filles, boucher complètement l'orifice du vagin, et, dans ce cas, produire la rétention des menstrues. D'autres fois l'oblitération n'étant pas entière, la fécondation a pu s'opérer à la faveur d'une très-petite ouverture et sans introduction; mais, au moment d'accoucher, la tête de l'enfant fait de vains efforts pour surmonter la résistancequela membrane lui oppose(2). Chez les femelles de certains animaux , celle du cabias ou cochon d'Inde, par exemple (cavia cobaya), l'orifice du vagin reste fermé, et ne s'ouvre que par les efforts de l'accouplement, pour se refermer ensuite jusqu'à l'époque de l'accouchement, après lequel il se ferme de nouveau par le recollement de ses bords ; en sorte que les femelles de ces animaux jouissent de l'heureux privilège de conserver lesapparencesde lavirginité, même après de nombreux accouchements.
Les parties génitales extérieures, faciles à apercevoir sans le secours de la dissection , ne peuvent point être regardées comme de simples agréments ; toutes, ainsi qu'on va le voir, remplissent un but
(1) « Altanicn prima venus débet esse criienla. »
(i Cependnnt , en général , les premières approches doirenl ôtre sanglantes, n (M. riK Hai-le»,)
(2) Bniulelocqne , Art des «ecoucliemenls.
ÉLÉMENTS DE l'IIYSIOLOGIE.
«lile^ Les replis delà peau, qui forment les grandes et les pclilcs lèvres, so déploient au moment de raccoiu'hement, et facilitentla dilatation nécessaire à l'expulsion du fœlus. Ces duplicalurcs non-seulemenl se dédoublent, mais encore s'étendent dans leur tissu, plus abreuvé, plus mou et plus extensible que celui de la peati. Le mont de Vénus, les poils qui l'omb^ragent , le clitoris, qui figure une verge imparfaite, semblent n'être que des organes de volupté; mais le plaisir n'enlre-t-il pas lui-même comme élément dans l'acte par lequel l'espèce humaine se perpétue?
CCV. Conception. L'œuvre de la reproduction est précédée et sollicitée par un instinct voluptueux, qui existe dans l'un et l'autre sexe, mais qui est plus prononcé dans le mâle que dans la femelle. Cet entraînement plus grand des mâles peut être observé dans toutes espèces animales, à l'exception de quelques femelles, qui, dans plusieurs insectes, par exemple , sollicitentle mâle; et c'est une loi très-sage, car, ainsi que le remarque Haller, la femelle est toujours apte au coït, tandis que le mâle joue un rôle actif qu'il ne peut accomplir que sous l'influence d'une stimulation assez énergique. On a cherché à expliquer le besoin du coït par les conditions spéciales dans lesquelles se trouvent les organes génitaux à une certaine époque de la vie. Ainsi, dans l'homme, la sécrétion du liquide qui remplit les vésicules séminales, et qui, plus tard, parla résorption, porte dans tout lecorps une ardeur amoureuse: dans la femme, le développement de l'ovaire, et la sécrétion des vésicules ovariques, sont les circonstances qui paraissent à quelques physiologistes provoquer les sensations, d'où naît le désir du rapprochement des sexes. On connaît le fail rapporté par Vallisnieri, d'une fille vierge qui mourut dans un accès d'hystérie, et sur l'ovaire de laquelle on trouva une vésicule bien développée. Le suintement séro-sanguinolent, qui se fait parle vagin des femelles au moment du rut atteste l'état d'excitation où se trouvent alors les organes de la génération. Cabanis rapporte le besoin du coït à cette classe de sensations qui appartiennent aux viscères et parcourent le système nerveux , sans que l'homme en ait la conscience. Gall assigne une partie de l'encéphale pour organe spécial de l'instinct delà reproduction, instinct qui, dans son système, forme une des facultés fondamentales de l'intelligence. Le cervelet, peu développé dans les enfants, offre un accroissement de volume très-prononcé au moment de la puberté; on ne le rencontre que chez les animaux qui s'accouplent : la région cérébelleusedevient plus chaude à l'époque du rut ; la congestion de sang dans le cervelet pendant la suspension, détermine un surcroît d'action de cet organe, et par suite l'érection cl l'éjaculation qui accompagnent ce genre de mort. Enfin, Gall a recueilli plusieurs observations d'hémorrhagie cérébelleuse, accompagnées des mêmes phénomènes. La partie moyenne du cervelet est seule affectée à l'instinctde la reproduction dans lesovipares; la totalité de l'organe y préside dans les vivipares. IM. Serres a restreint l'influence du cervelet sur la généralion à sa partie centrale , considérant les lobes comme destinés aux mouvements. Mais, il fautl'a-
vouer, plusieurs des raisons précédentes sont loin ' d'être convaincantes. On conçoit difficilemenlqa'ut épanchementde sang dans un organe puisse en ac. ' croître l'action; il semble plutôt qu'il devrait pro. il duire un effet directement opposé. Ajoutons qu'um jeune fille, morte il y a deux ans à l'hôpital Saint Antoine , n'avail pas de cervelet, et que cependan elle se livrait avec fureur à la masturbation.
Lorsqu'une irritation chimique, mécanique oi mentale , sollicite l'action des organes génitaux,! verge s'alonge, se gonfle et se roidit parl'accumn lation du sang dans les cellules des corps cavei neux et dans les mailles du tissu spongieux de l'a rètre(l). La turgescence de ces deux partie» d pénis doit être simultanée pour que l'érection so parfaite. On a cru pouvoir expliquer ce phénomén par la compression des veines honteuses, qui, d on , se trouvent placées entre la symphyse des p bis et la racine de la verge, pressée, tant que l'ère tion dure, contre ces os, par les muscles. Mais.dai cette hypothèse, l'érection devrait être volonlair d'ailleurs, le mamelon , le clitoris, les tumeu érecliles accidentelles, sont dépourvus d'appan musculaire propre à suspendre le cours du sai dans les veines ; et cependant ces parties éprouve les phénomènes de l'érection. Le sang qui goni les tissus caverneux de la verge et spongieux l'urètre et du gland, qui n'est lui-même l'extrémité épanouie de ce dernier canal, ne sla^ point dans leur cellules , seulement il s'y troui en plus grande abondance que de coutume, Tii tation augmentant d'une manière remarquai l'action des artères qui l'y versent. L'érectioi toujours proportionnée à la vivacité du slimnlo| cesse lorsque la cause irritante n'agit plus sur verge, de la même manière qu'une tumeur inflai matoire se dissout ou se résout quand sa cai déterminante est enlevée (2). Dans cette dilatati voluptueuse , l'urètre se redresse , tiraillé par verge qui s'alonge ; ses courbures s'effacent ; l'ii tation se propage de l'extérieur à l'intérieur, j qu'aux vésicules séminales et aux testicules. C© ci se gonflent et sécrètent davantage : doucemi agités par l'action tonique du scrotum , qui serj et les remonte vers l'abdomen , et par les coni tions des fibres du crémaster, dont l'épanoui ment forme, entre la tunique vaginale et le darl ce qu'on a improprement nommé tunique throïde ; ils se vident avec plus de facilité par canaux déférents, qui diminuent eux-mêmes longueur par l'ascension des testicules , et pari pent aux secousses qui sont imprimées à ces ganes.
Les secousses favorables qu'imprime l'action crémaster, soit aux testicules eux-mêmes, soit! canaux déférents , contribuent à la sécrétion di Texcrétiondc la semence, d'une manière tcllen*
(1) « Pcnis adcst , ila constnicliis , ut slimulo corp
n sive mcntali irrilatus, turgcnt et obrigcscat, scquc en H 1) poslcà (Iclumescat et collabalur. » (ClnrvE.)
(2) La chaleur animale éprouvcune augmentationU l] dans l'érection comme dans l'élat innanimaloirc. l.a tci^ rature des fleurs de l'arum , ou pied-de-vcau , s'élcv plusieurs degrés au-dessus de celle de l'atmosiihèrc moment de la fécondation.
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