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A long- temps ensevelies dans l'épaisseur des , alvéolaires. Les mâchoires croissent en tous ît par conséquent les arcades alvéolaires augnt de dimensions avec l'âge, l'arc s'agrandit; e que les dents primitives ne suffiraient plus irnir, si la nature ne les remplaçait par d'auenls plus grosses et plus nombreuses. Le coi'Inde ou cabiais , ce petit animal si souvent -yé dans nos expériences , qu'on pourrait à roit le surnommer la victime des physiolo- . présente celte singularité , que ses dénis ne )as renouvelées, mais poussent et sortent plus •s de l'alvéole à mesure que le frottement les l , de manière qu'elles sufûsent toujours à • le bord alvéolaire. La même chose s'observe -, lapins.
a est de la dentition comme de tous les autres omènes de l'économie animale; elle présente j)ule innombrable de variétés relatives à son c et à sa durée , etc. Ainsi on a vu des dents isser pour la troisième fois chez des personnes wancées en âge. On cite également quelques l-iles, fort rares, d'enfants venus au monde deux incisives à la mâchoire supérieure, jv XIV était dans ce cas. Baudelocque observe I éruption de quelques dents avant la nais- L n'est pas toujours la suite du développetexlraordinaire de l'enfant , ni le présage d'une lilulion meilleure , et le prouve par plusieurs ■oies. Enfin, les dents surnuméraires achèvent 1 iir que les phénomènes de la dentition sont I s aux mêmes irrégularités que la plupart des 1; phénomènes de la vie , soit physiologiques, ■blhologiques.
t\XIIh Ossification. Le travail qui s'exerce m e système osseux ne se borne point à l'érup- I4 au développement des petits os qui garnismes deux mâchoires. Toutes les autres parties Jttieletle se durcissent ; des noyaux osseux se Bwstent au centre des cartilages qui tiennent la Itides os courts du carpe et du tarse ; l'épaisseur ■fèces cartilagineuses qui séparent lesépiphy- I . corps des os longs diminue; les os larges lient et se solidifient du centre àlacirconfé- I . Ceux du crâne se rencontrent par leurs I; leurs fibres s'entrecroisent et forment les bis; les espaces membraneux (/bn(aneZZes), qui leiient vers la rencontre de leurs bords et de ftangles , disparaissent. Les urines contiennent ftoient peu de phosphate calcaire , ce sel étant ■inlier employé à la solidification des os. Vers »eu de la seconde année , ces parties ont déjà la assez de consistance et de solidité pour soulele poids du corps ; l'enfant peut se tenir de- H it marcher. Avant cette époque, il serait dan- I X qu'il l'essayât: les colonnes d'appui, trop Inles , ploieraient sous le fardeau , se courbc- B>;eD divers sens , et la direction des membres B' vicieusement changée. C'est vers la tête que HiQl les mouvements vitaux dans l'enfance : H« cette partie est-elle le siège principal des Hriies propres à cet âge , affections dans Ics- H îs il est souvent utile de procurer des évacua- H^localcs.
Hri orgaucs des sens , ouverts à toutes sortes
d'impressions , les reçoivent avec facilité : mais si, dans la première enfance , les sensations sont faciles , elles sont peu durables, sans doute à cause du peu de consistance de l'organe cérébral. A mesure qu'il avance en âge , la mobilité de Tenfant se calme , sans que sa susceptibilité diminue , et c'est pendant les années qui précèdent l'époque orageuse de la puberté, qu'il jouit, au plus haut degré , du pouvoir de se rappeler les choses qui l'ont affecté , que sa mémoire est plus nette et plus étendue. Mais bientôt maîtrisée par l'imagination dont une réaction puissante des organes sexuels sur le cerveau a amené l'empire, elle cesse d'avoir la même fidélité.
CCXXIV. Puberté. Le sexe, le climat,- la manière de vivre , ont une grande influence sur la manifestation plus ou moins précoce des phénomènes de la puberté. La femme y arrive un ou deux ans plus tôt que l'homme. Les habitants des pays méridionaux l'atteignent long-temps avant ceux des contrées septentrionales. Ainsi , dans les climats les plus chauds de l'Afrique , de l'Asie et de l'Amérique, les filles sont pubères à dix et même neuf ans, tandis qu'elles ne le sont en France que de la douzième à la quatorzième ou quinzième année , et qu'en Suède, en Russie , en Banemarck , l'écoulement menstruel , signe le plus caractéristique de la puberté , s'établit deux ou trois ans plus tard.
On reconnaît qu'un mâle est capable d'engendrer , qu'il commence à vivre de la vie de l'espèce , à l'émission d'une semence prolifique , et au changement de la voix qui devient plus pleine , plus grave et plus sonore ; le menton se couvre de barbe , les parties génitales s'ombragent de poils , et arrivent , par un développement rapide , au volume qu'elles doivent conserver : le corps entier s'accroît; les caractères généraux qui distinguent les sexes , et qui sont tellement obscurs avant la puberté, qu'on pourrait s'y méprendre en se contentant d'un examen superficiel , se prononcent d'une manière décidée, et il n'est plus permis de les confondre.
A tous ces signes de force et de virililé , la femme , tourmentée par des désirs qui naissent des besoins , reconnaît celui qui peut les satisfaire. Lo changement de la voix est surtout l'indice le plus sûr de l'aptitude acquise à l'acte reproducteur. Il tient , comme le prouvent les observations suivantes, au développeméht des organes vocaux, qui accompagnent constamment celui des parties sexuelles.
CCXXV. Un jeune homme , âgé de quatorze ans , mourut, en 1799 , à l'hospice de la Charité. En ouvrant le larynx , je fus surpris do sa petitesse , et surtout du peu d'étendue de la glotte , qui n'avait que cinq lignes dans son diamètre anléro-poslérieur , et une ligne et demie environ dans le transversal , à l'endroit où elle a le plus do largeur. Une observation qui no doit pas être négligée , c'est que la taille de l'individu était élevée , mais que lo développement de ses parties génitales était aussi peu avancé que celui de l'organe vocal. J'ai réitéré la même observation sur des sujets plus éloignés de l'époque de la puberté; j'ai
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étendu mes rccherclies à ceux qui l'avaient dépassée , et j'ai obtenu pour résultat général qu'entre le larynx et la glotte d'un enfant âgé de trois ou de douze ans, les différences do grandeur sont trèspeu remarquables, presque imperceptibles, et ne peuvent point se mesurer par la stature des individus.
A l'époque de la puberté, l'organe de la voix grossit rapidement , et en moins d'une année l'ouverture de la glotte augmente dans la proportion de cinq à dix : ainsi son étendue est doublée , soit sous le rapport de sa longueur , soit dans le sens de sa largeur.
Ces changements sont moins prononcés dans la femme , dont la glotte ne s'agrandit guère que dans la proportion de cinq à sept : ainsi , sous ce rapport , elle ressemble aux enfants , comme le timbre de sa ■voix l'avait déjà fait présumer.
Ces différences de grandeur de la glotte rendent raison du danger qui , dans les enfants, accompagne l'angine laryngée {croup). Soit en effet une ouverture d'une ligne et demie de largeur , dont les bords se couvrent d'une lame albumineuse de trois quarts de ligne d'épaisseur, l'ouverture sera entièrement bouchée : elle serait seulement rélrécie , si sa largeur était double ; un espace sufflsant resterait libre pour le passage de l'air. Celte supposition, dont je me suis aidé pour me rendre plus intelligible , n'est que l'expression de la vérité , puisque l'inspection anatomique démontre que la glolle a, dans les adultes, une grandeur double de celle qu'elle présente chez les individus impubères.
CCXXVI. Menstruation. Les symptômes par lesquels la puberté s'annonce chez les femmes ne sont pas moins remarquables. Le gonflement des parties génitales rend plus étroites les ouvertures et les canaux qui en font partie. Les mamelles s'arrondissent et s'élèvent, en formant au-devant du thorax des saillies bien prononcées. En outre, les femmes deviennent sujettes à un écoulement sanguin, qui a lieu chaque mois par les vaisseaux de la matrice, et que l'on connaît sous le nom de /ïwa; menstruel ou de règles. Cette évacuation périodique s'annonce , dans la plupart des femmes , par tous les signes qui indiquent la plénitude du système circulatoire, comme lassitudes spontanées, bouffées de chaleur au visage, teint vif et animé , et par d'autres qui manifestent une direction des humeurs vers l'utérus , et la pléthore locale de cet organe , comme les douleurs des reins , un certain prurit dans les parties génitales. La première éruption met ûn à cet état , qui , dans un grand nombre, peut être regardé comme une véritable maladie. Un sang pur et vermeil coule en plus ou moins grande abondance pendant quelques jours; la pesanteur générale se dissipe , et la femme se sent soulagée.
Nous ne parlerons point ici des nombreuses déviations que les règles peuvent éprouver, et qui doivent cire regardées comme de véritables maladies. Ainsi, on a vu l'écoulement utérin suppléé par l'hémorrhagie nasale, l'hémoptysie, l'hémalémcsc , le méii-cna , quelquefois même par des évacuations sanguines insolites, qui avaient lieu par
les yeux , par les oreilles, par le doigt indicaieoi par des surfaces ulcérées dans diverses parties d corps.
On conçoit sans peine que les diverses partit du système sanguin puissent se suppléer inuiue lement , et que la sécrétion hémorrhagique e laquelle le flux menstruel consiste, au défaut dé surface interne de l'utérus, s'effectue par unaul point également pourvu de vaisseaux capilUirei '! mais que de semblables déviations aient lieu poi les humeurs sécrétées par les glandes conglom rées, comme les urines , la bile , la salive , c'est ( qu'il est dilQcile d'admettre, malgré la multitu( de témoignages et d'autorités que l'on peut ra porter en faveur de celte opinion.
Les humeurs ne préexistent point au travail t crétoire ; l'urine retenue dans la cavité de la veu et dans les uretères, la bile arrêtée dans la végico du flel et les canaux hépatiques , après avoir é préparée par l'action propre du foie, peuvent, est vrai, absorbées parles vaisseaux lymphaliquij ' i être portées dans la masse du sang, y produit'; une diathèse morbifique urineuse ou bilieuse, o ■ casioner une irritation et un trouble, à lasul'' desquels l'humeur delà transpiration cutanée eti^' la sueur, la salive même, offriront quelques-nij'' des qualités de l'humeur retenue et introduites^' les absorbants dans le système circulatoire. sang, altéré par le mélange d'une certaine quanti • ' d'urine, peut se dépurer par divers émoncloire5;(ii\' vomissements urineux, des transpirations peoïafi' s'établir; mais que l'urine puisse, à l'instar du saf^ menstruel, sortir par les yeux, par les oreilles ji"' le nombril, hormis les cas de fistule urinaireo bilicale ; qu'une personne , dont rien n'empécbc P sortie du liquide par le canal de l'urètre, le vomii spontanément, c'estce qu'il est impossible de cro pour quiconque a quelque idée saine en phys^* logie, et ce qui cependant se trouve raconté ai beaucoup de détails dans un ouvrage, où erreurs se trouvent mêlées à plusieurs recherc intéressantes sur divers points de chimie pbji logique. J'ai vu moi-même cette femme dont urines ont été si habilement analysées par D. Nysten , lorsque le professeur de clinique terne de la Faculté de médecine de Paris la son()' à un examen rigoureux, mais nécessaire ; et je suis étonné que des gens instruits aient si loi temps ajouté foi à des impostures aussi grossici Le lecteur excusera, j'espère, celte longnc gressiou en faveur de son utilité. La critique H raire est maintenant exercée d'une façon lellemj^ partiale, qu'aucun journaliste, en accordant justes éloges à ce que renferme de louable I' vrage du D. Nysten, n'a signalé la jonglerie d| il a été dupe.
D'abord irrégulier, le flux menslrucl se rép ^ rise et se répète chaque mois, durant de den|
huit jours, et évacuant de trois onces a une
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sang chaque fois. Les femmes sanguines, robu et libidineuses , ne sont pas toujours celles dont règles durent le plus long-temps et coulent en F grande abondance. Les femmes qui ont beaur» d'embonpoint sont en général peu réglées, t'^ que les femmes maigres et nerveuses le sont r