DE LA COMPOSITION CHIMIQUE
:s végétaux elles animaux ont beaucoup d'^anaensemble sous le rapport de leur composition ique. On trouve dans les uns el dans les autres émenls suivants: oxigène, hydrogène, carbone, gène, phosphore , soufre, iode brome, chlore, sium, sodium, calcium, magnésium, silicium, ,'anèse et fer. L'aluminium et le cuivre n'ont ;ncontrés jusqu'à présent que dans des plantes, s que le fluor s'est offert dans le règne animal, a donc point de différences considérables'fenjs deux séries de corps, relativement aux mai élémentaires qui entrent dans leur composi- De plus grandes se font remarquer dans la tité relative de ces substances, et dans leur ; de combinaison.
ant à ce qui concerne l'oxigène, l'hydrogène , bone et le nitrogéne, on les trouve bien tous e tant dans les plantes que chez les animaux , cependant le nitrogéne entre plus souvent dans mposition de ces derniers. Quelques naturaont voulu ériger en caractère dislinctif de ces séries de corps, que le carbone est l'élément nninant dans les plantes el leurs diverses corasons, tandis qu'au contraire c'est le nitrogéne les animaux et dans leurs combinaisons. Mais ne toulesles matières animales, l'urée eU'acidc e exceptés , contiennent beaucoup plus do «ne que de nitrogéne , ou ne peut admettre ce Icrc. Il existe d'ailleurs quelques cryptogames, nment les champignons, dans lesquelles entre ;rande proportion de nitrogéne. Cet élément (le aussi dans le pollen. 11 entre également la composition des bases salifiables végétales, autre côte , on compte un certain nombre de inaisons animales contenant beaucoup de car-
bone. Les principales substances animales , ralbumine, la (îbrine, la gélatine , sont très-chargéesde ce principe ; elles en contiennent même davantage que certaines substances végétales. Le sucre «t la gomme par exemple , d'après les recherches de Gay-Lussac elThénard. Ainsi, tout ce qu'il est permis de dire, relativement à la présence du nitrogéne et du carbone , c'est que le premier entre plus souvent et en plus grande quantité dans les combinaisons animales que dans les végétales , tandis que le second se rencontre plus fréquemment et plus abondamment dans la composition végétale.
Le phosphore , que l'on a pendant long- temps regardé mal à propos comme propre aux corps faisant partie du règne animai, se trouvedans un grand nombre de substances végétales. Il a été rencontré abondamment, à l'état de sel, dans la farine des graines céréales , l'albumine végétale et le gluten , par Bergmann, Théodore de Saussure et plusieurs autres. Berihiera trouvé depuis peu du phosphate calcaire dans la cendre d'un grand nombre de bois. Par conséquent, le phosphore est très-répandu dans le règne végétal. Cependant, en général, il abonde davantage dans les combinaisons animales que dans les combinaisons végétales.
Le soufre, que quelques physiciens ont également considéré comme un principe appartenant exclusivement à la composition animale , existe aussi dans les végétaux. On le trouve dans toutes les plantes peut-être , sous la forme de sulfate, comme le prouve l'analyse chimique de leurs cendres. En outre, il fait partie constituante de l'albumine végétale et du gluten. On le rencontre encore dans d'autres combinaisons, comme dans l'acide sinapique, qui, suivant toutes les probabilités, n'appartient point exclusivement aux crucifères, et existe de même dans d'autres plantes. Enfin , Planche a découvert du soufre dans les fleurs du sureau . du tilleul et de l'orr.nger , dans les tiges de l'hysope , de l'estragon , de la rue el du mélilol.dans les semences de l'anis, du fenouil , du cumin et d'autres , végétaux. Cependant, à l'instar du phosphore, il est plus répandu et plus abondant dans les combinaisons animales que dans celles qui font partie du règne végétal.
Relativement aux alcalis , quelques cihmisles et
TUMTÉ DE PHYSIOLOGIE
pliyslologistos onl émis l'opinion que ces corps élablisscnl une différence essentielle entre les plantes elles animaux. Cependant, l'existence des divers alcalis dans ces deux règnes de la nature est un faitavéré. A la vérité, la potasse est plus commune dans les plantes que dans les animaux; mais le contraire a lieu pour la soude. Quanta l'ammoniaque , elle est, généralement parlant, plus abondante dans le règne animal que dans le règne végétal. Che - \allier et Lassaigneont trouvé du carbonate d'ammoniaquodans les feuilles du chenopodiumvulvaria Le premier assure même avoir observé qu'elles exhalent de l'ammoniaque pendanlla -vie de la plante. Il dit aussi avoir reconnu, avec Boullay, que plusieurs fleurs qui répandent une odeur cadavéreuse , et quelques-unes même dont le parfum est agréable , dégagent du gaz ammoniaque.
A l'égard des terres , la chaux est la plus répandue de toutes dans les plantes et dans les animaux. Cependant ceux-ci en contiennent davantage que ceux-là. L'inverse a lieu pour la silice. On la rencontre plus fréquemment , quoiqu'en petite quantité , dans les végétaux , notamment , d'après Bergmann , dans les céréales, et surtout dans la pellicule extérieure des graminées, où H. Davy en a trouvé beaucoup. Cependant Th. de Saussure et Berlhier eu ontobtenu aussi descendres de plusieurs
bois.
La magnésie existe dans les deux règnes, spécialement dans les os et dans quelques liquidesanimaux. Vauquelin l'a découverte dans des espèces de fucus , Saussure et Berthier dans la cendre de divers bois. L'alumine n'a été aperçue que dans un petit nombre de végétaux , entre aulres dans les cendres de sapin , de laurier-rose et d'aireiie.
Des oxides de métaux pesants se trouvent tant dans les plantes que dans les animaux , en quantité extrêmement petite. Du reste, ils ue fournissent aucun caractère propre à l'un des règnes plutôt qu'à l'autre, puisque du fer et du manganèse ont été rencontrés dans les végétaux et dans les animaux. Bucholz et Mcissner ont observé aussi des traces de cuivre dans (|uelques plantes.
Les combinaisons organiques ou principes immédiats des animaux et des plantes présentent des différences plus importantes que leurs éléments. Ces combinaisons sont surtout nombreuses et variées dans le règne végétal, quoiqu'on paraisse n'en avoir découvert encore qu'une faible partie , et qu'on en trouve presque tous les jours de nouvelles. Le règne animal est infiniment moins riche en composés de ce genre. Les principes immédiats des deux règnes se partagent en acides et oxides. Les plantes offrent en outre un groupe de substances toutes particulières, les bases salifiables végétales , dont il n'a pas la moindre trace chez les animaux. Les principes immédiats des végétaux sont pour la plupart des combinaisons ternaires de carbone , d'hydrogène et d'oxigène , tandis que ceux des animaux sont quaternaires , du nitrogènc se joignant encore à ces trois cléments.
Si nous noys attachons d'abord à ceux des acides organiques qui résultent de trois éléments, le carbone, I hydrogéiic et l'oxigènc, nous voyons qu'il y en a fort peu qu'on trouve dans les deux règnes à la
fois. De ce nombre est surtout l'acide acétique.'Le végétaux sont immensément riches en acides paru culiers , les uns assez généralement répandus c les autres bornés à certaines espèces. Parmi le premiers , se rangent les acides maliquc, citrique pecliquc , oxalique , tartriquc, benzo'ique (Ij , gai lique, etc. Quant à ceux de la seconde classe, je ferai seulement les acides quinique, roéconique sinapique , fungiquc , strychniquc, etc. Ces acide se rencontrent à l'état de liberté , dans les fruii surtout, dans le tissu cellulaire et dans les fcuillei Il est extrêmement rare d'en trouver dans desgra nés cl des racines. Les liquides et toutes les partie des végétaux en contiennent à l'état de saturatio par la chaux ou la potasse. Parmi les acides résu tant de combinaisons ternaires des trois éléments it diqués plus haut, il y en a peu qui appartionnei en propre aux animaux, comme le margarique, butyrique et le formique. Mais les animaux coi tiennent quelques acides dans la composition de quels entre aussi du nilrogène , tels que l'urique, cholestérique et l'allantoïque.
Il existe , dans plusieurs plantes , une substao composée de carbone, d'hydrogène et de nitrogèn qui ne contient point d'oxigène , et que l'on n néanmoins parmi les acides. C'est l'acide byi cyanique , qui n'a point encore été rencontré les animaux , et qui ne se forme là qu'en ce circonstances ou dans le cours d'opérations cUi ques.
Les combinaisons non acides , les oxides ganiques , qui font la principale partie des organiques, présentent des différences considi bles dans leur composition , suivant le règne anqi elles appartiennent. Quelques-unes , en petit noi bre , sont communes à tous deux, comme I* mine, l'osmazomc, le sucre et les graines. L'i mazome, si abondant dans les animaux, est f( rare dans les plantes ;* mais Yauquelin l'ali dans quelques champignons. Le sucre, avect ses modiûcations, qui est un des principaux tériaux des plantes, s'observe au contraire ment dans le règne animal. Le règne végélil distingue particulièrement par une grande ri en substances organiques composées de troifi ments, de carbone, d'hydrogène et d'ox* Parmi ces combinaisons ternaires , dont on coi une si grande variété, et que l'on peut par quent regarder comme les principes imi»
généraux de ce règne , se rangent : 1° l'ami avec ses deux modifications, l'inuline et laff le lichen; 2" la gomme elle mucus végétal; 3' sucre , avec ses modifications, le sucre de canne, sucre de raisin, la mannite, le sucre de champignfl| la glycyrrhizine ; 4" la fibre végétale ou ligncui ^ 5° les résines très-chargces de carbone cl If' combustibles , les résines liquides ou baumes, les résines sèches.
Au nombre des combinaisons ternaires du rcg végétal qui entrent moins généralement dans
(1) L'aciilo bcnioïquc cl Paci de oxalique se
ronfonlf4ln<l.
ti
quelquefois clans l'urine el ses conrrélions , mais n» viennent vraisemblablement alors de» vfgôlaux l>i"* d'ulinicnt.
GÉNÉRALE ET COMPARÉE
position des plantes, on complo 1" les huiles ses et toutes leurs variétés; 2" les huiles voes, les huiles aromatiques, acres et contenant acide hydrocyaniqiie; 3'> le camphre ; 4" les aits et matières extractives; 3° les tannins, n'y a qu'un très- petit nombre de matières orques ternaires non nitrogénées dans les ani- X. A cette catégorie appartiennent : 1° parmi ucres, celui d'urine et celui de lait ; 2" parmi osines, la résine biliaire, la résine uriuaire et )nge résineux de l écrevisse ; 3" parmi les huiles -es, la graisse et le suif; 4o parmi les huiles iles. iecastorcum, la civette et le camphre des iiaridcs.
■s combinaisons organiques quaternaires, cornes d'oxigène, de carbone, d'hydrogène et de )géne, sont fort nombreuses dans le règne lal, et font une des bases principales de la position des corps appartenant à celte série, li les plus répandues, celles qui entrent en ou moins grande quantité dans la composition resque tous les animaux, on compte l'albu- !, la ûbrine, la gélatine, le mucus animal, l'os- )me. D'autres sont moins communes , telles la matière salivaire, la matière caséeuse, l'héne, l'urée et le noir de l'œil. Les combinainitrogénées sont inûniment plus rares et moins hreuses dans le règne végétal. Cette classe )rend, indépendamment de l'albumine végéet de l'osmazome, qui est fort rare , la colle laie ou gluten , la pollénine, l'indigo et plus autres matières colorantes extractives. Enûn, encontre encore dans quelques plantes des iinaisons d'une espèce particulière, qu'on a nées sous le nom d'alcalis végétaux, ou plus ement de bases salifiables végétales, et dans mposition desquelles, outre beaucoup c'e caret un peu d'oxigène et d'hydrogène, il entre du nilrogène. Telles sont la morphine, la nare , la strychnine , la brucine , la quinine , la ionine, la vératrine, l'émétine, la delphinine, anine, etc.
principal résultat qui découle des détails lesquels je viens d'entrer, c'est que les com- 5ons organiques des animaux sont, géîiéraleparlant , plus composées que celles des piaulant presque toutes quaternaires, tandis que 5-ci sont au contraire pour la plupart ternai- Oe même que la nature a donné une composiplus compliquée anx corps organiques qu'aux . inorganiques, de même aussi elle a rendu )mbinaisons animales plus compliquées que .égétales. Les manifestations d'activité des > organiques que nous appelons vie , quand les embrassons dans tout leur ensemble, prént, suivant le groupe auquel elles apparlienselon la substance matérielle qui leur sert i?e, des modifications spéciales, d'où résulune vie végétale et une vie animale. 11 existe énéral cette différence entre les plantes et limaux, relativement à l'opération chimique ccompagnc l'exercice de la vie en eux, que, ne je le montrerai plus au long dans la suite, idiquant leurs fonctions, il y a continuellechez les végétaux désacidificalion et produc-
tion de substances corabuslibles, tandis que, chez les animaux, c'est une oxidation qui s'opère, une sorte de combustion de matières combustibles.
CHAPirRE IL