SECTION DEUXIÈME
PAhALLÎlLE ENTRE LES MAN1FKSTA.TI0NS d'aCTIVITÉ OU UB VIE DES PLANTES ET DES ANIMAUX.
Examinons maintenant, par la voie de l'ana- \ysG, de l'inductiou clde la comparaison, les manifestations d'activité des animaux et des végétaux qui constituent leur vie. Réduisons-les aux phénomènes les plus simples, puis recherchons jusqu'à quel point ceux-ci se ressemblent dans les deux groupes de corps vivants, et en quoi ils diflercnt. Etudions ensuite les rapports qu'ils ont les uns avec les autres, et les causes d'où ils dépendent. Appliquons alors aux conditions des manifestations d'activité le nom de forces, et donnons-leur celui de forces spéciales, si nous ne pouvons pas faire évanouir les différences qu'elles présentent , ou les ramener les unes aux autres. Contemplons enfin la réciprocité d'action et de dépendance mutuelle des forces dans la production des phénomènes de la vie.
Les manifestations d'activité des corps organiques en général peuvent être rapportées immédiatement à deux grandes classes, suivant qu'elles sont relatives à l'individu ou à la conservation de l'espèce. Parmi celles-là, les unes maintiennent l'individu dans la jouissance de sa composition chimique , de sa forme , de son organisation et de son activité propre , les autres consistent dans l'exercice des manifestations de l'âme. A la première catégorie appartiennent les fonctions nutritives, l'ingestion des aliments, l'absorption , l'assimilation , la respiration , le mouvement des humeurs , la nutrition et la sécrétion. On peut y ranger aussi le développement de substances impondérables , de chaleur, et, dans certaines circonstances, de lumière et d'électricité. L'autre catégorie , celle des manifestations de l'âme , comprend la sensation , la perception et la conscience , ainsi que l'instinct , les penchants, la volonté et les mouvements provoqués par celle dernière. Les fonctions relatives à la conservation de l'espèce sont celles de la procréation, de la production, de la formation, de la maturation et l'expulsiondu fœtus. Enfin , il y a encore des phénomènes de vie qui surviennent à des époques régulières pendant la durée de l'individu organique , comme les changements ayant rapport au développement, les âges elles changements journaliers et annuels.
Nous pouvons nous assurer par nos sens del'exislence des fonctions de lu nutrition et de la génération, des mouvements , des phénomènes relatifs au développement , des âges et des changements qui, tous les jours et tous les ans, surviennent dans les corps vivants. Les opérations de l'âme, au contraire , dont nous n'avons la conscience que par le sens interne, la perception intérieure, ne peuvent jamais devenir pour nous un objet immédiat d'observation , quand elles sont exécutées par d'autres corps. Nous admettons seulement par analogie leur existence dans ces corps , lorsque nous apercevons en eux des instruments semblables ou analogues à ceux aumoyen desquels nous les accomplissons , ou
quand nousvoyons des actions que notre coneciern nous apprend résulter de l'activité de l'âme ou d'ut impulsion communiquée par elle.
En comparant les manifestationg d'activité di corps vivants sous ce point de vue, nousarrivoi à conclure que les végétaux elles animaux poss, dent également les facultés de la nutriliou et de génération, ainsi que les périodes de développ, ment et d'âge, mais que , si l'on juge d'après li organes et les actions des corps organiques 1, manifestations de l'âme appartiennent exclusiv ment aux animaux , et n'existent pas dabs l plantes.
Les phénomi^nes de la vie et les forces d'Am ils dépendent feront le sujet d'autant d'articles di lincls. Le premier article comprend les manifesti i^ lions d'activité qui sont relatives à la nutrition. I , > second traite du développement des impondér bles , de la chaleur, de la lumière etderélectricil Dans le troisième nous examinons les mouvement Le quatrième embrasse les fonctions du systèo nerveux et des organes des sens. Le cinquième e ; consacré aux fonctions de la génération. Dans sixième nous portons nos regards sur les périod, de développement et d'âge. Enfin , dans le septién)! 1} nous étudions les forces organiques etleardi-t n pendance mutuelle. Divers changements périod-j ï ques, tels que les journaliers , le sommeil et t -i veille, et les annuels , hibernation , sommeil d'ét >| émigration des animaux, etc., seront plus à leji 4 place dans le livre suivant, qui traite des rappoi|iic9 des corps vivants avec les influences du dehors <itji| les conditions extérieures de la vie , parce qu'^-r^ sont sous la dépendance des changements pério(|i ques, journaliers et annuels. Ce sera là aussi qoÉl | faudra faire connaître les changements que l'en 1 pire des corps vivants a subis par suite du dévelol- 5 pement et des révolutions de notre planète. I
En retraçant les manifestations d'activité d,iifi corps vivants, nous nous imposerons la loi derë-i t serrer le cadre autant que possible , car notre b '■ ^ ne peut être ici que de mettre sous les yeux < jeune médecin les traits les plus généraux des pl vii Domènes de la vie et de leurs rapports les uns av les autres.