‹ Nouveaux éléments de physiologieChapitre 51 sur 102 · TRAITÉ DE !'I1YS1U1.(J(.1K · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE !'I1YS1U1.(J(.1K

Pli juger îl'après son volume il fonrnilune sécrétion l>iiis adondantc. Le snc pancréatique des oiseaux , lies reptiles et des poissons cartilagineux n'a point encore été soumis à l'analyse chimique. Le liquide fort abondant que contiennent les appendices pyloriqucs des poissons est blanchâtre , visqueux , muoilagineux , et presque toujours il rougit très légèrement le tournesol . On peut admettre que , par son mélange avec le chyme , il en opère l'assimilation.

La bile , cet autre liquide , qui , versé en abondance dans le canal intestinal , se mêle avec les aliments après qu'ils ont été dissous dans l'estomac , est sécrétée par une glande volumineuse , remarquable par la disposition particulière de ses vaisseaux sanguins, et qui porte le nom de foie. Celte glande existe chez tous les mammifères, oiseaux , reptiles et poissons, de même que , parmi les animaux sans vertèbres , chez tous les mollusques et crustacés , et chez ces derniers elle est souvent composée d'un grand nombre de canaux rameux. Elle paraît être remplacée , dans la classe des insectes , par des vaisseaux plus ou moins nombreux , terminés en cul-de-sac , qui s'ouvrent dans le canal intestinal , contiennent un liquide jaunâtre , de saveur amère , et ontété considérés par Cuvier , Posselt , Ramdohr, Treviranus, Catus et J.-F. Meckel(I) , comme organes sécréteurs de la bile. Des vaisseaux analogues se rencontrent chez les aphrodites , dans la classe desannélides.

La bile des animaux vertébrés est composée d'eau , de mucus et de plusieurs matières animales particulières , la résine biliaire , la cholestériue , le picromel , l'acide cholique , une matière colorante , et probablement de la matière salivaire , de l'osmazôme, du caséum et beaucoup de sels. Chez ces animaux elle est tirée principalement du sang veineux, conduit au foie par un gros tronc veineux, la veineporte , qui se distribue dans l'intérieur de cette glande à la manière d'une artère. Sa sécrétion paraît avoir pour but , d'un côté , de maintenir la masse du sang dans un état tel , sous le rapport delà composition chimique, qu'elle puisse servir à la nntrition , et, d'un autre côté , de coopérer à l'accomplissement del'acte assimilaleur des matières alimentaires.

La plupart des matériaux delà bile, la résine, la graisse , le principe colorant, le mucus et les sels , sont rejetés avec les restes non digérés des substances alimentaires , conjointement avec lesquels ils constituent les excréments. Il paraît donc d'après cela que cette sécrétion a un but relatif au maintien de la composition chimique du sang. Quant au rôle qu'elle joue dans la digestion , il consiste non-seulement en ce que , par sa résine amère , elle excite la membrane muqueuse du sac alimentaire à fournir une sécrétion plus abondante, et la tunique musculeuse à exécuter des mouvements plus vifs , mais encore en ce que les principes azotés qu'elle contient, comme le picromel , l'osmazôme et l'acide cholique, s'unissant aux aliments

(I) Vcher die Gallen-und Ilarn-Orijane dcr ïnscklcn ; dans Archiv fucr die Anatomic viid Physiofoi/tc , t. I , p. 21 . Je les regarde en môme temps comme des orjjancs iirinaires , opinion déjà émise par Rengger cl Wurzcr.

• dissons, les assimilent elles rapprochent de lacoi. position chimique animale. Ce qui annonce nuj ces principes sont repris par l'absorption, avecJ substances alimentaires dissoutes , c'est qu'c les trouve point dans les excréments.

Les changements que les aliments éproiv, dans le sac alimentaire , pour devenir aptes à» absorbés, consistent donc, en général, dans la Iruction des qualités qu'ils pourraient cens encore d'après leur origine organique, et di communication d'autres propriétés, qui les ■ susceptibles de devenir parties constiluii , , ^ corps de l'animal qui s'en est emparé. S'ils sonteiîn| core vivants et organisés , leur vie et leur I sation sont détruites. En outre, la composii. mique qui leur avait été donnée par d'autres cor vivants change, et ils se résolvent en leurs gû éléments organiques. Enûn ils sont convertis! liquide déjà analogue, sous le rapport de la position chimique , à la masse des liquid( niraal qui les a ingérés , liquide qu'on appei et qui est absorbé. Ce changement est opéré partie par des mouvements et en partie par l'addl tion de liquides sécrétés. Une éjection d'excrémenll quia lieu chez le plus grand nombre des animât est le dernier terme ou résultat de celte série i pérations. Les manifestations d'activilé ou de^. qui déterminent ces changements dans les snbsta] ces alimentaires , sont désignées sous le de digestion ou d'assimilation dans les prcr voies.

On n'observe point de digestion proprement^ division , dissolution et fluidificalion d'alii solides, chez les plantes (1), qui ne peuventi parer que d'aliments liquides , par la voie de sorplion. Il paraît n'y avoir chez elles qu'assii tion de ces liquides alimentaires par des su$ s'y mêlent. Les plantes ne rendent point non] d'excréments.

Ainsi, la digestion a pour but d'enlever annj ments les qualités particulières qui leur ont(" communiquées par d'autres corps vivants . et leur en inculquerde nouvelles, qui leurpem de devenir parties constituantes du suc nour et des parties solides de l'être qui s'en nourrï

Chez les animaux pourvus d'un système lyl tique destiné à recevoir et charrier le chyle,! nourricier continue à s'élaborer en parcourai système. Au chyle et à la lymphe du sang arï se joignent des liquides sécrétés, qui les chent davantage des conditions du sang, les organes qui président à la sécrétion de quides, on compte des glandes d'une espèce ] culière , les glandes lymphatiques, ainsi q0raie, les capsules surrénales et la thyroïdftiîj chyle et la lymphe se rapprochent d'autant

(1) Quelques botanistes ont comparé les racines des ^ gétaux à l'estomac des animaux, et prétendent ij»'*' ) Ij) digèrent les aliments dont elles s'emparent par ab^orptu | Celte opinion , que partageait Tbéophraslc , est errent Duhamel (Phi/siqt/c des arbres, t. II, p. 16!)) "f^ objecté contre elle qne les boutures élaborent les lui"" f absorbes par elles, tout aussi bien que le fait '« I''." entière qui s'en est emparée par le moyen de ses r«cin'

GÉNÉRALE ET COMPARÉE

ing, sous le rapport de la couleur, de la coal)ililé et des principes coiisliliiants , qu'il s'y davantage de liqueurs assimilalrices, comme démontrerai plus tard en traitant de l'assimi- II des substances absorbées dans le système hatique de l'homme. Les glandes lymphati- . qui paraissent chez les poissons et les repavée le système lui-même , augmentent en iire et en volume chez les oiseaux et les mamres, dont les manifestations d'activité, ayant d'intensité, ont par cela même besoin d'une I iralion plus rapide du sang pour leur main-

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