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III. Propriétés de f assimilation

propriété qu'ont tous les corps organiques , 'aux comme animaux, d'assimiler les aliments du dehors, ou de les convertir en un liquide !a composition chimique se rapproche de la 1 se manifeste, dans chacun de ces corps, d'une ère particulière , c'est-à-dire .avec des modions spéciales. Chaque corps vivant prépare les aliments les plus disparates un liquide nuparticulier et approprié à sa conservation, de c que des corps organisés différents produiavec les mêmes aliments, des liquides nouri s qui ne se ressemblent pas. On ne saurait 1 nnaître dans l'assimilation une opération ex- ( .ement propre aux corps vivants , qui n'est I ment comparable aux changements de com- 1 on que les forces physiques générales et le i es affinités chimiques peuvent produire dans i aalières inorganiques. Il faut la considérer ' le un acte vital, comme un effet de la vie. linons en quoi consiste cette propriété, issimilalion parait devoir être attribuée à 1 on des liquides que les corps vivants sécrètent ( )ulent aux matières alimentaires, dans la comon chimique desquelles ces liquides produiles changements particuliers, ez les animaux, divers liquides contenant des ipes particuliers fort azotés , la salive, le suc que, le suc pancréatique et la bile, se raclent les aliments , qui , après s'y être dissous , sont bés avec eux. L'addition de ces liquides rend mposilion chimique des aliments dissous plus ochée de celle du corps animal qui les a soumis igestion , et leur procure les qualités qui disent ce dernier. Dans les végétaux , la sève que icines pompent paraît être assimilée par son lige avec des liquides provenant des vaisseaux liciers, et contenant des combinaisons végéparliculières, abondamment chargées de car- , telles que du sucre , du mucus végétal et de don.

s liquidesdoués de propriétés particulières qui lent avec les alimensl, sont comparables à des

cnts, qui déterminent dans les substances ali-

aires résultant de combinaisons organiques , hangeraents tels que ces substances leur de-

lent analogues sous le rapport des propriétés.

eut admettre que chaque corps vivant, lorsse maintient par sa propre activité , et en

I de sa composition organique spéciale, possède

en quelque sorte aussi son ferment particulier , au moyen duquel il opère l'assimilation des aliments qu'il introduit dans son corps.

L'action assimilalrice des liquides ajoutés aux aliments peut également être comparée à celle de la liqueur séminale des mâles sur la liqueur productive de la femelle , dans l'acte de la génération. De même que l'inUuence vivifiante spécifique de la semence sur la matière génitale détermine des changements particuliers de forme et de compositioa en vertu desquels le germe devient semblable en tout à l'espèce végétale ou animale dont les individus ont la faculté de le produire , de même aussi les aliments acquièrent des propriétés spéciales et conformes à celles des individus qui s'en emparent.

Enfin le mode d'action des liquides assimilateurs peut être comparé à un phénomène qu'on n'observe que chez les animaux , l'infection par des principes contagieux. De même que des principes contagieux , celui de la petite vérole, par exemple, après s'être développés en certaines circonstances chez un animal , donnent lieu , quand ils sont transplantés dans un autre corps vivant de la même espèce, à une maladie toute semblable et à la production d'un principe contagieux pareil , de même aussi ce sont les liquides assimilateurs qui communiquent aux aliments reçus dans les corps vivants leurs qualités et propriétés spéciales.

Tous les phénomènes dont il vient d'être parlé, et qu'on n'observe que chez les corps vivants , paraissent reposer, quant au fond , sur les propriétés vivantes des liqueurs organiques, de produire en certaines circonstances, dans d'autres corps ou matières organiques , des changements ou fermentations analogues , qui font que ces corps acquièrent les propriétés dont elles-mêmes sont douées.

La propriété assimilatrice des liquides que les corps vivants ajoutent aux aliments dépend-elle d'une force spéciale , ou peut-elle être rapportée à l'action d'une autre force organique? Déjà Galien (1 ) admettait une force particulière d'assimilation , et d'autres physiologistes, Griraaud entr'autres (2), parmi les modernes , ont été du même avis. Ils se fondaient principalement sur ce que l'assimilation ne saurait être considérée comme l'effet d'une autre force, notamment de la force de nutrition ou de formation, celle avec laquelle elle a d'ailleurs le plus d'analogie , parce qu'elle a pour but de produire une substance homogène avec des aliments hétérogènes, tandis que la force de nutrition ou de formation produit, avec leliquide nourricier homogène , des mélanges fort différents les uns des autres , savoir les matériaux des parties solides. Cependant il ne paraît pas qu'on ait besoin d'admettre une force assimilatrice spéciale, d'autant plus que celte hypothèse ne fait pas mieux connaître l'assimilation en elle-même. Les liquides assimilateurs doivent leurs qualités diverses aux

(1) Galion {De nat. facilitât. 1. 3 , c. 1) faisait accomplir l'assimilation par une foroe spéciale , facultas assimilatrix. Bacon admettait un motus assiviilationis particulier.

(2) Grimatul (Coj<?-i complet phijsiologip^x. I, p. 220), appelait la force d'assimilation force d'ajjinitc vilalo, force ou faculté dùjcstïvo.

THAITÉ DE PHYSIOLOGIE

maiiifcslalions d'aclivilé des pavlics solides , c'està-dire qu'ils sont in Jpaiés avec la liqueur nourricière générale, par l'aclion do ces parties, dans lesquelles par conséquent leur sécrétion suppose la force de nutrition et de l'orniation, dont les inodificalions la inoditienl à son tour.

De même «lu'en vertu de cette force les parties solides attirent du liquide nourricier général des matières qu'elles font entrer dans leur composition ol dans leur structure organique , et auxquelles elles communiquent leurs qualités vitales, de même les organes qui préparent les liquides assimilateurs avec le lluide nourricier {général semblent leur communiquer, par le même acte et en vertu de la même force, des qualités qui leur permettent d'agir sur les aliments de manière à en opérer l'assimilation. La force de formation qui , dans la génération de chaque espèce animale ou végétale, produit des composés chimiques, des formes organiques et un mode de développement conforme à ceux des corps générateurs , est aussi celle qui , en préparant les liquides assimilateurset leur action sur les aliments, produit continuellement une liqueur appropriée au modo particulier de composition , d'organisation et d'activité de ces corps.

Comme l'origine des espèces animales et végétales susceptibles de se reproduire par la voie de génération , n'est pas du nombre des choses que nous puissions apercevoir, et que les effets de la force déformation se prolongent, à travers les générations , en une série dont Vesprit humain ne saurait atteindre le terme , il en est de même pour les manifestations de cette force dans la nutrition cl l'assimilation. Nous voyons seulement, chez les individus , les effets de la force de formation se prononcer dans la génération , la nutrition et l'assimilation, au milieu de certains phénomènes et de certaines conditions , que nous cherchons à connaître sans pouvoir nous rendre compte de la cause première d'ôù ils dépendent.

d'abord les considérer dans chacun de ces groui.^* li de corps vivants pris isolément. ' ^

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