‹ Nouveaux éléments de physiologieChapitre 66 sur 102 · PARTIES · texte numérisé non relu

PARTIES

NOMS

sur lesquelleii la chaleur

des

d!es oiaeaux.

extérieure.

de l'animal.

a ét6 meturée.

obscrvateart.

Vultur barlatus.

Falco ossifragus.

— nisvs.

— palumharius.

— lanarius.

Strix passerina.

— aluco.

F. s il tac us pullarivs.

Ceylan.

Picus major.

Mero-ps apiuster.

Ceylan.

Corvus.

— corax.

Turdus.

Ceylan.

Emberiza nivalis.

(i exempl.)

Emberiza.

Loxia pyrrhula.

Par uu

erand froid.

FringilLa carduelis.

— domestica fœm.

— — mas.

— linaria mas.

— spinus.

Parus major.

Hirundo laqopus.

Caprimulgus euro-

pœus.

Columba.

Ceylan.

Gallus.

Gallina.

Pendant l'incubation.

Angleterre.

Ceylan.

Meleagris gallo pava.

Tetrao tetrix.

— lagopus.

— perdrix.

( 7 exempl, '\

' — albus.

Port Bowen.

id.

id.

id.

Ardea stellaris.

Tringa pugnax.

. Scolopax limosa.

Eœviatopua astrale-

gus.

Fulica air a.

Aiiser.

+25,5 Cevlun.

j4nas.

id.

— iicula.

— cljfpcala.

+41,94 dégr.

42,92 jusqu'à 43,47 42,88 42,22 42,92 41,67 42,78 41,96 44.03 43,47 43,19 44,03 44,03

39,44 jusqu'à 39,88 39,44 jusqu'à 39,88

41,»1 jusqu'à 42,92 38,9 38,9 38,9 38,9 39,44

Sang.

Cloaque, id.

Sang.

Tiscères , sang.

Sang.

Viscères et sang.

Sang.

id.

Lyon.

id.

id.

id.

Pallas.

Prévost et Duo»».

Pillai.

id.

Braun.

J. Davy.

frcTOstet D&m*»' J. Daty.

l'allas.

id.

GÉRÉRALE ET COMPARÉE.

NOMS

TEMPÉRATURE

CHALEUR

1 oiseaux.

extérieure.

do l'animal.

lenelope.

trepera.

'is uuritus.

us curbo.

ria œquinoc-

26 En mer.

PARTIES «ur lesqiielle» la chaleur a été mcBurée.

NOMS des

observateur».

cunes oiseaux qui quillenl l'œuf Irés-pelits,

vec les yeux uoii encore ouverts et peu décomme ceux des rapaces, des grimpeurs,

-ereaux etdes pigeons, ont moins de chaleur adultes. Quand on les relire du nid , ils so

issent promptement , et ne sont point en se maintenir à la température qui leur est

lire. C'est ce qui résulte des expériences rds. Dans un nid garni de jeunes moineaux, ient sortis de l'œuf depuis huit jours , le mètre monta à 35 ou 36 degrés, la tempé- •xtérieure étant de 17. Ayant retiré les peeur nid , il les vit se refroidir jusqu'à 1 9 deris l'espace d'une heure. Le même phénoi'\ a été offert par de jeunes hirondelles et rs. Ces animaux se comportent par conséomme ceux à sang froid , et ne sont en état cserver du refroidissement qu'à cause de la Uure élevée du printemps et de l'automne , \ison de leur réunion dans un nid composé iances peu conductrices de la chaleur. D'ailla mère se pose sur le nid pendant la nuit et i journées froides. Afin de reconnaître si le ssement rapide des jeunes oiseaux dépen- 1 leur nudité , Edwards compara leur terapéavec celle d'un moineau adulte auquel il ilevé les plumes. Ce dernier animal conserva lérature à 18 degrés de chaleur atmospliéandis que de jeunes oiseaux, déjà couverts le de plumes, se refroidirent jusqu'à 19 et és. Ce n'est donc point an manque de plumes oit attribuer l'abaissement de la tempérafaut en chercher la cause dans un état indu corps.

tiseaux adultes conscrventleur température oids très-vifs et même suffisants pour con-

mercure , comme le prouvent les expérieu- Lyon sur la chaleur du tetrao albus. Cepen-

facullé d'engendrer de la chaleur à une impérature parait être modifiée un peu par ace des saisons. Edwards plaça , au mois er , cinq moineaux dans un vase où le therre marquait zéro. Au bout d'une heure, la

Pallas.

id.

id.

id.

Lyon.

J. Davy,

chaleur du corps parut la même qu'auparavant chez quelques-uns, tandis que, chez d'autres, elle avait baissé d'un demi-degré on d'un degré entier. Ayant exposé des oiseaux de la même espèce, au mois de juillet, à un froid pareil, produit artificiellement, il trouva que leur température avait baissé d'environ 3.62 degrés en une heure, et même de 6 degrés au bout de trois heures.

Lorsqu'on expose des oiseaux à une'chaleur artificielle qui dépasse de beaucoup la leur propre, celle-ci n'augmente que d'environ 6 à 7 degrés, d'après les expériences de Delaroche et Berger : cependant elle ne se met point en équilibre avec celle du dehors; elle demeure toujours fort inférieure, elles animax produisent du froid par l'évaporation. La chaleur d'un pigeon soumis à une température de 66,56 à 74,69 degrés , ne monta que d'environ 7,5 degrés. Les oiseaux ne tardent néanmoins pas à périr au milieu d'une chaleur qui surpasse la leur, comme Braun l'observa sur un moineau qu'il avait exposé à une température de 63,33 degrés, et dont la vie s'éteignit au bout de sept minutes.

Tillet a fait la même remarque dans ses expériences sur les oiseaux.

Quelques naturalistes ont révoqué en doute que les reptiles produisent de la chaleur. Braun prétendait avoir observé, dans ses expériences sur les grenouilles , que leur température était égale à celle des milieux dans lesquels elles se tiennent. Au contraire, Martine et J. Hunter ont trouvé les grenouilles , les tortues et lesserpents plus chauds dequelques degrés que ces mêmes milieux. Il résulte des expériences de J. Davy et de Gzermak, sur des animaux appartenant à tous les ordres de celte classe , qu'on ne peut leur refuser la faculté d'engendrer de la chaleur. Cependant leur température varie beaucoup en raison de celle des milieux qui les entourent. Ce fait est surtout manifeste dans les batraciens et les chéloniens ; il l'est moins dans les sauriens elles ophidiens.

Rapportons les preuves nécessaires tirées des différents ordres.

TRAITÉ DE PHYSIOLOGIE

NOMS des animaux.

CHALEUR de» milieux.

CHILEUR

des

animaux.

PAIITIES

dont la chaleur a él6 méïurée.

NOMS des obserTileuri,

Bana esculenta.

Pruteus angninus.

Eau + 7,5 degrés.

Air 14,15

Eau 5

Eau 4- 6,88

Eau 8,12

Air 17,50

Air

Eau

Air

Eau

Eau

Eau

Air

Air

Air

Air

9 degrés 15,50 + 17

Péricarde.

Cavité abdominale.

Péricarde.

id.

Estomac.

Péricarde.

id.

Pharynx.

Région du cœur, id.

id.

GorgPi Région du cœur.

Gorge.

Région du cœur.

II rcsnlte de là que la chaleur de ces animaux Tarie en raison de celle des milieux qu'ils habitent. J. Hunter a remarqué aussi la variabilité rapide de leur chaleur , lorsqu'on les expose à des froids ou à une chaleur dont la manifestation est le résultat de moyens artificiels. Il exposa à un froid factice une grenouille , dont la chaleur, qui était 6,67 degrés dans l'estomac , tomba à o,56. Ayant mis des grenouilles dans un air échauffé jusqu'à 42,22 degrés , il vit leur chaleur monter jusqu'à 33,89 degrés; mais elle ne s'éleva pas plus haut. Cependant les expériences suivantes prouvent que , malgré la variabilité de leur température , les grenouilles ont la faculté de la maintenir dans certaines limites. Je saisis en hiver avec une cuiller de fer, «ne grenouille dans un vase de verre plein d'eau , dont la température était à 7,50 degrés au-dessous de zéro , et l'exposai à l'air qui avait la même température. Le thermomètre, appliqué à l'animal , monta d'un degré au-dessus de zéro , et la cavité abdominale fournit la même indication. Ayant pris une autre grenouille, je l'exposai, dans un vase plein d'eau, à l'air, où le thermomètre descendait à 13 degrés au-dessous de zéro; l'eau gela pendant la nuit, et le bocal cassa; je trouvai l'animal dans la masse de glace, les yeux fermés et les pattes retirées vers le corps ; l'eau n'était point gelée autour de lui , et sa chaleur était de 0,56 au-dessus de zéro ; il exécutait des mouve-

ments extrêmement lents lorsqu'on ytoochaîil fut exposé de nouveau , dans un vase plein d'i au froid , qui , durant la nuit suivante , fut de lS,5f degrés. Le lendemain, il était complètement gel et mort. Les grenouilles sont donc en état d'engei drer de la chaleur, lorsque la température esthmé Mais une observation de Biagden , et lesexpérien ces faites tant par J. Uunler que par Delaro^e prouvent qu'elles ont également la propriété des maintenir à une basse température dans ni à chaud. Le premier a vu un thermomètre plongi dans la gorge d'une grenouille durant une journi chaude d'été, baisser de quelques degrés. J. Hante exposa des grenouilles à un air échauffé jusqo'i 42,22 degrés , mais leur chaleur ne s'y éleva qai jusqu'à 33,89 degrés. Delaroche renferma on grenouille dans un espace échauffé à 45 degrés au bout d'une heure , la chaleur de l'animal n'étai qu'à 29 degrés. Chez une autre grenouille , la ebi leur ne monta qu'à 28,33 , la température eili rieure étant de 46,67 degrés. Au contraire, le grenouilles mortes se mirent en équilibre avec l chaleur des milieux. La faculté qu'ont cesanii de produire du froid, tient incontestablentàTéi ration , qui est fort abondante chez eux , en de leur peau nue.

Les tortues engendrentmanifeslement delà leur , surtout à la région du cœur. Cependanlle température varie aussi en raison de celle du def

GÉNÉRALE ET COMPARÉE

NOMS

dont la chaleur

NOMS

7S aniDiaux.

npfl animatiT

des obserratcurs.

io mijdas.

Air-j-26 degrés. En mer.

+ 28 degrés.

J. Davy.

Air 30 Ceylan.

Air 26,11 En mer.

Sang.

id.

qeometrica.

Air 16 Cap.

id.

Air 26,11 Ceylan.

id.

europœa.

Air 16,25

OEsnphage.

Giermak,

Cœur.

id.

Air 23,12

Gorge.

id.

Eau échauffée à-f41,25

Abdomen.

id.

ne grœca.

Air+15,30

Cœur.

id.

Poumons.

id.

Air 17,91

Sang.

id.

Air 28,81

Hf^iiTn n n a

Vf U LU U 119*

la.

Air4rl3,l2

Abdomen.

id.

Gorge.

id.

Air 6,25

Abdomen.

id.

près les obseryations que Wilford a faites expériences de Czertnak ne permettent pas d'ad-

I boa de trois pieds quatre pouces de long , à mettre que la chaleur leur soit uniquement coiQniu<

-Leone, la chaleur des serpents est variable niquéc du dehors. 3on de la température de l'air. Cependant les

NOMS

;s animaux.

TEMPÉRATURE de l'air.

CHALEUR des animaux.

PARTIES dont la chaleur a été mesurée.

NOMS des observateurs.

pent vert, pent brun.

7 lœvis.

fragii

ts.

+ 22,2 degrés.

27,5 Ceylan.

23,9 degrés.

Estomac plein.

Cœur.

Gros vaisseaux du cœur.

Région du cœur.

Abdomen.

Cœur.

Gorge.

Abdomen.

Gorge.

Cœur.

Abdomen.

OEsophage, cœur.

Gorge.

Cœur.

Estomao plein.

Abdomen,

Cœur.

Abdomen.

Cœur,

Wilford.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

J. Davy.

id.

Czermak.

id.

id.

id-.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

TRAITÉ DE PHYSIOLOGIE

TEMPÉKATUllE

CHiLEUR

NOMS

de l'air.

dont la cbalciir

des animaux.

des animaux.

a 6l6 mésiircc.

des observatetiri.

Atiguis fragilis.

4 Ci na 1u,0d

Abdomen.

Czermak

id.

Entre la peau et les muBcI.

id.

(xorge •

Cœur.

id.

Estomac plein.

id. -

Cœur.

id.

Les expériences que J. Hunier a faites sur des "vipères , dil-il , mais probablement sur des couleu- •vres, prouvent que les serpents vivants ne se mettent point en équilibre avec une température ou très-élevée ou fort basse. La température de l'air étant à 14,44 degrés , il enfonça le bout d'un thermomètre dans la gorge elle cloaque, où l'inslrument monta à 20. Lorsqu'il exposa les serpents à un froid artiGciel de 12,22 , leur chaleur tomba à 2,78 degrés , et enfin , à 0,56. Hunter ajoute que les serpents perdent bien plus lentement leur chaleur

an froid, que ne fontles grenouilles. Un autre deoei animaux fut mis par lui en contact avec une chaleoi artiûcielle de 42,22 degrés ; après quoi , la cbalear de l'estomac et de l'anus s'éleva à 33,83 degrés mais ne monta pas davantage à cette températare, Il est clair, d'après cela , que si la chaleur des ophi diens varie en raison de la température extérieure ses variations ne dépassent jamais certaines liml

Les sauriens engendrent aussi de la chalen et, celle-ci, dans les circonstances ordinaires, sur passe celle de l'atmosphère.

NOMS

TEMPÉRATURE

CHALEUR

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