PARTIES
NO.MS
dont la cbaleur
des animaux.
de l'air.
de l'animal.
a été mesurée.
de5 obserTalewn.
Iguana.
-f-27,8 degrés. Ceylan.
+ 28,0 degrés.
Pharynx.
J. DaTy.
Lacerta maculata.
Rudolphi.
Poitrine.
id.
— viridis.
Abdomen.
Czermak.
Région du cœur.
id.
Abdomen.
id.
Région du cœur.
— agilis.
Estomac plein.
id.
Cœur.
id. ■
Abdomen.
id.
Cœur.
id.
Bouche.
id.
Abdomen.
id.
Cœur.
id.
— 5,31 froid artificiel.
Abdomen.
id.
— 6,41 id.
Cœur.
id.
J, Murray a reconnu , à l'aide d'un thermomètre fort sensible , que la chaleur du caméléon est de 22,78 à 23,33 , la .température de l'air étant à 22,24, et que les changements de couleur de l'animal s'accompagnent d'unlégerabaissementde cette chaleur.
Quelques naturalistes ont refusé aux poissons la faculté de produire de la chaleur. Braun prétend avoir trouvé la température des brochets, des carpes , des anguilles et des lamproies , constamment égale à celle de l'eau dajis laquelle ces animaux vivaient alors. Humboldt et Provençal n'out point non plus aperçu de différence notable entre la chaleur des poissons et de l'eau. Au contraire , Mar-
tine , J. Hunter , Broussonnel , Buniva , Perkins J. Davy , ont reconnu que , dans les circonstaiJ ordinaires , la température de ces êtres est sn rieure d'un ou quelques degrés à celle de l'eau q leur sert de séjour. D'après les observations à Martine, le sang de beaucoup de poissons mari ne marque qu'un degré de plus que l'eau de nae Broussonnet a vu le thermomètre ne s'élever qn d'un demi-degré ou trois quarts de degré an-des de la cbaleur de l'eau , dans le corps des poissons les carpes seules avaient la plupart du ^^^^^ température supérieure d'un degré ou un degré demi à celle de l'eau.
GÉNÉRALE ET COMPAREE
NOMS (les poissons.
CH\LEUR de l'eau.
CHALEUR
des animaux.
PARTIES dont la chaleur a élé mesuice.
NOMS des observateurs.
lucitus.
inus ciirpio.
tinca.
lus.
ctus.
) fario.
is uuralus.
0,56 degrés.
4,44 degrés.
Abdomen.
Eslomuc.
Estomac.
Sans.
Sang.
Krafft.
id.
J. Hunter.
Despretz.
id.
Perkins.
J. Davy.
id.
id.
id.
X chaleur des poissons est variable en raison de mpérature de l'eau. J. Hunier exposa une ane dont la chaleur s'élevait , à 2,78 degrés dans omac, à un froid arliflciel ; la chaleur de cet lal tomba à 0,56 , et il parut mort; mais le eraain, on le retrouva vivant. Une tanche, ; la chaleur était de 6,67 degrés , fut exposée à roid considérable ; sa température descendit à ; , et elle gela. La température d'une anguille , la chaleur était à 6,67 , s'éleva jusqu'à 18,33 és dans de l'eau échauffée jusqu'à ce point. Une he.dont la chaleur était de 5 degrés, ayant été igée dans de l'eau à 18,33 degrés , ne présenta ne température de 12,78 degrés dans l'estomac i rectum. Les poissons qui vivent dans les eaux ides de Barrèges , ont , d'après Audirac , une péralure inférieure à celle de l'eau, n peut conclure de ces observations, que la faé d'engendrer de la chaleur ne saurait être reiQ aux poissons. Cependant leur température variable d'après celle de l'eau. Au reste, leur ur dans ce dernier milieu les garantit davantage changements de température liés aux saisons que e sont les animaux aériens , puisqu'ils peuvent étirer au fond des eaux , où la chaleur , surtout s la mer, ne change point par l'influence des sai- 5, comme aussi elle change très-peu dans les et fleuves profonds.
-es insectes produisent de la chaleur, ainsi que imracrdam , Maraldi, Martine etRéaumur s'en t assurés sur des abeilles réunies dans une ruche, rline trouva une température de 36,11 degrés ' s les ruches. Rëauniur introduisit, au mois de vier, le thermomètre dans une ruche placée • s une chambre dont la température était à — 3 degrés ; il monta à 4- 12,78. Au mois de mai, ndiqua une chaleur de 38,89 degrés. Suivant ber , la chaleur d'une ruche bien peuplée s'élève hiver à 30 ou 32 degrés , lors même que la temalure extérieure est au-dessous de zéro. Pendant é elle monte jusqu'à 33 et 36 degrés , et à l'épo- ! de la sortie des essaims , elle dépasse même 40 ;'és. La chaleur est plus forte aussi dans les nnilières qu'à l'air, car Jucha vu le thermotre y monter à 20 degrés , la chaleur extérieure ni à 13 , et s'élever à 18 degrés , la température dehors élant de 24,44. Martine a observé que la ileur des chenilles surpasse presque toujours
celle de l'atmosphère d'un ou de deux degrés. Hausmannet Rengger ont remarqué l'ascension du thermomètre dans des verres élroils où ils avaient mis des scarabées et d'aulres insectes. J. Davy a fait connaître la chaleur de quelques insectes.
NOMS
CH/ILEUR
CHALEUR
des animaux.
de l'almosplière.
des animaux.
Scarabœus pilularius.
Lainp\jris.
Blalta orientalis.
Grylhis.
Scorpio afer.
Julus.
24,30 deg.
25 deg.
Rndolphi a trouvé que le thermomètre montait à 12,50 degrés dans le corps d'une écrevisse de rivière, et à 15 dans celui d'une autre , tandis que la chaleur de l'eau était à 11 degrés.
Les mollusques ont aussi la faculté de produire de la chaleur , quoique celle-ci soit variable en raison de la température atmosphérique. J. Hunter a observé que quatrelimaces noires, renfermées dans unvase,firentmonterletherraomèlrede 12, 22à 13, 89 degrés. Spallanzani a remarque éjaleraent que le thermomètre s'élevait un peu lorsqu'il renfermait plusieurs individus des genres h'maa; etAe/?'xdans des vases. Gaspard a trouvé que vingt-quatre limaçons de jardin, renfermés durant l'été dans un pot placé à la cave, où la température était de 1 3 degrés, firent monter cette dernière d'un degré environ dans le pot. D'après les expériences de Berger, la chaleur de Vhelic pomatia varie beaucoup en raison de celle du dehors. La chaleur moyenne de cet animal fut de 8,33 degrés pendant onze mois, le minimum de 2,22, et le maximum de 18,33. En élé , elle fut presque toujours de 4,44 degrés au lever du soleil, et de 12,22 vers deux heures après midi. Celle des mollusques bivalves est presque égale, suivant Pfeilfer, à la température de l'eau dans laquelle ils vivent. Cet observateur trouva l'eau dans laquelle il en conservait à 11 , 25 degrés , tandis que la boule du thermomètre placée entre le ventre et les feuillets branchiaux, ue s'éleva qu'à 11, 56. J. Davy dit n'avoir remar-
TRAITÉ DE PHYSIOLOGIE
quô , sur des huîtres, aucune différence de chaleur entre elles ell'eau dans laquelle elles séjournaient.
J. Hunier a fait quelques expériences sur la chaleur des annélides. Plusieurs Yers de terre renfermés dans un verre firent monter , suivant lui, le thermomètre de 13,3» degrés à 14,94. Il dit qu'ayant mis trois sangsues dans un verre, le thermomètre s'éleva une fois de 12,22 degrés à 13,78, et une autre fois de 13,33 à 13,90.
Quant à ce qui concerne la cause de la production de chaleur dans les animaux , il est peu do phénomènes vitaux sur lesquels on ait bâti autant do théories ^liflerentes que sur celui-là. Les iatromécaniciens enseignaient que la chaleur se produit dans les corps vivants , comme dans ceux qui n'ont point vie, par le frottement qui a lieu, tant entre les humeurs et les parois des vaisseaux , que dans les organes eux-mêmes, par suite de mouvements intérieurs. Les médecins de l'ancienne écolo ialrochimique les considéraient comme un résultat du mélange du chyle prétendu acide avec le sang alcalin , opération qu'ils disaient entraîner une effervescence accompagnée d'un dégagement de chaleur. Les physiologistes partisans des nouvelles doctrines chimiques croient trouver la cause de ce phénomène dans l'acte de la respiration , qu'ils comparent à une combustion ayant lieu entre les matériaux du sang veineux et l'oxigène de Fair inspiré , et dans le cours de laquelle le calorique mis en liberté se combine avec le sang artériel qui se répand dans tout le corps. D'autres physiologistes en cherchent la source dans la digestion , dans la nutrition , dans la sécrétion , ou même dans le système nerveux. Sans nous arrêter à l'examen de ces théories , dont il sera traité plus amplement à l'oc" casion de la production de chaleur chez l'homme, nous nous bornerons à dire ici que ce qu'il y a de certain , c'est qu'aucune d'elles ne donne une explication satisfaisante. La doctrine même de Crawford et de Lavoisier , d'après laquelle la chaleur est nn produit de la respiration, quoiqu'elle ait pour elle le suffrage de la plupart des physiciens , a été trouvée insuffisante par Dulong et Dcsprelz , qui ont cherché, par la voie des expériences , à connaître jusqu'à quel point la quantité de gaz oxigéne consommée dans la respiration suffit à la production de toute la chaleur que les animaux perdent continuellement, et qui se sont trouvés conduits par là à admettre d'autres sources encore de chaleur , qui nous sont inconnues.
Le seul point que l'on puisse regarder comme hors de doute, c'est que le dégagement de la chaleur est un phénomène vital, qui dépend immédiatement des actes de la nutrition, cause déterminante et conservatrice de la vie. L'inlussusceplion des matières alimentaires et leur assimilation par la digestion et la respiration , la circulation des humeurs , la nutrition et la sécrétion , le renouvellement de matériaux qui accompagne l'exercice de la ■vie, et les changements continuels décomposition dans les parties solides et liquides , qui , tous, sont sous l'influence des nerfs , prennent part tous aussi
à la production de la chaleur, et l'on se tromn^ quand on cherche la cause de cette dernière duV l'un de ces actes seulement. L'intensité du àén-a ', ment de caloriqueet la faculté de se mainletiir à m certaine température propre à chaque espèce, sont chez les animaux , en raison directe de la coiîipr, ' tion do leur organisalion , de la somme et de 1,, tensité des manifestations d'activité qu'ils arcomplissent. Les oiseaux et les mammifères, qui so,, ceux qui prennent des aliments aux intervalles „ , plus rapprochés, qui digèrent le plus rapidement, qui consomment le plus d'oxigène , et qui évac le plus d'acide carbonique, dont la circulatio la plus rapide et la plus énergique , qui niontreut le plus de persistance dans leurs moiivcinenli chez lesquels nous observons les effets les plusiiil tenses de la part du système nerveux , qui séerètent le plus d'humeurs diverses, et chez lesquels enflo tous les phénomènes annoncent que le renouvellement de la matière a lieu de la manière la plui prompte et la plus vive , ces animaux sont ceux qui ont la chaleur la plus élevée, et qui peuventj» maintenir le plus uniformément à une temp lure particulière pour chacun d'eux. Les repli les poissons , les insectes , les mollusques , lesy dont la structure est moins compliquée, dontlei phénomènes vitaux offrent moins de diversité, e" chez lesquels les actes précités de la vie ont moi" d'intensité , ont aussi une chaleur moins forte; sont plus sujets à varier sous le rapport de température , el leur faculté d'engendrer de 1 chaleur est contenue dans des limites plus serrées.
Au reste, la production de chaleur qui résulled renouvellement de la matière et des changemen' do composition inséparables de la vie , varie ch les animaux , dans l'étendue de certaines bornes d'après le développement, les périodes de l'âge nature des aliments et la manière dont la diges s'effectue , d'après la respiration , la circulatio du sang et l'influence nerveuse , d'après les sons, même d'après les époques de la journée, pcn dant l'état de veille et de sommeil, d'après! excitations extérieures qui affectent les animaux enfin, d'après les maladies, les médicaments eti poisons. Les faits venant à l'appui de cette as" tion seront exposés quand je traiterai de la chais chez l'homme.
Dans les plantes, un dégagement de chaleur se» ble avoir lien, quoiqu'àun faible degré seulcmeol pendant les actes de la respiration , de la niilrilio et de la sécrétion, ainsi que durant la fécondalio el la germination. Mais les végétaux ne paraissen pas subir de changements continuels, par l'effe d'ime activité interne, dans leurs parties solid une fois formées , comme on l'observe chez l animaux , où la matière des divers tissus cban incessamment. Ces êtres n'exécutant pas de mouv mcnts volontaires, el le groupe entier des fonction nerveuses n'existant pas chez eux , il leur mW que les principales sources de la production de! chaleur.
GÉNÉRALE ET COMPARÉE
Cn-4J>ITRE II.