CHAPITRE PREMIER
DES aiOCVKIUEISTS DES AKIMAUX.
On distingue, dans les animaux, les mouvements des solides et ceux des liquides. Les premiers se manifestent généralement par des alternatives de contraction et d'extension , soit avec des oscillations sensibles, comme dans les muscles, soit sans oscillations apparentes , comme dans le tissu muqueux et divers autres tissus non musculeux. Les mouvements que présentent les liquides leur sont en grande partie communiqués par les parois des cavités et des canaux qui les contiennent. Cependant les globules qui entrent dans la composition des sucs formateurs ont la propriété de se mouvoir spontanément en certaines circonstances, ainsi qu'il arrive aux globules du sang et à ceux qu'on appelle animalcules spermatiques. Nous voyons aussi des mouvements provenant d'un afilux de liquides vers des parties qui sont mises par là dans un état de gonflement et de tension. Ce sont là les mouvements de turgescence, qu'on n'aperçoit nulle part mieux qu'aux parties génitales des deux sexes. Il existe encore des mouvements associés aux actes de la formation , de l'accroissement et delà nutrition , qu'à la vérité on n'a point encore pu jusqu'à présent apercevoir par le moyen des sens , mais dont nous sommes autorisés à admettre l'existence , d'après les effets de la formation , de l'accroissement et de la nutrition. Nous apjjellorons ceux-l.i mouvements de formation et de nutrition. Enfin, les manifestationsd'activilé propres aux nerfs s'accompagnent probablement de mouvements, qui ne sont pas non plus susceptibles d'apparaître à l'observation immédiate, mais en faveur delà réalité desquels parlent de nombreux arguments. Examinons de plus près ces diverses classes de mouvements.
TRAITÉ DB riIYSIOLOGlI