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Formation et évolution des globules blancs

Le mode de formation des globules blancs du sang est encore très discuté. Le fait certain, c'est que la plus grande partie des leucocytes du sang provient de la lymphe et qu'une faible partie seulement se forme dans le sang. J'étudierai successivement les divers modes de formation admis par les physiologistes.

Formation des globules blancs de la lymphe. — L'origine des globules lymphatiques paraît être multiple. En tout cas, ce qui est positif, c'est que les glandes lymphatiques et les organes lymphoïdes ne sont pas les seuls lieux de production de ces globules. En effet, on a constaté à plusieurs reprises et en particulier chez l'homme, sur deux suppliciés (Teichmann), la présence de globules dans les lymphatiques qui précèdent les ganglions. Les hypothèses principales qui ont été admises sur Torigine des globules lymphatiques sont les suivantes :

Ils se forment dans les glandes Itjmphatiques, les organes lymphoïdes, raie, thymus, etc. — Cette origine est incontestable, comme le prouve l'augmentation considérable du nombre des globules dans les vaisseaux qui sortent des ganglions. Mais le mode d'origine est plus obscur. Frey admet qu'ils proviennent des cellules des parois des vaisseaux et des cavités des glandes lymphatiques, cellules qui sont détachées par le courant du liquide.

D'après les recherches que j'ai faites, il y a déjà quelques années, sur des ganglions d'enfant hypertrophiés et sur des ganglions de malades morts d'atfections itu cœur, il m'a semblé que les globules lymphatiques provenaient des noyaux qui se rencontrent aux points d'intersection des trabécules du tissu réticulé de ces ganglions, noyaux qu'il est impossible de confondre avec la coupe de ces mêmes trabécules. Chez l'adulte, à l'état normal, ces noyaux s'atrophient; mais chez l'enfant ou dans certains cas pathologiques, ils sont volumineux, granuleux, ovoïdes et constituent non plus seulement des noyaux, mais de véritables globules, plus pâles seulement et moins réfringents que les globules blancs ; quelques-uns même sont tellement pcâles qu'il faut beaucoup d'attention pour les distinguer de la substance

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