LIVRE TROISIÈME
— PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE
trabéculaire qui les entoure; quelquefois ces globules, au lieu d'occuper l'inlerseclion des Irabécules, en occupent le trajet même, et il n'est pas rare d'en rencontrer qui débordent et font sur le bord des trabécules une saillie plus ou moins prononcée. Enfin, dans certains cas, et spécialement cbez des malades morts de maladies du cœur, j'ai trouvé des globules ne tenant plus aux Irabécules que par un pédicule très fin, de sorte qu'on peut au bout d'un certain temps rencontrer toutes les formes de transition entre l'état dans lequel les globules lymphatiques constituent une masse granuleuse à peine distincte enfouie complètement dans les renflements trabéculaires et l'état qui précède immédiatement leur mise en liberté sous l'intluence soit de la contractilité protoplasmique, soit de l'impulsion du courant lymphatique.
2° Ils se forment dans le tissu adénoïde ou réticulé. — Ce mode de formation, qui se rapproche en somme beaucoup du précédent, puisque le tissu réticulé n'est autre chose que la forme rudimentaire des organes lymphoïdes, explique pourquoi on trouve des globules avant les ganglions lymphatiques.
3° Ils pi'oviennent des cellules fixes du tissu connectif. — Dans ce mode de production, admis par His, ils se formeraient par division aux dépens de ces cellules fixes (voir : Pus).
4° Ils provien7ient de Vépitliélium des lymphatiques et des cavités lymphatiques. — C'est l'opinion de Biliroth et Frey mentionnée plus haut. Les cellules qui tapissent les parois vasculaires se développent peu à peu et, quand elles ont atteint un certain volume, se détachent de la paroi interne des lymphatiques et passent à l'étal de globules lymphatiques.
0° Ils proviennent de l'épithélium des séreuses. — D'après Schweigger-Seidel, Tépithélium de la face abdominale du centre tendineux du diaphragme donnerait naissance, par division, à des globules lymphatiques, et par le carmin, on trouverait sur lés noyaux de ces cellules tous les stades de division; une fois formés, ces globules lymphatiques pénétreraient dans ces vaisseaux lymphatiques par les sforn«<es ou ouvertures interépithéliales du centre tendineux.
6° Ils proviennent par émigration des globules blancs du sang. — Celte supposition, aite par Héring, ne fait que reculer la difficulté, puisque les globules blancs du sang proviennent eux-mêmes en partie, sinon en totalité, des globules de la lymphe.
7° Us se forment par genèse dans le plasma sanguin et lymphatique. — Cette opinion a été admise par Robin et Sappey, mais elle a conlre elle presque tous les hislologistes.
Multiplication des globules blancs. — Une fois formés, les globules blancs peuvent se mulliplier, soit dans le sang, soit dans la lymphe. Celte multiplication, d'après les recherches de Ranvier, Renaut, etc., se fait par division, soit directe (Ranvier) soit indirecte (Flemming, Peremeschko). On verra plus loin les idées de Pouchet sur cette question. Recklinghausen n'admet pas ce mode démultiplication par scission, et paraît plutôt disposé à admettre une sorte de multiplication endogène ; du moins il a vu une fois un jeune globule lymphatique situé à côté du noyau dans un globule lymphatique se détacher brusquement de ce globule.
Destruction des globules blancs. — Ceux des globules blancs du sang qui ne donnent pas naissance soit à de nouveaux globules blancs, soit aux globules rouges, se détruisent dans le sang en produisant, comme on le verra à propos de la coagulation, les générateurs de la fibrine. Cette destruction paraît se faire assez rapidement.
SANG