LIVRE TROISIÈME
— PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE
20 Èpithélium vibralile stratifié. — Dans cet épithéliiim, les cellules profondes sont arrondies ou ovalaires; les cellules superficielles, au contraire, sont Cylindriques et seules pourvues de cils vibratiles. On le rencontre dans le larynx, sous
les cordes vocales, la trachée, les bronches, à l'exceplion des peliles bronches où il est simple, le canal lacrymal, etc.
Il faut encore rattacher à l'épithélium lécumentaire certaines formes dérivées qui présentent une fonction toute spéciale ; tels sont le tissu corné, les ongles, les poils, le cristallin.
\J èpithélium glandulaire n'est qu'une transformation de l'épilhélium tégumentaire. Une glande, sous sa forme la plus simple, n'est qu'une dépression de l'épithélium (fig. H3, B), dépression qui présente tantôt l'aspect d'un tube terminé par un cul-de-sac de même diamètre (fig. 113,B), comme dans les glandes en tube ; tantôt la forme d'une bouteille terminée par un cul-desac dilaté ou admis ( fig. 113, C), comme dans les glandes en gi'appe. Les cellules épithéliales qui tapissent le cul-de-sac glandulaire oll'rent souvent des caractères ilifférents de ceux des cellules du reste du tube glandulaire; habituellemenl, les cellules glandulaires sont ovoïdes, sphériques ou polyédriques, tandis que les autres sont fréquemment cylindriques ou cylindro-coniques.
D'après Langley, la substance cellulaire de la plus grande partie des cellules glandulaires seraitcomposée: i° d'une charpente protopiasmique en l'orme de réseau; 2° d'une substance hyaline contenue dans les mailles de ce réseau ; 3° de granulations sphériques enfouies dans cette substance hyaline; ces granulations représenteraient l'élément sécréteur essentiel et donneraient naissance aux substances organiques de la sécrétion; elles augmentent de grosseur et de nombre pendant le repos de la glande, diminuent, au contraire, au moment de la sécrétion.
Pour ce qui concerne les rapports des terminaifions nerveuses avec les épitbéliums, je renvoie aux ouvrages d'histologie et aux chapitres qui traitent de la physiologie des organes des sens.
Fig.
IV^. — Formation des glandes.