Rôle protecteur des épithéliums
Les épithéliums ont en premier lieu un rôle purement mécanique; partout où des pressions répétées, des frottements, pourraient léser les parties superQcielles du corps, l'épithélium, devenu couche cornée de l'épiderme, agit comme organe protecteur; il agit de même en présence des substances chimiques qui détruiraient rapidement les cellules plus délicates des parties profondes. Mauvais conducteur du calorique, l'épiderme, et spécialement ses annexes, poils, cheveux, etc., s'opposent, dans de certaines limites, aux déperditions de chaleur et peuvent aussi prévenir les eflets d'une chaleur trop intense; ainsi les cheveux protègent la tête contre l'insolation.
Les épithéliums représentent des adjuvants indispensables de certaines fonctions. Les papilles cornées de la langue et du palais de certains animaux interviennent dans les phénomènes de mastication. Mais c'est surtout dans les organes des sens spéciaux que se révèle le mieux la part prise par
répithcliuin dans certains actes fonctionnels d'un ordre supérieur. Toute la sensibilité cutanée tactile est basée sur l'existence de l'épidémie; dès qu'il est enlevé, comme par un vésicatoire; il n'y a plus de sensation tactile nette et précise, il n'y a plus que de la douleur ; l'épithélium lingual joue le même rôle pour la sensibilité gustative, et pour chacun des sens il serait facile de faire la même remarque. Outre cette part nécessaire dans la sensation, l'épithélium fournit, par ses annexes et ses dérivés, des organes de protection et de perfectionnement pour les sens, cils des paupières et sourcils, cristallin, vibrisses, ongles, etc.