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Actes instinctifs

Les actes instinctifs ne sont en réalité que des actes automatiques un peu plus compliqués, ou plutôt un ensemble d'actes automatiques coordonnés pour un but déterminé. Il n'y a donc pas, et il ne peut y avoir de limite précise entre les actes automatiques et les actes instinctifs; il n'y u qn'tuie

II) A consulter : I^roclKisk.i : fJo)ninenlntio de f'nnctionihus systemalix ncrvo.'ii, 17,Si — E. Plluger : Die sen-surlrllen F anklionen des Rnrkenmarks der Wirhel/hiere nehst fner neuen Lehre uber die Leistunçjsyesetze der Reflexionen, 1853. — Mai-shiiii-liall ■ inrrrn ,lu système spinal, otc, IHÎyh. — F. Goitz : IMlray zur Lehre mn den Functionon des liurken marks de,- Frdsrhe (Kœmgsh. uiud. Jahrbucher, t. II). - .]. Cayradc : Itech critiquer et expérimentales sw les mouvements n'flexes, 1804. — J. Clirrou : Des conditions analomii/ues de la production des actions réflexes (Conqjtos rendus, 18(>8). - .] i{,mouth-d • dien ilher Réflexe {\iiiv\. .Monatsber., 1873). - W. W uimH, : Vnl.'r,. zur Mcrhnnil- ,ln- .\erven, etc. Ueber den Rcflexroryang, etc., 187G.

»n6 LIVRE TROISIEME. — PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE.

ditVérence de degré. L'insliiicl ii'c?l qu'un phénomène réflexe d'un ordre plus complexe que les réflexes ordinaires, mais celte complexité est telle quelquefois, la coordination des actes est si prononcée que l'instinct touche presque aux actes psychiques ; telles sont la nidification des oiseaux et la pliq^art des phénomènes de la vie de certains insectes, abeilles, fourmis, etc.

li'excitation initiale qui détermine les actes instinctifs est souvent très difUcile à préciser; mais ce qu'il y a de certain, c'est que le point de départ de ces phénomènes est très souvent central, et que les émotions, les besoins, les sensations internes sont la plupart du temps l'excitant physiologique des manifestations instinctives ; ainsi, pour ne parler que des animaux, la faim, la crainte, l'amour maternel, les sensations génitales, etc., en sont les causes déterminantes les plus puissantes.

La localisation des centres instinctifs est fort peu avancée. Ces centres doivent évidemment être placés au delà des centres automatiques et par conséquent dans les parties supérieures de l'axe nerveux; mais c'est tout ce qu'on en peut dire jusqu'ici.

D'après ce qui a été dit plus haut (Voir page 073), il est probable que tous les actes instinctifs ont été primitivement volontaires et intelligents, et que ce n'est que par la suite (|ue ces actes ainsi répétés continuellement ont fini par devenir héréditairement involontaires et instinctifs, de même que nous avons vu certains actes intellectuels, comme la marche, la parole, etc., devenir automatiques et tout à fait assimilables à de simples mouvements réflexes. Cette question se retrouvera, du reste, à propos des fonctions cérébrales.

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