IV. — RESORPTIOX T\Tf:RSTrr[ELLE
La résorption interstitielle marche de pair avec la transsudalion interstitielle-. A mesure que le sang fournit aux tissus de l'oxygène et des matériaux de nutrition, les tissus rendent au sang de l'acide carbonique et des matériaux de déchet; la résorption représente donc la contre-partie de la transsudation, et les mêmes remarques leur sont applicables à toutes deux.
Seulement, nous sommes peut-être un peu plus avancés sur cet acte (jue sur l'acte de transsudation. Si nous ignorons presque complètement quels sont les matériaux fournis par le sang aux tissus, nous connaissons un peu mieux quels sont les produits, les déchets que les tissus fournissent au sang ; on sait aujourd'hui, pour un certain nond^re de tissus au moins, quels sont leurs produits de désassimilation, et la chimie physiologique fait tous les jours de réels progrès sous ce rapport.
La même question qui a été agitée tout à l'heure se retrouve aussi pour la résorption, à savoir, celle du lieu de formation de l'acide carbonique et s'il faut le placer dans le sang même ou dans les organes. C'est à l'ensemble de ces deux actes, extraction de l'oxygène du sang, restitution d'acide carbonique au sang, qu'on a donné le nom de respiration interne ou respiration des tissus. Les tissus respirent comme le sang lui-môme ; ils absorbent de l'oxygène et éliminent de l'acide carbonique; seulement le sang est leur