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Génération alternante ou Métagénèse

Chez beaucoup d'êtres inférieurs, il y a une vcrilable alternance de la génération sexuelle et delà génération asexuelle; c'est ce qu'un observe par exemple chez les polypes, les trématodes, un certain nombre de vers intes-

i\\ On a (lomié lo nom (\v pavdhhtsle ou fjermc accessoire à une courhc lic cellules oxisl-nil daiiï^ li's (cufs nicrobliisti(jur« l't située au-dessous du germe entre lui et le vitellus. Sii signideatinu est très discutée. Kullmaini a décrit sous le nom d'acrob/aste des cellules iiiigi-atrici's auiœlxiïdes situées à la pén|)liérie du pfi'rnie et qui s'introduiraient entre rccli^derini' et rcntoilcnne pour Ibi'iucr le sang et les tissus couneclifs.

('i y/r. niasse vitellin • c--'ii'i-uli;. — I, vin' <\ - Uu-c. — i, coupo. — :;, >uc de laco (st;iilc (iIup avancé). — 4, fOii|i<'.

PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE DE L'ORGANISME

linaux, etc. On a alors dans la série des générations successives une suile d'individus alternativement sexués et asexués, les premiers naissant par génération asexuelle (bourgeonnement, scissiparité ou spores), les seconds naissant d'un ovule fécondé par un spermatozoïde. Quelquefois entre deux générations sexuelles il s'interpose plusieurs générations asexuées. Si l'on représente par S les individus sexués, par A les individus asexués, on pourrait représenter les générations alternantes de la façon suivante :

SASASA

SAASAAS, etc...., elc.

Les cestoïdes, comme le ttonia, le bothriocépliale, nous rournissent un exemple de génération alternante. Le ver ou strobilese compose d'une tête ou scolex et d'anneaux ou proglottis. Ces proglotlis naissent par bourgeonnement de la partie postérieure de la téteou scolex {st<(de de yi'm'ration asexuelle) et représentent eux-mêmes (les individus sexués lienuaphrodites pourvus d'un ovaire et de testicules. Les d'uls qui proviennent de ces proglottis en se développant constituent le scolex [Stade de dénération sexuelle), qui à son tour donne naissance aux proglottis par bourgeonnement et ainsi de suite (i).

Le nombre des générations asexuées interposées entre deux générations sexuelles parait avoir une limite assez restreinte. Ainsi, chez les paramécies, la scissiparité produit un certain nombre de générations; mais, au bout de quelque temps, les individus deviennent plus faibles, les générations moins nombreuses, et la race Unirait par s'éteindre si la génération sexuelle n'intervenait; le noyau et le nucléole de ces infusoires se transforment en ovaire et en testicule ; le noyau forme des œufs, le nucléole des spermatozoïdes ; les derniers éires s'accouplent, meurent après l'accouplement, et la génération sexuelle, qui a remplacé la scissiparité, donne naissance à de nouvelles générations vigoureuses qui se reproduisent par scission jusqu'à ce que leur faiblesse nécessite une nouvelle intervention de la génération sexuelle.

il en est de même chez les pucerons. I,es derniers pucerons formés par généralion asexuelle sont tellement abâtardis qu'ils n'ont même plus de canal intestinal . Halbiani); alors, au début de l'hiver, apparaissent des mâles et des femelles qui s'accouplent, et les œufs fécondés produisent de nouveau des asexués qui ôcloronl au piintemps.

Il semble donc iju'il y ait là un fait général. Seule, la génération asexuelle n'a ([u'une puissance de reproduction limitée; la sexualité, c'est-à-dire Fintervenliou de deux individus distincts s'unissant dans l'acte de la fécondation, peut seule assurer la perpétuité des générations (pii, sans elle, fmiraient par s'abâtardir et s'éteindre.

« On pourrait ainsi, dit Cl. iJernard dans un remarquable passage, en se plaçant à un point de vue pbilosophique, regarder l'évolution d'un être animal ou végétal <;omme une sorte de panhmogenèsc histologique ou encore de (jénération alternanle d'éléments anatomiques. Dans celte façon de voir, un phénomène sexuel élémenlaire (union d'un élément cellulaire màle à un élément cellulaire femelle) donnerait une nouvelle cellule, l'œuf fécondé ou germe, douée au plus haut degré de la puissance plastique et évolutive. De cette cellule primitive naîtraient, par modes

(I) D'après Mouicr, il faudrait donner .nix j.hn.ouM'.nes une autre interprèlalicn et il " ^iSi^""' ' '^'^ génération alieruai.t.. ; la lêle ne serait qu'uu organc

againes, le nombre immense de général ions cellulaires qui formeronl le blaslodernio éi plus tard l'organisme animal. Leur fécondité, conslammeni décroissante, abouti! fatalement à la ruine de l'édilice, à la mort de l'individu. L'existence individuelle se prolonge aussi longtemps que la fécondilé asexuée des éléments, aussi longtemps ({ue dure l'intluence sexuelle du début. L'esprce disparaîtrait également si, avani épuisement total, deux éléments cellulriires sexués ne se séparaient de l'organisme pour se comporter comme les premiers. Ils formeront, par génération sexuelle, une nouvelle cellule dont l'impulsion évolulive s'étendra à une série de générations bistologiques agames en s'atténuant successivement. El ainsi Vespèce sera restaurée périodiquement par la réapparilion d'une génération sexuelle entre les générations agames; la sexualité, source de toute impulsion nutritive, rouvrira conslammeni le cycle vital qui tend à se fermer. » (Cl. Hernard, Revue scientifique du septembre 1874, p. ■2<M.)

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