‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 3)Chapitre 100 sur 126 · DES VABIATIONS DANS LA TEMPéBATUBS DU COBPI · texte numérisé non relu

DES VABIATIONS DANS LA TEMPéBATUBS DU COBPI

1® Variations suivant les divers états de l'org.inissie. — a) Age. — Les différences de température dues à Tâge n'atteignent pas r. Après la naissance, la température du nouvean-né est de 37'',75 dans le rectum; elle baisse dans les premières heures et tombe à S?"" ; puis, dans les dix jours suivants, elle remonte h 37°,2— ST'^.C et reste à ce niveau jusqu'à la puberté: à partir de ce moment, elle s'abaisse de nouveau jusqu'à cinquante

peut remplacer le gaWanomèlre par une solation d*iodarc de potassium et d'amidon; Tiode est mis en liberté à rélectrode positif et bleuit TamidoD.

1^ Courant musculaire et nerveux.

Si, comme dans la figure 17i, on place sur les coussinets de Tapparcil de Du Bois-Reymond un fragment de muscle (au repos), de façon que la section transversale corresponde à un des coussinets et sa surface à Vautre coussinet, la déviation de raiguille du galvanomètre indique l'existence (l*un courant, qui, dans le muscle, va de la coupe transversale à la surface et, dans le conducteur galvanométrique, de la surface à la coupe. La surface du muscle est électrisée. positivement , la coupe négativement (Jig. 17G). Au lieu de prendre la coupe transversale d'un muscle, on peut prendre le tendon du muscle qui constitue ce qu'on appelle \r surface transversale naturelle, comme dans la figure 173, et qui est électrisé négativement. Au lieu de la surface du muscle, on peut prendre une section du muscle parallèle aux fibres musculaires, ou ce qu'on appelle encore la surface longitudinale artifi' 'rielle, et qui est électrisée positivement, f,,. no. — DireeUoodm^ Chaque muscle ou fragment de muscle rwii «HucniMt.

constitue donc un véritable couple électro-moteur, et en associant des tronçons de muscles de grenouilles à la façon des éléments d*unc pile à colonnes, on a pu construire dé véritables piles musculaires.

Les nerfs sont le siège de courants semblables qoi ne se distinguent des courants musculaires que parce qulls sont plus faibles.

Ce sont ces courants musculaires et nerveux qui forment par leur réunion ce que Nobili (1825) appelait le courant propre de la grenouille. Dans la grenouille ce courant va de la périphérie des extrémilés vers le tronc; dans le tronc il va de Tanus vers la tétc. Chez les mammifères, sa direction est inverse; ainsi les membres amputés et dépouillés de la peau montrent un fort courant qui va du tronc à la périphérie.

surfaces. Les points a, b, c, d, pris sur une des surfaces, coasidèrée comme ligne des abscisses, indiquent* le milieu de l'espace compris

Fig. 178. — Schéma de rintentité des coartntt dans le liquide aeiTtax.

entre les deux points d'application du conducteur, et les ordonnées abaissées sur ces points représentent Tintensité du courant qui tUTCfse le conducteur. On voit qu'en a, le courant = 0, et que le courant est à son maximum (ordonnée ed) quand les deux extrémités du eonducteur sont situées, Tune sur la surface lon^todiuale, rsutrenrli surface transversale.

Il arrife souvent que la partie tendineuse du muscle, au lieu â*élre électrisée négativement, soit positive; c'est ce que Du Bois-ReyHMd a appelé partie parélectronomique du muscle.

Courants d'inclinaison. — Kkombe muscuiaire. — Si la coupe dv muscle, au lieu d'être exactement perpendiculaire i la surface longitidinale, est oblique, les courants ne présentent plus la même dispositioo; le point le plus négatif de la coupe, au lieu de correspondre an centre de la coupe, se rapproche de Tangle aigu; le point le plus positif de b surface longitudinale au contraire se rapproche de Tangle obtos.

La fatigue diminue la force du courant musculaire.

Les caractères du courant nerveux sont les mêmes que ceux do eonrant musculaire.

Pour rinfluence de Télectrotonus sur le courant nerreux, voir Action de f électricité sur forçanisme.

Les autres parties de Torganisme sçnt aussi le siège de eoonots

viron V,oo* de seconde ; puis, à partir de ce point, elle se propage dans le muscle à raison de 3 mètres par seconde, c'est-à-dire avec une vitesse égale à celle de la transmission 'de Tonde musculaire. Dans les nerfs, il en est de môme et sa propagation se fait comme pour l'excitation nerveuse, à raison de 33 mètres par seconde en moyenne.

Du Bois-Reymond ne considère pas la variation négative comme Tindice d'une diminution réelle du courant

Holmgren a constaté la variation négative du courant de la rétine du lapin au moment où les rayons lumineux entrent dans

3** Théories des courants musculaire et nerveux,

La théorie des phénomènes électriques qui se produisent daas les nerfs et dans les muscles, soit à Tétat de repos, soit à Tétit d'activité, laisse encore beaucoup à désirer, et je me contenterai de donner une idée générale des principales opinions émises sur ce sujet sans entrer dans la discussion de ces opinions.

\^ Théories chimiques. — Liebig émit un des premiers Tidèe que le courant musculaire était dû à la réaction différente du saog (alcalioi et du tissu musculaire (acide), et cette idée de rorigine chimique descoorants électriques a ét,é soutenue et généralisée par d*autres obserfiteors. Ranke,en particulier, a cherché, en se basant sur la façon dont lef éléments anatomiques se comportent avec le carminate d'anunooiaqae, à déterminer la réaction de ces éléments; il a vu que le noyau des cellules était acide par rapport au contenu cellulaire, qu'il en était de même de la fibre-axe du nerf par rapport à la moelle nerveuse, de li substance intermédiaire du muscle, par rapport àuisareous demeniSfti il considère tous ces éléments anatomiques conune des molécules électro-motrices et rorigine incessante de courants électriques multiples dans Tintérieur de Torganisme. Mais c'est surtout E. Becquerel qui, dans ses remarquables recherches sur les phénomènes éleciro-^apii' laires, a, grâce à ses observations et à ses expériences ingénieuses, fait entrer dans une voie nouvelle Tétude des phénomènes èlectriqoes dans les organismes vivants. E. Becquerel a démontré, en effet, que des circuits électro-chimiques peuvent exister dans Torganisme sans Tintervention d'un métal; il suffit de la présence de deux liquides de nature différente, séparés par une fente capillaire on par une membrane organique; la paroi qui est en contact avec le liquide, qui se

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