S, HT
Ut. . . .
Chaque colonne verticale du tableau contient les iutenralles qneles diiïérentes notes de la gamme font avec la tonique, et chaque colonne répond à une octave. On voit, par exemple, que les tierces qui sonneat très-bien dans les régions élevées présentent une certaine dureté duu les octaves inférieures. L'existence de ces battements est fondameDlale pour la théorie de Tharmouie.
Des intervalles. — Quand deux sons se font entendre simultanément, non-seulement les deux sons fondamentaux, mais encore leurs harmoniques respectifs (*) produisent des battements, et si ces baltemenii sont bien marqués, la sensation est intermittente, désagréable et constitue ce que l'on appelle une dissonance. Quand les battements foiit trop peu marqués pour exercer une action désagréable, il 7 a cojubinance, Tour apprécier la consonnance ou la dissonance des divers intervalles, il faut donc avoir égard surtout à la coïncidence deshannoniques des deux sons qui composent l'intervalle ; en effet, les hamouiques coïncidents ne peuvent donner de battements.
Le tableau suivant donne les harmoniques coïncidents pour les principaux intervalles :
Tableau des harmoniques coïncidents.
Ut. Ut«. Sol». Ut«. Mi«. Soi». Sl>«. UA Bé». «p.
Octave ....
M/» II** «0/5 uO m^
Douzième . . .
soO soP ré'
Quinte . . . *.
sol 40/' ré* soi* si» re
Quarte ....
fa fa» u(* ta* la» ui*
Sixte majeure .
la la* ml» la» Dtj^ mt*
Tierce majeure .
mi mi» si» mI» soljf» si» ré^ mi"
Tierce mineure .
mi^ mit^' si|^» mi(^» sol*
(*) Les sons résultants peuvent faire aussi entendre des battements qui renforcent ceux des harmoniques.
i'IlYSIOLOr.lE FONCTIONNELLE.
si deux des sons forment une dissonance et donnent des battemeati sensibles, Tharmonie est détruite.
Les seuls accords consonnants de trois sons sont les soifanti, fri sont aussi les plus employés en musique :
ACCOKDS.
lît lîiÇ Ré. If^ Mi.
Fa.
Fsft.
Solt^.
SqI.
Ut.
L«i». ^- SéJ. * »
Fondamental Vt
De Hixto Ui
De Hizto et quarte. Ut
Mi
Fa
Fondamental Ut
De Kixtf Ut
De Bixtc et quarte. Ut
Mit»
Soi
Bol
lA
La»
Fa lA»
Mi liA
On peut faire ^dériver les accords de sixte et de sixte et qusrtedei deux accords fondamentaux, grâce au renversement suirant, en prenait successivement pour tonique la deuxième et la troisième note de
l'accord.
Accord majeur.
Accord fondamental. ... ut mi sol
— de sixte et quarte mi sol ut
— de sixte sol ut mf.
Accord mineur.
Accord fondamental. ... ut mi b sol
— de sixte et quarte mit^ sol ut
— de sixte sol ut ml i^.
La consonnance des accords dépend : \^ des consonnances parfait» ou imparfaites formées par les intenralles qui les composent; 2* de la présence des sons résultants dus aux sons fondamentaux on i kin premiers harmoniques.
Le tableau suivant, emprunté & Helmholts, donne les meillenn lenversements des accords de trois sons, soit moeurs, soit miuenn. Dans les accords majeurs, les meilleurs sont ceux dans lesquels les aon résultants restent entièrement compris dans l'accord. Pour les aceordi mineurs, il y a toujours, même pour les meilleurs, perturtMitlOD de raccord par des accords nouveaux dus aux sons résultants.
Accords mqfeurs.
J'ùludiera ph(>s, la lun commodaiic la vision bi visuelles im leclioD du %
Les sens:
Inclion de al>Golue, à t de la rétine neuse; la lu L'âlude de I que rappelc
U lomiéK lieux la Un l'6lher. CeUi une Tiiesae < lumière), cl jnlliiiië (le n
Tlbraliong de iciuoc nvui ([auincrNIII», UL-HI-a-uiro |Kr|isuui«HV>Ba ■
la direclioQ des rayoïia lumineux. A la durée, ou ce qui reTieot «i idCb^ au nombre des vibratioua correspond une sensation psrltCDllËre : cdk de couleur, qui esl pour la sensaiioo lumineuse ce qne la hinleut al pour le son. La durée de ces Tlbrallons esl laOulmenl courtR, al, pr suite, dans nue seconde, il r a un nombre conildënble de vUiralin^ Gl la rétine se comporle aTec lea Tibraiious lumioeaaet eomm« Ib Mrf acoustique avec les *ibnIioDB Gonores; an delA et en decà'd'aa etfWl nombre, la rëllne u'eat plus ïmpressionnÉe par les Tlbrallons tnunîsalcs de l'ëther ; la limite luférieure des libnliona Tlaibles cil doBDti par le rouge, qui correspond à 135 Irilliona de flbnllons par seooadc; la limile supérieure par le TJoitil, qui correspond i 764lnllionideTflnlious. Au-dessous de 434 Irillions, la rélioe n'est plus tmpressioDiidl^ quoique les Tibratious Inférieures puissent encore produire de la Aileur (rayons caloriQques); au-dessus de 764 iriHiont, la rÉIioG estinseD- Bible , quoique ces rayons irayoni cbimiqves) puissent encore Impressionner certaines subsianccs (n It raie d'argent). La flgure 181 donne lei courbes d'inlensilé correspondantes aux trois espèces de rayons. Le spectre lumineux est compris entre les raies 1 et H, le spectre nitra-
neux dans l'œil, et quoique ces questions soient traitées dans les ouvrages de physique, j'en résumerai les points principaux dans leurs rapports avec la dioptrique oculaire.
Quand des rayons lumineux rencontrent un nouveau milieu dans lequel la vitesse de la lumière est différente de cçlle du premier miliea, une partie de ces rayons se réfléchit, c'est-à-dire est renvoyée dans le premier milieu; Tautre partie se réfracte ^ c'est-à-dire traverse le second milieu en déviant de sa direction primitive.
Réflexion de la lumière. — Les lois de la réflexion de la lomière sur les surfaces planes sont les suiTahtes :
1° Le rayon incident et le rayon réfléchi sont dans un même plia avec la normale à la surface au point d'incidence ;
2<* L'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence.
Dans les miroirs plans, Timage est virtuelle, symétrique de l'objet et de même grandeur. *
Dans les miroirs convexes, Timage est virtuelle, droite et plus petite que l'objet.
Dans les miroirs concaves, il y a plusieurs cas suivant la position de l'objet :
10 L'objet est à l*inflni; Timage se produit au foyer principal; elle est réelle et renversée ;
2*" L'objet est au delà du centre de courbure ; l'image se forme entre le foyer principal et le centre de courbure; elle est réelle, renversée et plus petite que l'objet;
Z^ L'objet est au centre de courbure, Timage est au centre de courbure et coïncide avec Tobjet; elle est de même grandeur que loi et renversée;
40 L'objet est entre le centre de courbure et le foyer principal; l'image se forme au delà du ceutre de courbure; elle est réelle, reo» versée et plus grande que l'objet;
5<* L'objet est au foyer principal; les rayons vont à rinûni; il n'y a pas d'image;
6° L'objet est entre le foyer principal et le sommet du miroir; l'image est virtuelle, droite et plus grande que l'objet.
Réfraction de la lumière. — Les lois de la réfraction sont les suivantes :
1° Le rayon incident et le rayon réfracté sont situés dans un même plan avec la normale à la surface au point d'incidence;
2° Le rapport des sinus de l'angle dlncidence et de l'angle de réfraction est constant pour deux mêmes milieux, et égal au rapport des vitesses de propagation de la lumière dans ces deux milieux.
Ainsi \Jig, 185, p. 761 ), le rayon incident a 6 et le rayon réfracté bf sont dans le même plan que la normale au point d'incidence b d. En outre,
Fig. 186. — Conitraçlion d'an rayon réfracté.
et former leur foyer sur Taxe principal, de Tautre côté de la sucfaoe de séparation des deux milieux. Tous les rayons parallèles à Taxe principal vont se réunir au point Y\ appelé foyer principal ou point /ocd postérieur. Les rayons parallèles venant de Tautre côté de la surfine (à droite de la figure) ont leur foyer au point F, point focal aniérieur.
On appelle axe secondaire toute ligne N 0 qui passe par le point uodal; les rayons qui ont cette direction ne subissent aacane déTiation. 11 y a, par conséquent, une infinité d*axes secoindairea. Tons les rayons parallèles aux axes secondaires viennent former leur foyer en un point, foyer secondaire, situé sur cet axe secondaire. Tous les foyen secondaires des rayons parallèles se trouvent sensiblement dans un même plan, N'F', perpendiculaire à Taxe principal et passant par le foyer postérieur; c'est ce qu'on appelle le plan focal; il y a donc deux plans focaux, un plan focal postérieur^ N' F, qui passe par le foyer postérieur F', un plan focal antérieur, N F, qui passe par le foyer antérieur F. On appelle plan nodal le plan perpendiculaire à Taxe principal et qui passe par le point nodal 0, plan principal le point tangent à la surface au point A.
Construction d'un rayon réfracté. — Ces données une fois connues, il est facile de trouver le rayon réfracté quand on connaît le rayon incident et le foyer principal de la surface réfringente. Soit QI le rayon incident, il coupe le plan focal aniérieur en N; on sait que toot rayon lumineux parti d'un point du plan focal antérieur prend en se réfractant une direction parallèle à Taxe secondaire passant par ce point ; si on mène cet axe secondaire NO et qu'on mène de I une ligne IQ' parallèle à Taxe secondaire NO, on a le' rayon réfracté cherché. On peut aussi mener l'axe secondaire ON' parallèle au rayon incident QI; en joignant le point d'incidence I, au point S', où Taxe secondaire coupe le plan focal postérieur, on a le rayon réfracté IN'Q'.
Construction de l'image d'un point. — Pour avoir rimage d'an point, il suffit de mener de ce point deux rayons incidents quelconques.
Soil un point P (fig, 187); on mène de ce point : P Taxe secondaire PO passant par 0 sans subir de déviation ; 2« un rayon PI parallèle à Taxe principal ; d'après ce qui a été dit tout à Tbeure. le rayon réfracté pas-
Fig. 187. — Conttnietion de l'image d'oD objet.
sera par le foyer postérieur F' et il n'y aura qu'à le prolonger Jusqu'à ce qu'il rencontre l'axe secondaire PO ; le point de rencontre P' sera rimage du point P.
On peut aussi mener : P le rayon incident PI, pmllèle à l'axe principal; 2^ le rayon incident PFE, passant par le foyer principal antérieur ; ce rayon, après la réfraction, marche parallèlement à Taxe principal suivant EP' et coupe le rayon réfracté IF' en P'.
On trouvera ainsi successivement limage des différents points d'un objet. L'image de l'objet sera renversée.
2° Bé/raction de la lumière dans le cas *dun système de plusieurs milieux ré/ringetUs {système dioptrique centré), — Quand, au lieu de denx milieux séparés par une surface réfringente, on a affaire à un système de plusieurs milieux, la construction du rayon réfracté s'obtient facilement jd'après les mêmes principes si les surfaces sont bien centrées, c'est-à-dire si leurs centres de courbure se trouvent sur une même droite ou axe.
Tout système dioptrique centré peut être remplacé par un système
Pig. 188. — Système dioptriqae centré.
de six points cardinaux (constantes optiques de Gauss). Soit, par exemple [fig. 188), un système composé de quatre milieux réfringents.
1, 2, 3, 4, séparés par les surfaces sphériques AB, CD, Kl. dont les centres se trouvent sur l'axe XX. On pourrait, pour chaque milieu, élut connus l'indice de réfraction, la courbure de la surface et la direcUon du rayon incident, construire successlTement le rayon réfracté; mais on simplifie la construction par l'admission des six points cardiouL Ces points sont :
1° Deux points focaux, FF', point focal antérieur F ci point /oeul postérieur F'; ils ont pour propriété que tous les rayons qui parlent do point focal antérieur sortent parallèles à l'axe, et que tous les rayons parallèles vont former leur foyer au point focal postérieur. On appelle plans focaux antérieur et postérieur^ 00, O'O', des plans passant par les points focaux et perpendiculaires à l'axe XX ; tous les rayons qui partent d'un point d'un plan focal sortent parallèles entre eux.
2° Deux points principaux. PP', et deux plans principaux, VV, V'V, qui représentent les deux surfaces de séparation idéales des milieQX transparents. Tout rayon incident qui passe par le premier point principal sort par le deuxième, et tout rayon qui passe par un point do premier plan principal sort par le point correspondant da deuxième à la même distance de l'axe. C'est ce qu'on exprime en disant que le deuxième plan principal est l'image optique du premier.
On appelle longueur focafe antérieure = /, la distance FF du point focal antérieur F au premier point principal P ; longueur /ocaie postérieure = /, la distance F'P du point focal postérieur F' au deuxième point principal P'.
3° Deux points nodaux, NN', qui répondent aux centres optiques de« surfaces YV, V'V, et 'jouissent de cette propriété que les rayons qoi passent par le premier point nodal passent aussi par le deuxième, et que les directions du rayon incident et du rayon réfracté sont parallèles. La distance des deux points nodaux NN' égale celle des denx points principaux.
.Quand, dans un système de plusieurs milieux réfringents, le premier et le dernier milieu ont le môme indice de réfraction, les points nodaux coïncident avec les points principaux, et les longueurs focales/ et/ sont égales.
Quand un système de milieux réfringents est ainsi ramené à un système de six points cardinaux, il est facile de construire la marche do rayon réfracté.
Constraction du rayon réfracté. — Soit {flg, 189, page 765» un rayon incident AB ; du point fi, on mène une parallèle à l'axe XX, parallèle qoi coupe le deuxième plan principal V'V en G; c'est comme si le rayon AB tombait directement en C sur ce plan principal ; puis on mène par le deuxième point nodal N' une droite, N'D, parallèle au rayon incident ifi; cette droite coupe le plan focal postérieur en D; en joignant D à G on a la direction du rayon réfracté Cl). On peut encore y arriver en menant
du point focal aatérieur F une droite, FI, parallèle à Afi; du point I, où elle coupe le premier plan principal VV,. on mène une parallèle à
Fig. 189. — Constraction d'an rayon réfracté.
Taie ID; en joignant le point D, où ce^e parallèle rencontre le plan focal postérieur à G, on a la direction du rayon réfracté.
Constniction de Timage d'an point. — Soit {fig, 190) Tobjet AB;
jL
Fiq. 190. — ConatmeUon de rimage d'un point.
pour aToir Fimage du point A, il suffit de connaître le trajet de deux rayons partant de ce point.
10 On mène un premier rayon, AG, parallèle à Taxe; il coupe le deuxième point principal en G; de là, comme rayon parallèle à Taxe, il passe par le foyer postérieur F' et prendra la direction GF'AU
20 On mène un second rayon dans la direction du premier point nodal N, et on mène par le deuxième point nodal W une ligne, N'A', parallèle à AN et qui sera la direction du second rayon réfracté; cette ligne coupe la ligne CF'A' en un point A', qui sera le foyer ou Timage du point A. On trouvera de même Timage du point B. L'image de AB est réelle et renversée.
Les rapports de Tobjet et de Timage sont donnés par la formule
suivante : 1 =
où 1 désigne la distance de rimage du deuxième
loppv, esl formé par une série de couches concentriques dont l'iadicc de réfraction est différent, mais ou peut le remplacer
r-t. lei. — OEiJ KhlauU^ai (coupa Iiiiu>rhI«).
dans l'œil idéal par une lentille htrmogène d'un indice de réfraction qui produirait le même effet total. Il ne reste donc qu'à connaître les rayons de courbure de la face antérieure de la cornée et des deux faces du cristallin, et les indices de réfraction de rtiumeur aqueuse, du cristallin et du corps vitré. Ces valeurs 80nt les suivantes :
Bayw
: de courbure.
Cornée; face aDlérïenre. .
Cristallin; laet antérifore .
Cristallin; taw postérieure.
•1 il SdHw
Ht = î). -
in. - H. H
pàndul 1 ■ccoàoadilis'i) HV.biiBHr lilrto. — DU, maidi <
IT'. IHsnliipujiiiBcllilI. — *'*', •<• iJlnii, hiUBt an lllfl* du 5° KM !'■» i C mot it t(an do (Itba oealiir*.
Ps'ali emritimx tmprtt Liilitf. — B'H*. p«intt priBcipiBI. — E,E, pDisU
i^aprit Gtmud.Tttilatt, — U, painit priiKipaoK tut diDl la repoi da l'aficomniodariAd. — *''^''. iùjtrt prlut
768 PHYSIOLOGIE FONGTIONNELLB.
Indices de réfraction :
Ilameur aqueuse •— = 1,3379
Cristallin ^'=^ 1,4546
Corps vitré -rr-= 1,3379
Ces données une fois connues, on trouve les pontion vivantes pour les six points cardinaux de Foeil idéal {fig. 191, page 7G7). Les chiffres indiqpient, en millimètres, leurs dîManeei respectives du sommet de la cornée :
difficiles.
différence
Premier point principal . .
Deuxième — . .
Premier point nodal . . .
Deuxième — ...
Foyer principal antérieur .
Foyer principal postérieur Longueur focale antérieure Longueur focale postérieure
Œil réduit. — On peut simplifier encore plus l'ioeil idéal tint en restant dans une approximation suffisante. En effet, les deip points principaux , n^étant qu'à une distance de 0"",3978 Fin de l'autre, peuvent être identifiés, et il en est de même des deux points nodaux. On peut alors substituer à Fœil scbématiqae œ qu'on appelle Xœil réduit, dans lequel le point principal esti 2 millimètres (2""", 3448) en arrière de la cornée, et le poini nodal à 7 millimètres (7""',4969) et dont les longueurs focales sont : rantérieurc, 15 millimètres, et la postérieure, 20 millimètres. La surface réfringente, de 5 millimètres de rayon, est placée à 3 millimètres en arrière de la cornée, et l'indiœde réfraction du milieu réfringent égale celui de lliumeur aqueuse
103 4 = -7pr = -jT. On peut appliquer ainsi à l'œil réduit toutes les
lois qui régissent la réfraction à travers une seule surface réfringente.
Mesure de l'indice de rétraction et des ray<iût de courlnire dai milieux réfringents de l'œil. — Pour mesurer les courbures de la cornée et du cristallin, Helmholts a Imaginé un inistrumènt, VogHUkatM-
l'HYSIOLOTilE FONCTIONNELLE.
fait encore au foyer priQcipal postérieur, c'esl-à-dire sur lartlioc. tiuit qu'il existe entre lui et l'œil une certaine distance, JDsqnà vingt mètres environ ; mais quand cette dislance diminue, le foyer des rayons se fait en arrière de cette membrane, en supposant que les conditions optiques de Tœil restent les mêmes. Dnns ce cas, l'image rétinienne n'est plus nette (voir : CercUsdi diffusion).
Si le point, au lieu d'être situé sur Taxe optique, est situé m un des jaxes secondaires, la construction est la môme; Timage du point est toujours située sur la rétine, et pour avoir l'élément de cette membrane impressionné, il suffit de mener du point lomineux une ligne passant par le point nodal. On voit que, dans ce cas, si le point lumineux est placé au-dessus de Taxe optique, son foyer sur la rétine sera placé au-dessous ijig. 195, Aa, 86»; si le point est à gauche de l'axe optique, l'image sera à droite sur la rétine ; c'est ce qu'on appelle le renversement de fimage rétinienne.
Avec ces données, on trouvera facilement limage d'un objet 11 n'y a qu'à joindre chacun des points de Tobjet (ou ses deux
Fif. 195. — Anflevifue..
extrémités) au point nodal et à prolonger les lignes de direction jusqu'à la rétine. •
L'angle x (fig. 195), compris entre les deux lignes d'e direction extrêmes, est l'angle sous lequel est vu Tobjet ou angleviswl('].
(') C'est là la définition la plus commune de l'angle visuel ; mais Helmholtz a montré que pour les objets rapprochés la valeur de l'angle visuel ainsi compris n'est plus exacte. Le sommet de l'angle visuel se trouve alon au point d'intersection des lignée de visée, c'est-à-dire à ©■■,6 en arriére du contre de la pupille (centré de l'image cornéenne de la pupille), et en avant du point nudal. La ligne de visée, qu'il ne faut pas coDfondre avec la ligne de direction; est la ligne qui passe par le centre de la Uche jaune, le centre de l'imoge pupillaire et un point de l'espace. Quand deux poinU de l'espace sont fixés Cun après VatUre, le sommet de l'angle visuel qu'ils interceptent se trouve au centre de rotation de l'œil.
PHYSIOLOGIli: FOi^GTiOiNNELLE.
une distance d. Jaeger, Giraud-Teolon , Snellen, etc., ont drenèdau ce but des échelles de caractères typographiques; les chifflres plaeèi au-dessus des caractères donnent en pieds de Paris la distance D, â laquelle un œil normal les distmgue sons un angle de 5 minotei
L'acuité de la Tision, A, est exprimée par la formule : A ^-^.(JumA
^ = D, on considère Tacuité de la Tue comme normale.
Voici quelques spécimens de caractères de ces échelles tjpo^nphiques :
iKîT.
CEOLNPRTVZBD3
ar.
VZBDFHKOSV
Si^J.
NPRTVZBDFHK06
SUYAGEG12
D'après ce qui vient d'être dit, les cafactères de l'image rétinienne sont donc les suivants :
i** Elle est renversée;
2*" Elle est nette quand les différents points de l'objet forment leur foyer exactement à la rétine ;
T Sa grandeur dépend de l'angle visuel.
2® Images de diffusion sur la rétine.
Quand les rayons partant de l'objet ou du point lumineux ne viennent pas former leur foyer exactement à la rétine, limage
pouvons voir distinctement en môme temps des objets situés à
des distances différentes de l'œil.
Ou peut étudier facilement les cercles de diffusion en se senut d*une lentille biconrexe par laquelle les rayons partis d'un point loiiûneux (flamme) sont rassemblés sur un écran qui représente la rètiae et dont on peut faire varier la dislance ; Tiris est remplacé par uo diaphragme percé d'un trou dont on fait yarier la forme et Ja grandeur et qui se place en avant de la lentille.
Eu se plaçant dans certaines conditions, les images de dilHision peovent acquérir assez de netteté pour devenir facilement distinctes; c'est ce que prouvent les expériences de Schciner et de Mile.
Expérience de Scheiner. — On perce dans une carte deux irtm plus rapprochés que le diamètre de la pupille, et on regarde avec m œil, par ces deux trous, une épingle placée verticalement si les deux trous sont à côté Tun de Tautre» horizontalement si les deux trous sont au-dessus Tun de l'autre. Soit Tépingle en a {Jig. 197); si on
Fig. 197. — Expérience de Scheiner.
la fixe, elle parait simple, son image allant se faire en a* snr la rétine. Mais si Ton fixe un objet plus rapproché ou, ce qui revient au même, si on réioîgne de Toeil et qu'on la place en b, Tépingle parait double, n en est de même si on la rapproche de Tœil en deçà de a. Dans celte expérience, si rœil ne s'accommode pas (voir : Accommodation) pour faire coïncider sur la rétine les rayons 6'^ 6", c'est que ces rayons donnent des images nettes, à cause de la minceur des pinceaux lumineux et qu'on ne sent pas le besoin d'accommoder.
On peut répéter l'expérience avec une lentille de verre et un écran {fig. 198, p. 777). La lentilleC remplace rœil, les écrans D,E, F, la rétine. E correspond à Taccommodation exacte pour le point a, la position F à l'accommodation pour un objet plus éloigné, la position D pour un objet plus rapproché. Si dans cette expérience on bouche le trou supérieur
k. Aberration transversale de sphéricité {fig. 202). — SoilODegOffie« réfringente sphérique IAK; sion mène une série de plans coopintpef-
Ftg. 202. — Aberration de •phéricité.
pendiculairement à J'axe le système réfringent, chacun de ces coupera la surface réfringente suivant une circonférence culaire à l'axe. Tous les rayons lumineux qui aboutissent d*an poirti celte circonférence feront leur foyer sur un même point de Taxa cipal F^ par exemple, pour la circonférence déterminée par le sécant IK. Pour Les circonférence^ plus rapprochées du sommet i et la surface réfringente, le foyer se fera plus loin, Josqu^en F,. On aoii donc, pour le système des circonférences perpendiculaires à Taxe, dm série de foyers disposés sur une ligne ; la caustique sera liuëiire et placée sur Taxe.
B. Aberration longitudinale de sphéricité. — Pas plus que les rayons provenant des différentes circonférences, les rayons provenant d'oB même méridien ne forment leur foyer en un seul point. Soit le méridien IAK {fig. 202) ; les rayons réfractés dans ce méridien se coupeot en H. M, N, etc., suivant une ligne courbe, et le système des courbes focales ainsi formées par les divers méridiens représente une sur/ace caustique de réfraction dont la forme rappelle celle d'un pavillon de cor {astigmatisme irrégulier).
L'aberration longitudinale existe non-seulement pour les dîTen poioli d'un même méridien, mais encore pour les différents méridiens les ans par rapport aux autres. C'est à cette aberration de sphéricité de l'oeil que correspond ce qu'on a appelé ï astigmatisme régulier de tctil i.Th.* Young.)
Enfln, ce qui complique encore Taberration de sphéricité de Tœil et l'astigmatisme, c'est que les courbures du cristallin ne sont pas exlct^ ment centrées avec celles de la cornée.
L'œil présente donc à la fois aberration transTorsale de sphéricité, astigmatisme irrégulier et astigmatisme régulier.
L'aberration transversale de sphéricité et l'astigmatisme irrégolier
790 PHYSIOLOOIE FOiNGTIOI^llELLE.
l'une est nette, Lautre est trouble; c'est qu'en effet Tune des desi fonne toujours sur la rétine une image de diffusion. De même i l'on place une gaze devant un livre, on ne peut Voir nettement i la fois la gaze et les lettres de la page.
L'œil emmétrope est naturellement disposé pour la vision i l'infini; cette vision se fait sans fatigue, tandis que la visioadcs objets rapprochés s'accompagne d'une sensation d*effoil S, après avoir longtemps fermé les yeux, nous les ouvrons subitement, nous ne voyons distinctement dans le premier moment que les objets éloignés ;^nfm, dernière preuve de la dispoatiai de l'œil emmétrope pour les objets éloignés, si on paralyse l'appareil de l'accommodation par l'instillation d*alropine dan Tœil, les objets éloignés sont seuls vus nettement.
Les rayons parallèles venant de l'infini ne sont pas les seab qui fassent leur foyer à la rétine ; jusqu'à 65 mètres environ, ki rayons qui partent des objets peuvent être considérés comne parallèles et la vision de ces objets est nette sans qu'il y ait beau d'accommodation.
Mais à partir de cette distance de 65 mètres (voir le tablean de Listing, page 789), l'appareil d'accommodation doit intervenir el l'effort d'adaptation est d'autant plus énergique que la distance des objets à l'œil se rapproche. Enfin il arrive un moment oô rciTort d'accommodation a atteint son maximum ; ou a alon la limite de visibilité des objets rapprochés ; c'est le punetim proximum de la vision distincte. Plus près de l'œil, la vision ot trouble, le foyer ne peut plus se faire d la rétine, et il se fonu des cercles de diffusion. Ce punctum proximum de la viaon distincte, qui correspond au maximum d'accommodation, doi être apprécié en prenant comme objet un point lumineux, am cela le punctum proximum varierait avec la grandeurde l'oigeL En général, il se trouve d 12 centimètres de l'œil. (Pour la meane du punctum proximum, voir : Optométrie.)
ha punctum 7*e}no/t£m correspond donc au repos de l'aoceamodation et au minimum de pouvoir réfringent de l'œil, le punctum proximum au maximum de l'accommodation et an maximum de pouvoir réfringent de Tœil. On a appelé totAnb (ï accommodation la distance entre le punctum remioîum R et le punctum proximum P; L = R — P.
La puissance d'accommodation a pour mesure le poDTOir réfringent d'une lentille qui produirait le même effet que le
Pour démontrer ce changement de courbure du cristaltiii, on s'est servi des images de Purkinje, déjà étudiées à propos de b mensuratiou des courbures de l'œil (voir page 770). Si on mesure à l'optithalmomËtre les trois images dans un œil qui regarde un objet très-éloign6 et qu'on les mesure eusuite eu fusant regarder un objet trés-rapprochô sans changer la direction do regard, on voit que l'image coméenuc ne se modifie pas, que l'image de la face antérieure du cristallin devient plus petitt, plus nette et se rapproche de la précédente, enfin que l'ima^ de la face postérieure du cristallin devient un peu plus petite; donc, la courbure de la cornée ne change pas ; celle de la foce antérieure du cristallin augmente ; celle de sa fuce postérieun augmente aussi, mais d'une trés-faible quantité Ifig. 206).
Les phénomènes qui accompagnent l'accommodation sont [ts suivants :
4tiDÏ|elinp)ineb*i.— B, ailliHliTiiM
■DUTi»nd> li'itii» ■• nrolommiii lur In nrece. cliiii»!, — 17, hinl.i*.- .D if l'brt[aidt n .
sK PHYSinLOGIK FONCTIONNELLE.
^.^ n^r/M mtUtturM lie l'irii TieQDeot du moteur oculaire commun et
i.p, iwrf mof^ur oculaire commun innerve le spliiDClcr de la pupillo, •»on ^xr!i talion rétrécit la pupille ; après sa section, la pupille se dib*4 *\i ne peut plus se rétrécir souà l'iDlliience de la lumière. A Tétat phr. =iiofoir:i]ue. !a iTontractioa de la pupille a lieu par action réflexe, à li «Mitii 'i tine excilatiOQ fraosaùse par le nerf optique; rexcilatioo chimique, mécanique, etc.. du nerf optique on de son bout central, q^jiod :i 1 e:ê couper, produit le rétrécisàemeat pupillaire; par contre, la sect.on du nerf optique entre I œil et le chiasma dilate la pupille du mèae CiVe. Qtiaad la section est faite en arrière du chiasma, sur la bao()^ li:!te optique, c'est la pupille du côté opposé qui se dilate chez le lapii, chez lequel le croisement des bandelettes optiques au cbiasma est complet; chez Thomme, il n'en est plus de même, rentre-croisemat n'étant que partiel ; aussi, dans les cas de tumeurs comprimant UDe bandelette optique, la dilatation pupillaire existe des deux cOlés. Le contre nerveux, qui transmet Texcitalion du nerf optique au moteur OTuIairc commun, est encore indéterminé ; l'extirpation de la couche optique est sans influence sur la réaction de la pupille à la lumière. Flourens place ce centre dans les tubercules quadrijumcaux antéricors; après leur extirpation, la pupille reste immobile; chez le lapin, la spction de la moitié interne du tubercule quadrijumeau antérieur >(l'oû naît la bandelette optique i est suivie de la dilatation et de Timmobilili de la pupille. (Knoll.)
L^ sympathique innerve les flbres radiées de Tins; son excitatioa dilate la pupille (Valcntin, Biffi), sa section la rétrécit (Petit). Les fibres dilatatrices viennent de la partie inférieure de la moelle cervicale et de la partie supérieure de la moelle dorsale; en effet, Texcitation des cordons antérieurs de ces régions amène un élargissement de la pupille, qui se rétrécit après leur destruction. Cependant, diaprés Knoll, le centre dilatateur de la pupille devrait être placé plus haut, dans les tuberculei quadrijumcaux antérieurs; leur excitation élargit, en effet, la pupille des deux côtés et surtout du côté excité, et cette dilatation ne se produit pas quand les sympathiques ont été coupés. En tout cas, ces fibres dilatatrices passent de la moelle, par les racines antérieures» dans les rami communicantes et, de là, remontent par le cordon cervical do grand sympathique.
Le trijumeau a aussi une action (indirecte?) sur la grandeur de la pupille. L'excitation de la branche ophlhalmique ou du ganglion de Casser dilate la pupille; leur destruction produit Teffet inverse (Magendie). Ces fibres dilatatrices ne sont probablement que des flbres vasomotrices et naissent dans le ganglion même, car la section du trijumeau avant le ganglion de Gasser ne modifle pas le diamètre de la papille (voir trijumeau).
Le trijumeau fournit aussi les ner/s de sensibilité de Tiris.
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des eiïorts, etc., produisent des apparitions lumiDCUses Tariables. Quelquefois même, et sans qu'on puisse les rattacher à ces causes, le champ visuel est parcouru par des images fantastiques; ces fantômes lamioeu se montreraient surtout quand on reste longtemps 'dans robseorilèoi que. les yeux fermés, on flxe le champ visuel obscur; quelques obfe^ valeurs peuvent môme les évoquer à volonté (Gœthe, J. MQller). Il n^eit pas douteux que ces phénomènes physiologiques n'aient été aoaTeil|i point de départ de bien des histoires d* apparitions et de CiDtdiiMi.
Lnmiére propre de la rétine ; cliaos laminenz. — Le suel n'est jamais absolument noir; il présente toujours des rhy thmiques d'éclaircissement et d'obscurcissement isochrones! vements respiratoires, d'après J. Millier; d'autres fois,ce sontdesl lumineuses variables, des bandes, des cercles, des feoillagee» se montrent sur un champ faiblement éclairé.
Toutes ces apparences lumineuses subjectives ne dépendeiit clusivement de la rétine et il en est certainement qui sont de cérébrale, car elles peuvent persister après l'ablation des devx
2® De VexcUahiliié rétinienne.
Lu rétine ne présente pas dans toutes ses parties la môme eicitahilité k la lumière. A ce point de vue on peut la diviser en trois régions : une région complètement inexcitable qui correspond à la papille du nerf optique, une région où la vision est nette, tache jaune et fosse centrale, et une région périphérique où l'excitabilité diminue depuis la tache jaune jusqu'à i'ora serrata,
A. Papille du nerf optique ; punctum coecum. — De même que les fibres du nerf optique, la papille du nerf optique ncst pas impressionnable à la lumière. Ce fait a été démontré pour la première fois par Mariolle, en 1668. Si on ferme l'œil gauche, et (lu'on fixe avec Tœil droit la croix blanche de la ligure 209, oo voit, en approchant ou en éloignant la figure de Tœil, qu'à une certaine distance (30 centimètres environ) le cercle blanc disparaît complètement, et le fond noir parait continu ; tous les objets, colorés ou non colorés, qu'on place sur le cercle blanc disparaissent de la môme façon. Il faut seulement avoir bien soin, pendant tout le temps de l'expérience, de tenir le regard fixé sur la croix blanche.
Il y a donc, en dehors du point fixé, une lacune dans le champ
tandis que la tacbe aveugle ne peut élrc démontrée qne par des résultats négatifs et n*est pas Tisiblc immédiatement. En effet, pour la constater, nous obsenrons quels sont les derniers objets que nous pouvons encore toir, et c*est ensuite en reconnaissant que ces objets ne se toncbent pas dans Tespaee que nous sommes amenés à reconnaître Teiistcnce d*une lacune, sa position dans le cbamp visuel et sa grandeur.
Une dernière question se présente. U lacune, ainsi comblée, a*t-elle Ja grandeur de la lacune réelle? Les observateurs sont arrivés sur ce sujet à des résultats qui ne s'accordent pas. Pour quelques-uns» une ligne droite, dont le milieu traverse la lacune, parait raccourcie; d'autres la voient dans sa longueur véritable. Ces différences sont surtout nettes dans Texpértence suivante de Yolkmann {Jlg, 210) : On donne à neuf lettres la disposition quVlIcs ont dans la figure et on fixe le point o avec rœil droit à 20 centimètres de distance; E se trouve alors dans la lacune et disparaît. Or sur ce dessin, pour quelques observateurs Jcs lettres restantes forment les côtés rcclilignes d*un carré, le milieu du carré restant vide ; pour d'autres, au contraire, les lettres restantes qui forment le milieu de cbaque côté paraissent se rapprocher de la lacune, et on voit quatre arcs, ABC, CFI, IHG, GDA, dont la convexité est dirigée vers le centre.