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PHYSIOLOGIE CELLULAIRE

La forme que pré?entenl à leur origine tous les organis la forme œliulaire, et la même chose peut se dire de lei ments. Tout organisme, tout élément anatomique est uiie ou dérive d'une cellule.

L'idée que se faisaient primitivement les auteurs de la théorie cellulaire, Schleiden et Schwann, de la constitution de la celhile s est aujourd'hui profondément modifiée. La cellule (xoc>o;, creux) était pour eux une petite vésicule microscopique composée d'une membrane d'enveloppe et d'un contenu semiliquide, dans lequel se trouvait un globule, le noyau, pourvu lui-môme d'une granulation, le nucléole ifig. 31). Une observation plus précise montra bientôt que la membrane d'enveloppe manquait souvent et que la cellule se composait, dans beaucoup de cas, d'une petite masse demi-solide avec ^^^.31 un noyau (Schultze); il n'y avait donc plus là de *•*

Fig, 81. — Cdialei nenreatet <1d eerteiD d'oa tmbrjon de IWfon nmrmor^u» (Cl

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diverses phases de leur existence. Mais quelles que soient sa forme ultérieure et les modifications qu'elle subit plus tard, \\ n'en est pas moins vrai qu'à son origine elle présente des caractères particuliers communs à tous les êtres, végétaux et animaux^ et constitue une espèce de gangue où la vie va puiser les matériaux de son évolution future. Cette substance primordiale, c'est le proloplasma, c'est la substance vivante par excellence (*).

Pour étudier ce protoplasma, il ne faut pas s'adresser aux ox-ganismes supérieurs ni aux éléments spécialisés de ces organismes; il faut s'adresser, au "contraire, aux organismes inférieu ^srs ou aux éléments naissants des êtres plus perfectionnés; c*cst Jià qu'on peut l'étudier avec le plus de facilité.

Le protoplasma se présente sous deux aspects : tantôt il ( si

libre, tantôt il est contenu dans l'intérieur d'une cellule.

10 ProtoplAsm» libre* — Pour en donner une idée, i suiïira de prendre un exemple dans chacun des deux règpf s animal et végétal.

A. Myxomycètes. — Les myxomycètes sont des champigno us qu'on rencontre sur les feuilles ou les bois pourris, sur le t^sDo qui fleurit. Dans une phase de leur développement (de Bar^^'j, leurs spores donnent naissance, après plusieurs transforn:»âtions (*), à des masses protoplasmiques analogues à des amil:> es (voir plus loin) qui finissent par se réunir pour constituer des masses volumineuses de protoplasma, appelées p/a577io(fte5(/l^. 3J, page 207). Ces plasmodies sont formées par une substance granuleuse à bords hyalins, et présentent des mouvements de deux espèces: 1° un mouvement de courant qui se fait avec une vitesse variable et dans difTércnles direclions, et qui est rendu

0) Malgrd les objections do CIi. Robin, dont je ne méconnais pas la valeur, j'ai cru devoir conserver le nom de protoplasroa, employé gënë. ralenient aujourd'hui. (Voir : Cli. Robin, Aimt. et PhysioL ceUulairett p. 24S.)

{*) Voici, d'après de Bary, la série des transformations. Les sporei sont contenues dans des réceptacles ou êporanges, Â l'époque de la maturité, les sporanges s'ouvrent et laissent échapper les spores. La spore est cons* tituée par une membrane vcsiculairo et un contenu protoplasmique; une fois libre, au bout d'un temps variable, la spore se gonûe, sa membrane se déchire et la masse de protoplasma qu'elle contenait sort en s'eililant par un bout, et^o transforme en une sorte de corpuscule amœboide cilié [Schwarmer). Ces spores ciliées en se soudant, après avoir perdu leur cil, constituent la pUumodiet qui, à son tour, donne naissance aux sporanges et aux spores.

2IG IMIVSIOLOr.IK 1)K I/INDIVIDl*.

tension cellulaire liy(Iroslati([ne, qui joue un si grand rôle dans la plupart des phénomènes de la vie végétale, a élé jusqu'ici peu étudiée dans la vie animale oiï elle paraît pourtant avoir aussi une très-grande importance; ell^ne doit pas être confondue avec la tension qui résulte de Taccroissement et qui est plus considérable dans les parties qui s'accroissent le plus.

Nutrition cellulaire. — Les mutations matérielles de In cellule consistent en deux ordres de phénomènes, assimilation et désassimilation.

Par l'assimilation, la cellule prend dans le milieu qui Teotoure les matériaux nécessaires qu'elle convertit en sa propre substance ou qu'elle doit utiliser pour les phénomènes de son activité vitale. Cette assimilation comprend deux phases bien distinctes et qu'il importe de ne pas confondre : 1* une phase dans laquelle la cellule transforme, de manière à les rendre utilisables, les substances qu'elle prend au milieu qui l'entoure; 2® une phase dans laquelle ces substances transformées deviennent partie intégrante de la cellule : formation de la matière organique, formation de la substance organisée vivante. La pre-" mièrc phase de l'assimilation, celle de formation de la matière organique, très-développéc dans la cellule végétale, est au contraire rudimentaire dans la cellule animale qui se trouve en présence de matières organiques déjà formées dans la planle ; la seconde phase, celle d'intégration ou de vivification, existe t la fois dans la cellule végétale et dans la cellule animale ; mais elle est beaucoup plus importante chez cette dernière, chez laquelle l'usure incessante exige une réparation incessante de la subslance vivante.

La désassimilation consiste en une oxydation soit de la substance même de la cellule, soit des matériaux en contact nvoc elle, mais non employés à sa réparation, et celte oxydation, liée à un dégagement de forces vives, prédomine dans la cellule animale.

A côté de ces deux grands actes de la nutrition cellulaire se placent des phénomènes accessoires. Les cellules semblent choisir, dans le milieu qui les entoure, certaines substances de préférence à d'autres et ne laissent pénétrer que celles-là dans leur intérieur; c'est ce qu'on a appelé affinité élective de iîi cellule. Les cellules éliminent les produits de Tusure de leur

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j)hy8iologie se confoDd avec celle des tissus auxquels ils se rattachent.

L'exposé des différentes théories émises sur l'origine, la coostitution et la signification de la cellule, et ce qu on appelle en un mot théorie cellulaire, ne rentre pas dans le cadre de cet ouvraga

Blblio^aphle. — Schlsideh : Beitrœge tur PhytogtneuU (Arehlv. fOr Ânat., 1838). — SCHWANM : Mikr, Vntwauehunfitn, Gto., 1838. — M. Schultzb : Du Protoplagtnaf 1863. — W. Kdhmb : Vnterwuch. ûbtr doê ProtopUumOt 1^- - W. HOFMBISTBR : Diê Lêhre von der Pflanttnxellet 1867. — Ch. BoBur : Anatomit et Phytioloffie etUuUùreêf 1873. — R. Virchow : la Pathologie eellulairt; tnd. par P. Picakd; rev. par Straus, 1874. — Coniulter en outre lea Traitii d'hi»tologie.

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