CHAPITRE DEUXIÈME
PmSIOLOGIE DES TISSIS OU HIST0PHYSI0L06U.
Au point de vue physiologique comme au point de vue*anatomique, les éléments et les tissus peuvent être divisés en deux ^'randes classes : les éléments (et les tissus) superficiels ou épithéliaux et les éléments (et les tissus) profonds qui compreanest tous les autres. La différence des rapports des deux classes aTec le milieu extérieur a pour conséquence une différence essentieUe dans leur mode de nutrition. Situés dans l'intimité de l'organisme et n'ayant avec le milieu extérieur que des rapports indirects par l'intermédiaire du sang et des tissus épithéliaux superfleiels, les tissus profonds ne peuvent éliminer leurs^ déchets et lespro* duits de leur usure que sous une forme qui leur permette de traverser les membranes des vaisseaux et les membranes épithéliâtes : liquides ou particules d'une ténuité extrême; leur de8tra^ tion est donc partielle, moléculaire, et il en est de même de leur renouvellement ; les matériaux constituants d'une fibre muBcolair(»,j)ar exemple, sont incessamment usés et éliminés au dehorset remplacés par des matériaux nouveaux sans que la fibre musculaire elle-même paraisse éprouver de changements apprétia- J)lesj la substance change, la forme reste. Pour les éléments épillicliaux, il n'en est plus de même ; placés à la limite de ^o^ ganisme, ils n'ont plus besoin de verser dans un milieu intermédiaire, le sang, leurs produits de déchet ; ils les éliminent directement sans être obligés de leur faire subir une liquéfectioD
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lomique caractéristique, le globule hianc ou leucocyte, dtja étudié à propos du sang et de la lymphe, globule blanc dont le rôle formateur est considérable, comme on la vu pour les globules rouges, et, diaprés certains auteurs, A. Visconti entre autres, s'étendrait à tous les éléments et à tous les tissus. Un autre caractère de ces lacunes , c'est que, dès qu'elles prennent une certaine importance et qu*elles se perfectionnent en se délimitant elles se tapissent de lamelles aplaties analogues aux lamelles épithéliales ; c'est là ce qui constitue Vendothélium, rangé à tort à côté des épithéliums, mais qui, en réalité, appartient aux tissus connectifs. Le revêtement dit épithélial des séreuses, celui des vaisseaux, les cellules de Ranvier des tendons, etc., appartiennent à l'endothélium. Les endothéliums se distinguent des épi* théliums parce qu'ils sont ordinairement simples (sauf dans les synoviales), qu'ils ne présentent jamais de glandes et enOn parce qu'ils proviennent tous du feuillet moyen du blastoderme, tandis que les épithéliums proviennent des deux autres. feuillets.
Outre les globules blancs qui en constituent Télément caractéristique, les tissus connectifs contiennent d'autres éléments cellulaires spéciaux à tel ou tel groupe de ces tissus; telles sont les cellules plasmatiques et pigmentaires, les cellules adipeuses, les cellules cartilagineuses, les cellules osseuses; mais je reuToie pour leur description aux traités d'histologie.
Excepté pendant la période de développement embryonnaire (fig. 39, page 227), les tissus connectifs ne sont jamais constitués par une agglomération pure et simple de cellules. Il s'interpose toujours, entre les éléments cellulaires, une certaine quantité de substance fondamentale, amorphe ou fibrillaire, variable pour chaque groupe de tissu connectif. Sans entrer ici dans des détails histologiques qui sont décrits dans les ouvrages spédaox, je me contenterai de donner le tableau résumé de ces diverses formes :
l" Tissus connectifs proprement dits :
a) Tissu muqueux ; ex. : corps vitré.
b) Tissu réticulé; ex. : réticulum des ganglions lympathiqnes.
c) Tissu fibreux; ex.: tendons, aponévroses, tissu ceUDlaire:
d) Tissu adipeux; ex. : graisse.
2® Tissu élastique.
3*" Tissu cartilagineux :
a) Cartilage hyalin.
liquides qui, au point de vue chimique, peuvent être consi comme des solutions salines de substances albumioeuses, o point de vue de l'endosmose, comme des solutions de colloî de cristalloïdes. Ces liquides imbibent donc les membranes co tives, et les lois de cette imbibition paraissent être à peu pi mômes que celles de Timbibition des corps poreux, cependan quelques restrictions. En effet, si Thistologie démontre dac tains tissus conncctifs, par exemple les tendons, de véritables et des. canalicules capillaires comparables aux pores des branes arliflcielfes, il en est d'autres dans lesquels ces pore loin d'être démontrés. Il faut donc distinguer ïimbibition /aire, .dans laquelle le liquide d'imbibition pénètre dans des ces préformés, et ïimbibition moléculaire, comparable ai flement des colloïdes dans un liquide, et dans laquelle le I pénètre dans les espaces qui séparent les molécules de la brane imbibée. Cette imbibition moléculaire présente cei conditions importantes à connaître. La première, c'est q tissus, en slmbibant, augmentent de volume; mais l'an tation de volume ne correspond pas à la quantité d'e troduite, et H. Quincke a démontré que cette imbibitioi compagne d'une contraction. Une seconde condition, c*^ les tissus s*imbibent plus dans l'eau distillée que dans saline et que, par conséquent, le liquide qui imbibe une brane sera moins concentré que le liquide dans lequef la brane est plongée ; ceci explique pourquoi les transsui séreuses sont en général moins concentrées que le plasn guin.
L*imbibition est la condition essentielle des phénomènes motiques. Pour que des liquides puissent traverser une brane, il faut que cette membrane puisse s'imbiber, puis mouillée par ces liquides. Aussi les membranes conni dépourvues de pores, ne se laissent traverser que par l'e solutions aqueuses et les liquides miscibles à l'eau ; elles c ront donc une barrière insurmontable aux hquides gras émulsions graisseuses, quelque finement divisées qu'elles p être.
Les liquides peuvent traverser les membranes conn sous deux influences diverses : par filtration et par endosr
Dans la filtration, le liquide traverse la membrane se certaine pression ; c'est ainsi que le plasma sanguin tran«