‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 3)Chapitre 66 sur 126 · PHYSIOLOGIE DES TISSUS GONECTIFS · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DES TISSUS GONECTIFS

tmm la paroi des capillaires sous Tinfluence de la pression aafmt» Les lois physiques de la filtration sont à peu près applMxUes aux membranes connectives. Les colloïdes passent ifateneot et seulement sous de fortes pressions ; les cristalipiiei, 80 contraire, passent facilement aux plus faibles pressions. Vmdotmùse s'exerce lorsqu'une membrane sépare deux liquides Mdbles placés dans les mômes conditions de pression au début èTapéfience; tandis que, dans la filtration, il n'y a qu'un seul cwaat et que la membrane n'est traversée que dans un sens, fai Tendosmose elle est parcourue par un double courant ,

Fig. Ait. — Endocmoaftr*.

l^OB de dehors en dedans, lautrc de dedans en dehors. Ainsi, si ^0 place dans rendosmomêlre B (fig, 40) une solution coucenlrêe

PHYSIOLOfiIE DE L^NDIYIDU.

suffît pour la réparation, peu active du reste, de leurs éléments; aussi se trouvent-ils sous la dépendance immédiate de ces tissus, dont ils reçoivent leurs matériaux de nutrition ; tels sont les rapports du cartilage d'encroûtement avec les extrémités osseuses articulaires. Dans les tissus vasculaires, au contraire, la nutrition se fait directement par le sang.

On ne connaît que frés-incomplétement le mode de nutrition des tissus connectifs; on ne sait d'une façon précise ni quels sont leurs produits de déchet ni quels sont leurs matériaux de réparation, et la forme sous laquelle les uns s'éliminent et lesautres s'introduisent, nous est à peu près inconnue.

La physiologie des globules blancs sera étudiée à propos des organes lymphoïdes. *

La sensibilité des tissus connectifs est en général très-peu marquée. Cependant quelques-uns, .moelle osseuse, périoste, etc., sont assez riches en filets nerveux et peuvent, dans certains cas, présenter une sensibilité très-vive.

Ces tissus proviennent tous du feuillet moyen du blastoderme.

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2* PHYSIOLOGIE DES ÉPITHÉLIUMS.

Les tissus épithéliaux sont constitués par une ou plusieurs couchçs de cellules épithéliales ^

appliquées sur une membrane connective et vasculaire sous-jaccnte.

Quand il n'y a qu'une seule couche de cellules {fig. 41, A, B), l'épilhélium est dit simple; il est stratifié quand ces cellules forment plusieurs couches superposées ifigAi, Cj.Les cellules épithéliales juxtaposées ou superposées sont agglutinées ensemble par une sub-

!if"rç^v^cvç^P7^

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Fig.Ai. — Épithéliumt.

Fig. Al. — A, èpithéliom pavimenteux. — B, épitbéliam cylindrique — C, épithéli a^ stratifié. (Kdtf.)

La cohésion des tissus épithéliaux est en général assez faible, sauf pour le tissu corné ; les ongles, les poils, présentent une assez grande résistance à la distension ; mais cette résistance à la distension est Lien plus faible pour l'épiderme cutané; aussi le voit-on se fendiller quand la distension de la peau est porlée trop loin, comme dans la grossesse ou les cas de tumeur abdominale. La résistance à la pression est plus marquée; ainsi l'épiderme du talon supporte tout le poids du corps sans diminutiDii notable de son épaisseur.

Vélaslicité des tissus épidermiques, comme les poils etlesoDgles, les seuls pour lesquels on puisse l'apprécier, est très-imparfaite.

Les tissus épithéliaux sont transparents et laissent passer assez facilement les rayons lumineux : cette propriété optique acquiert une importance exceptionnelle dans le cristallin et sera étudiée avec la vision.

Ils sont mauvais co7iducteurs de la chaleur et de rélectricité et constituent à ce point de vue une véritable barrière qui diminue la déperdition de chaleur par rayonnement qui se produit à la surface de l'organisme. Les poils surtout jouent un rôle très-important sous ce rapport, spécialement chez certaines espèces animales.

La capacité (Timbibition des tissus épidermiques est asseï marquée, à moins que ces tissus ne soient recouverts d*un vernis gras, comme sur presque toute la surface cutanée; on sait avec quelle facilité Tépiderme de la paume de la main ou de la plante des pieds (dépourvues de glandes sébacées) se gonfle dansunbain, et l'emploi du cheveu dans l'hygromètre de De Saussure prouve immédiatement le pouvoir hygroscopique des tissus épithéliaux.

Les lois physiques de Vendosmose^ applicables (ou à peu près), comme on l'a vu plus haut, aux membranes connectives, ne le sont plus exactement aux membranes épithéliales. C'est qu'en effet, ici, un facteur nouveau intervient, l'activité spéciale de la cellule épithéliale, qui modifie les phénomènes de fîltration et d'osmose. 11 semble y avoir une sorte d'action élective par laquelle certaines substances sont arrêtées au passage, tandis que d'autres traversent facilement les membranes épithéliales. Gomme

lambeaux d'épithélium, mais qui, à Tétat pathologique ou chez des espèces animales, peut porter sur des parties très-élendoes ou même sur la totalité du revêtement épithélial. Cette mue êpithéliale se fait non-seulement pour l'épiderme cutané, mais encore pour la plus grande partie du revêtement tégumentaire interne; ainsi Tépithélium intestinal parait tomber danslmtervallc de chaque digestion. Celte desquammation épithéliale est précédée souvent d'une transformation chimique des cellulea (surtout graisseuse). L'élimination des épithéliums est donc totale et non moléculaire comme celle des tissus profonds, et le reDouvellement est total aussi ; ni le sang, ni la lymphe ne reçoiTent, sauf certains cas exceptionnels, les déchets des tissus épithéliaux. Ceci est vrai même pour les tissus épithéliaux qui paraissent le plus profondément situés, comme les glandes dont les cooduits excréteurs maintiennent la communication de la surface glaDdulaire avec la surface tégumentaire, c'est-à-dire avecrextérienr.

L^ sensibilité des tissus épithéliaux est nulle, mais leur rôle dans les diverses sensations est très-important (voir : Sensations); et de plus, il peut s'interposer, entre les éléments épithéliaux purs, des éléments nerveux qui donnent au tissu épithélial une sensibilité d'emprunt, comme dans la cornée.

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