‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 3)Chapitre 71 sur 126 · C. — CONDUCTIBILITÉ NERVEUSE · texte numérisé non relu

C. — CONDUCTIBILITÉ NERVEUSE

La conductibilité nerveuse a pour conditions indispensables l'intégrité et la continuité du nerf; tout ce qui altère la structore du nerf et le désorganise arrête la transmission (écrasement, section du nerf, etc.).

Cette transmission offre les caractères suivants : 1^ Elle est restreinte à la fibre nerveuse excitée et ne se transmet pas aux fibres voisines ; la moelle nerveuse a été supposée,

produira une contraction du muscle; l'excitation centripète arrivée en (1) déterminera une excitation de ce centre moteur et Teicitation se transmettra alors de (1) en (?) dans toute la longueur du nerf et dans la direction centrifuge. Le muscle sera donc sollicité par deux excitations successives, mais comme la vitesse de la transmission nerveuse est très-grande, ainsi qu'on le verra plus loin, ces deux excitations se suivent à un si petit intervalle qu'il n'y a qu'une contraction musculaire unique au lieu de deux. Le même raisonnement peut s'appliquer au nerf sensitif.

Les faits suivants prouvent que la transmission nerveuse se fait dans les deux sens :

a) Quand on excite un nerf en (3) {fig. 62, page 297), les phénomènes de la variation négative (voir : Électricité animale) se montrent dans les deux bouts du nerf;

b) L'expérience du paradoxe de contraction indiquée plus haut;

c) L'identité de structure et de composition des deux espèces de nerfs rend probable l'identité de fonctions ;

d) Si (fig. 63) on sectionne un nerf sensitif, S, et un nerf

Fig. 63. — Réunion d*an ncrr seositir et d'an nerf motear.

moteur , M , le lingual et l'hypoglosse par exemple , et qu'on réunisse le bout central du lingual au bout périphérique de Thypoglosse (fig. 63, B), au bout d'un certain temps la cicatrisation se produit. Si on excite alors le bout central (5) du lingual, on a à la fois des signes de douleur et des contractions dans les muscles de la langue. (Vulpian.) Cependant, d'après de nouvelles

rexcitatioo du Derf et de la contraction dn muscle sont enregistres î Taide du myographc sur des cylindres (ou des plaques) animés d'une vitesse connue. (Voir, pour les détails : Marey, Du Mouvement dafuk$ fo7ictions de la vie, p. 411 et suivantes.) Bazt a mesuré sur Ibommek vitesse de la transmission motrice à Taide de la pince myographiqaede Marey ; le nerf radial était excité en deux points différents de son tn|et. 2» Nerfs sensiii/s, — Marey a cherché à déterminer la vitesse de It transmission sensKive chez la grenouille en utilisant, comme signal, les mouvements réflexes de l'animal. Mais habituellement on opère sur I homme même et de la façon suivante : On détermine une sensatiou (par une décharge électrique, p&r exemple) en excitant un point de b peau, et Timlividu en expérience fait un signal dés qu'il perçoit li sensation; le moment de l'excitation et le signal sont inscrits et leur intervalle est mesuré par une des méthodes indiquées plus haut ;ob recommence alors l'expérience en excitant un point plus éloigné des centres jierveux;' la différence des deux mesures donne latitcsscde la transmission sensflive ; on suppose, dans ce cas, que, dans les deux expériences successives, la durée de Tacte cérébral (perception de It sensation et volonté dn mouvement qui sert de signal), la transmissiofl nerveuse motrice et le mouvement lui-même ont eu la même durée et que la transmission nerveuse scnsitivc a seule varié. Mais, malgré l'exercice et l'atlention, il n'en est pas toujours ainsi ; aussi n'est'O pas étonnant que les différents expérimentateurs soient arrivés i des chiffres très-variables, depuis 26 Jusqu'à 9i mètres par seconde. Cependant, la moyenne parait être aussi de 30 à 35 mètres (Scbelske. Hirsch, etc.), par conséquent à peu près la même que celle des nerfs moteurs.

Fatigue des nerfs. — Comme pour le muscle, la fatigue se traduit pour les nerfs par une acidité plus grande et une dimi- Dulion d'excitabilité. 11 résulte de cette dernière diminution que le nerf ftitigué ne peut entrer en activité que si on augmente l'intensité de l'excitation ou si on change la nature de l'excitaDt; un nerf fatigué par des excitations électriques et qui ne répond plus à ces excitations pourra entrer encore en activité par certains agents chimiques.

b. — Physiologie générale des cellules

nerveuses.

La substance grise se présente sous deux formes principales, celle de masses agglomérées, comme dans le centre nerveux

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A. ~ EXCITABILITE DE LA SlBSTAXCr «ÎKlSr

L'existence d*UDe excitation pivalal>lo i^l au$:!^i noiVysatn' pora lioellQlc que pour la fibre nerveiiso. A IVlal pliysu>lx>«:u)uo. n' iODt ordinairement des excitations norvousos i|ui luoMoni ou jru kir activité, excitations provenant do la pOriphoriool Irunsunsos pv les nerfs sensitife , excitations provonant d*autros oollulos Mnreases et transmises par les nerfs inlercoUnlairos ; niiisi« un entre nerveux sensitif entrera €n activité par snito (l'uno vthrtilioB lumineuse portée sur la rétine et transmise u-oninio niodiil cUion encore inconnue) par le nerf opli(|Uo; un ooniro iiorviMix meteur entrera en activité par suite d'une ('Ncitatiou (|iii pontrii fiofeoir soit d'un centre nerveux sensitif, conunn dniiM Ioh nimi- Toeots réflexes, soit dun centre psycliiqni! , v.muuw duns Icm Movemeols volontaires.

Hais, outre ces excitations pliy«;jolo^^i'|iif;H lialiituflles, pour liosî dire, il en est de plus ohfîcuTfrfi et moinn M(\W'iiU'k ; Ici-. sooL par exemple, ua afflux fanipjin plu^i nouf^WuuïiU* ^<(iji ponm deUniu2€r â*s convuLMoD-ï par t:yxïUiUoît dirt;':!" H un oeifte iBOisEcr. Itisk/: m^.UiH eu '-hu'j et ia \9ti:**'WM d;irr- " liqaidede iciâ»r^*« jarrjxhrrfr^ Hxri^>.uX*:^. 'oïi par \*:ut uu tore. ecpBBrt cttnxjin y.'Ai:js. -p:.: -*.:,\;,.ta.':r/. \^it l':h: '/"■■

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cellule nerveuse comme du resle pour tous les autres éléments, la spontanéité admise par beaucoup d'auteurs (*).

Quant à savoir si Texcitabilité des cellules nerveuses peut être influencée par les excitations expérimentales directes, mécaoiques, physiques, électriques, etc., c'est une question de la plos haute importance en physiologie nerveuse, mais qui sera traitée plus loin à propos des centres nerveux. (Voir : Excitabilité de la moelle et de rencéphale.)

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